Alcan Shawinigan: l'attente perdure

L'usine Alcan de Shawinigan.... (Photo: Sylvain Mayer)

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L'usine Alcan de Shawinigan.

Photo: Sylvain Mayer

Myriam Bacon
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'attente perdure à l'usine Alcan de Shawinigan où la moitié des cuves sont paralysées à la suite d'un incident électrique survenu à la fin décembre.

Quelque dix jours après l'explosion du disjoncteur qui a privé de courant deux salles de cuves, l'entreprise refuse toujours de dire quand une décision sur la relance des 240 cuves arrêtées pourrait être prise.

«On n'a pas encore pris cette décision. C'est encore sous analyse», dit la porte-parole de Rio Tinto Alcan, Claudine Gagnon. La porte-parole laisse toutefois entendre que la fin du congé des Fêtes pourrait accélérer les choses.

«Les gens commencent à revenir de vacances, donc peut-être qu'on sera plus en mesure de dire quand la décision sera prise au cours des prochaines semaines.»

Pendant ce temps, sur les réseaux sociaux, des travailleurs ont commencé à exprimer leurs inquiétudes quant à ce qui pourrait se passer si l'attente devait perdurer.

En effet, du côté de la compagnie, on confirme que l'on est à réévaluer les besoins de personnel.

«À ce stade-ci, on est en train d'analyser les besoins de main-d'oeuvre. Mais là, on a besoin de tout le monde parce qu'il y a encore beaucoup de travaux à faire dans les salles de cuves», indique Claudine Gagnon.

Le syndicat de l'usine a d'ailleurs proposé à l'entreprise d'envisager le travail partagé afin de maintenir au travail le plus grand nombre de personnes possible. «Ça pourrait être une partie de la solution dépendamment de ce que Rio Tinto a envie de faire. S'ils ont vraiment l'intention de redémarrer, je pense que le travail partagé pourrait être une mesure temporaire jusqu'à ce qu'ils décident de redémarrer», soutient Louis-Gérard Dallaire, président du Syndicat des travailleurs de l'aluminerie Alcan de Shawinigan (CSN).

Rappelons que le 29 janvier dernier, l'explosion d'un disjoncteur a privé de courant la moitié des cuves de l'usine. Après une journée de tentatives infructueuses, la direction a résolu d'interrompre la production dans les 240 cuves qui avaient été privées de courant.

La semaine dernière les efforts de rebranchement du disjoncteur défectueux se sont butés aux conditions météo difficiles et la procédure a dû être reportée. On pourrait toutefois réaliser de nouveaux essais de rebranchement cette semaine. La porte-parole hésite toutefois à préciser quand ces nouvelles tentatives pourraient avoir lieu, précisant que plusieurs facteurs peuvent forcer l'entreprise à différer les manoeuvres.

Les cuves en service demeurent quant à elles stables et les procédures visant à sécuriser les cuves arrêtées se poursuivent, indique Claudine Gagnon.

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