(Saint-Étienne-des-Grès) Le Groupe RCM et la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie ont partagé, en 2011, leurs premiers profits depuis la crise économique de 2008. Récupération Mauricie, dont les deux organismes sont propriétaires à raison de 51 % et 49 % respectivement, a en effet généré des profits totalisant près de 1,4 million $, au cours de l'année dernière, dont les deux partenaires bénéficient aujourd'hui.
Un nouveau profit de 230 000 $ s'est aussi dégagé pour les deux premiers mois de l'année 2012, ajoute le directeur général de R.M., Michel Camirand.
Du côté de la Régie, ces profits bénéficient directement à la communauté. Le président, Pierre Bouchard, rappelle qu'en 2008, la crise mondiale avait remis en question l'existence de Récupération Mauricie, donc toute la récupération résidentielle, commerciale et institutionnelle dans la région. Ce sont les municipalités qui sont venues alors à la rescousse de ce service en le soutenant financièrement jusqu'à la remontée de l'économie, ce qu'elles ont fait à hauteur de 200 000 $.
Aujourd'hui les municipalités ont non seulement récupéré leur investissement, mais bénéficient de profits nets totalisant finalement près de 400 000 $ au chapitre du service de la récupération.
Cette bonne nouvelle survient dans un contexte où R.M. a perdu la clientèle du territoire de Bécancour, en janvier dernier, au profit d'une entreprise du Centre-du-Québec. Comme l'explique le maire Mauricie Richard, il ne s'agit pas d'une décision politique, mais du simple jeu des soumissions. «Ce n'est pas parce que nous avons été mal servis», dit-il et il n'est pas impossible que les prochaines soumissions ramènent Bécancour dans la clientèle de Récupération Mauricie, dit-il.
La perte n'est pas immense pour R.M. puisque la clientèle de Bécancour représente l'équivalent de deux camions par jour.
Michel Camirand signale que neuf employés de R.M. ont été récemment mis à pied, mais ce phénomène, précise-t-il, ne peut être relié directement à la perte de la clientèle de Bécancour. «Ces neuf personnes faisaient du remplacement pour de congés de maladie ou de maternité», signale-t-il.