Au troisième trimestre de 2011, l'indice de la CIBC était de 11,7, ce qui place l'agglomération trifluvienne devant des villes comme Québec (11e), Sherbrooke (15e) et Saguenay (24e). Au neuvième rang, on retrouve Calgary avec un indice de 13,1. C'est Toronto qui se distingue au pays avec un résultat de 23.
«Il y a une tendance à l'amélioration, l'économie de Trois-Rivières ayant sous-performé au cours de la dernière décennie», a confié au Nouvelliste l'économiste en chef adjoint de Marchés mondiaux CIBC, Benjamin Tal.
Pas moins de neuf facteurs sont considérés pour développer les indices. Outre la population qui est prise en compte, il y a l'emploi où Trois-Rivières a d'ailleurs connu une hausse de 2,5 % au troisième trimestre de 2011. Un an plus tôt, on observait un recul de 1,7 %.
Si cette performance place la ville à un 11e rang respectable, son taux de chômage de 8,5 %, pourtant moindre qu'au troisième trimestre de 2010 (9,2 %), est le quatrième plus élevé au Canada. Et Trois-Rivières arrive en 23e position pour son taux d'emplois à temps plein.
Au plan des statistiques relatives aux faillites en affaires, M. Tal admet que «ce n'est pas une grande histoire», la région trifluvienne affichant le deuxième taux le plus élevé d'un océan à l'autre. La situation est un peu moins pire au plan des faillites personnelles, le taux plaçant la ville au sixième rang national.
Les ventes domiciliaires ont toutefois connu un bond de 13,9 % au troisième trimestre de l'an dernier, contre une baisse de 6,5 % un an plus tôt. Une vigueur qui place Trois-Rivières au milieu du groupe. Mais outre Saint John, c'est dans la région que le prix moyen des maisons est le moins élevé.
Finalement, si la mise en chantier de maisons neuves, au ralenti, a tiré la ville vers le bas du classement (20e), les permis de construction non-résidentielle a augmenté de 29 % au troisième trimestre de 2011, situant Trois-Rivières au troisième rang, derrière Kingston et Halifax.