Trois-Rivières ne peut plus traiter l'eau de fracturation

Plusieurs citoyens réclament un moratoire sur le gaz...

Agrandir

Plusieurs citoyens réclament un moratoire sur le gaz de schiste.

Mathieu Lamothe

Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Trois-Rivières ne peut plus traiter les eaux usées produites par l'entreprise Talisman Energy lors de l'exploration des gaz de schiste. La Ville a en effet reçu un avis du ministère de l'Environnement à l'effet que l'entreprise n'a pas encore reçu les autorisations nécessaires et que le traitement doit être interrompu.

Selon ce que les autorités municipales ont appris du ministère, Talisman Energy n'aurait pas obtenu les certificats nécessaires afin de notamment pouvoir transporter les eaux de fracturation provenant des puits jusqu'à l'usine de filtration trifluvienne.

Toujours selon la Ville, le traitement des eaux devrait être interrompu au moins jusqu'au printemps.

Trois-Rivières avait commencé à traiter l'eau de fracturation hydraulique provenant des forages de Fortierville, Gentilly et Sainte-Gertrude en vertu d'un contrat d'une valeur de 192 000 $ entériné par le comité exécutif en décembre dernier sous la recommandation de la direction des travaux publics.

L'octroi de ce contrat avait d'ailleurs entraîné un tollé de protestation, provenant des conseillers municipaux faisant partie du Groupe des sept et de certains citoyens mécontents. Une manifestation avait d'ailleurs eu lieu en face de l'hôtel de ville avant la séance du conseil municipal qui avait suivi l'acceptation du contrat.

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, tient à préciser que la Ville n'a rien à se reprocher dans ce dossier et que c'est Talisman Energy qui n'a pas reçu les certificats nécessaires pour aller de l'avant avec le traitement des eaux.

Ce dernier ajoute que des analyses ont démontré que les eaux usées provenant des gaz de schiste peuvent être traitées efficacement dans une usine de filtration comme celle du secteur Sainte-Marthe-du-Cap.

«L'eau de l'exploration des gaz de schiste est plus facile à traiter que celle qui provient de notre usage personnel. Ça nous prend pas beaucoup de temps pour la traiter, alors c'est intéressant pour nous. J'en prendrais n'importe quand de l'eau comme ça», indique-t-il avant de rappeler que ce contrat est très lucratif pour la Ville et qu'il espère qu'il ne sera pas annulé.

Le maire croit également que cette décision du ministère de l'Environnement constitue une preuve que ce dossier-là est un bourbier duquel le gouvernement du Québec tente tant bien que mal de se sortir.

«On se demande où ils s'en vont avec ça et la solution facile est toujours de laisser tomber lorsque nous avons de l'opposition», laisse-t-il tomber.

Partager

publicité

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer