Après la Pennsylvanie, l'Ouest canadien

Des agriculteurs étaient revenus bouleversés d'un voyage en...

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Des agriculteurs étaient revenus bouleversés d'un voyage en Pennsylvanie pour voir les impacts de l'exploitation du gaz de schiste. Une association en faveur de cette industrie invite maintenant les gens à visiter des champs gaziers en Alberta.

 

Marie-Eve Lafontaine
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Décidément, les gens susceptibles de voir apparaître des puits de gaz de schiste dans leur localité sont invités à voir du pays. Après la Pennsylvanie, voilà qu'on les convie dans l'Ouest canadien pour découvrir comment les agriculteurs et les entrepreneurs albertains cohabitent avec cette industrie. Mais cette fois-ci, ce ne sont pas les opposants aux gaz de schiste qui invitent, mais bien ceux en faveur de leur exploitation au Québec.

C'est l'Association québécoise des fournisseurs de services pétroliers et gaziers (AFSPG) qui commandite cette tournée dans l'Ouest canadien.

«Le débat s'oriente beaucoup sur ce qui se passe à l'extérieur du pays. Moi, avec l'expérience que j'ai, je sais que les entrepreneurs de l'Ouest canadien sont considérés comme les meilleurs au monde pour exploiter le gaz naturel de façon sécuritaire et respectueuse de l'environnement», affirme Mario Lévesque, président de l'AFSPG.

Durant cette tournée, les participants pourront visiter notamment un champ gazier en exploitation. M. Lévesque souhaite montrer que «des travaux de forage et de fracturation hydraulique sont régulièrement exécutés sur des terres agricoles situées dans des zones peuplées de la province».

«Les gens cohabitent très bien avec l'industrie gazière et pétrolière. Le développement se fait harmonieusement autant d'un côté que de l'autre», soutient M. Lévesque.

Deux voyages en Pennsylvanie ont été dévastateurs pour l'image de l'industrie des gaz de schiste. Cette tournée en Alberta peut-elle faire une différence?

«Je pense que oui pour certaines personnes. Elles vont réaliser que ce développement peut se faire de façon harmonieuse et sécuritaire.»

Toujours selon M. Lévesque, si les technologies sont les mêmes aux États-Unis et au Canada, le cadre réglementaire est totalement différent au Canada. «L'industrie possède au pays l'un des meilleurs bilans, tant au niveau santé-sécurité que de l'environnement. »

Rappelons que le développement gazier dans la Vallée du Saint-Laurent est actuellement sur la glace en attendant les résultats de l'Étude environnementale stratégique commandée par le ministère de l'Environnement. De plus, le vaste mouvement d'opposition aux gaz de schiste ne semble pas vouloir s'essouffler. Malgré tout, M. Lévesque est confiant pour l'avenir de cette industrie au Québec.

«Au point de vue environnemental, j'y crois, au point de vue économie, j'y crois. Je crois que c'est important pour le Québec.»

La tournée, qui devrait compter une douzaine de participants, se déroulera à la mi-juillet. Toute personne possédant une résidence ou une ferme en Montérégie, Centre-du-Québec ou Chaudière-Appalaches peut manifester son intérêt à prendre part à ce voyage en transmettant ses coordonnées sur le site de l'AFSPG au www.afspg.com.

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