Manifestation contre le gaz de schiste à Fortierville

Serge Fortier, porte-parole du Comité de vigilance sur... (Photo: Ève Guillemette)

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Serge Fortier, porte-parole du Comité de vigilance sur les gaz de schiste Lotbinière-Bécancour.

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Myriam Bacon
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Des opposants au gaz de schiste ont manifesté samedi à Fortierville, où se trouve un puits de Talisman Energy. Quelque 150 à 200 personnes, selon les organisateurs, ont défilé dans les rues de la ville en opposition au gaz de schiste.

À Fortierville, «il y a un puits qui est foré à l'horizontale et qui est prêt à être fracturé», soutient Serge Fortier, porte-parole de l'événement. «Quand on pense à Fortierville, on peut penser aussi à Sainte-Gertrude où Talisman est là aussi. On peut penser à Junex qui a un puits à Villeroy, un puits à Saint-Grégoire aussi», affirme Serge Fortier.

«Les gens qui habitent près de ces puits dans ces municipalités sont inquiets», croit M. Fortier.

La manifestation, précédée d'une conférence d'un ingénieur-géologue, visait à dire «non à la fracturation et non au gaz de schiste», soutient Serge Fortier. Les opposants au gaz de schiste réclament aussi que plus d'argent soit investi dans les énergies renouvelables.

De même, avant que les manifestants ne se mettent en marche, une citoyenne du secteur Saint-Grégoire à Bécancour, dont la propriété jouxte un puits de Junex, a aussi lu une lettre à l'intention des dirigeants de la compagnie.

«Aujourd'hui, je vous dis haut et fort, nous vous disons haut et fort: nous ne voulons pas, nous ne voulons plus de fracturation du schiste», a notamment dit Suzanne Milette. La lettre a ensuite été accrochée à la clôture d'une installation de Junex.

Selon Serge Fortier, l'opinion publique penche maintenant du côté des opposants au gaz de schiste. «La forte majorité de la population est inquiète et préfère ne pas voir s'installer l'industrie des gaz de schiste, vu les circonstances, vu le peu d'informations que l'on a et vu les conséquences que vivent d'autres endroits où il y a eu des fracturations hydrauliques», dit-il.

Au terme de l'événement, le porte-parole se disait satisfait de la participation. En effet, mentionne M. Fortier, c'est actuellement la période des foins et il est difficile pour les agriculteurs de laisser filer un jour de travail afin de manifester.

Lettre de menaces à l'industrie

Quant à la lettre de menaces à l'industrie du gaz de schiste envoyée à La Presse la semaine dernière, M. Fortier dit ne pas connaître le groupe à l'origine du document, la «milice québécoise pour la protection du territoire».

Pour M. Fortier cependant, une telle lettre met en lumière ce qu'il conçoit être un manque d'écoute des revendications citoyennes. «Est-ce que c'est un canular? On ne le sait pas, mais ce que l'on peut déduire, c'est qu'à force de provoquer le monde, on peut s'attendre à des conséquences. Ça ne sera pas nous, les groupes citoyens que vous connaissez qui va le faire, mais ça risque d'arriver et c'est bien de valeur», dit-il.

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