ADF envisage de poursuivre Trois-Rivières

Le chantier de l'amphithéâtre de Trois-Rivières sur Saint-Laurent... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le chantier de l'amphithéâtre de Trois-Rivières sur Saint-Laurent pourrait bientôt se retrouver au coeur d'une poursuite, alors que le Groupe ADF, responsable de la construction du toit, déplore qu'une entente concernant des travaux supplémentaires n'ait pas été respectée.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) La compagnie Groupe ADF, qui avait obtenu le mandat de construction de la toiture monumentale de l'amphithéâtre de Trois-Rivières sur Saint-Laurent, envisage maintenant d'entamer des poursuites contre la Ville de Trois-Rivières, a appris Le Nouvelliste.

La réclamation au coeur du litige, une facture de 433 192 $, a fait l'objet d'une entente qui, au bout du compte, n'aura pas été respectée, affirme ADF qui ajoute que la Ville a agi de mauvaise foi.

«Nous évaluons sérieusement la possibilité d'entamer des poursuites. Nous sommes en train d'analyser le tout», confirme Georges Korkidakis, directeur à la gestion des contrats au Groupe ADF, à Terrebonne.

Le litige en question repose sur deux directives de chantiers pour lesquelles ADF estimait que des coûts supplémentaires de l'ordre de 433 192 $ s'appliquaient. Une partie du travail avait été effectuée en atelier, mais ADF refusait de poursuivre les travaux tant qu'elle n'aurait pas l'assurance qu'elle serait payée.

Selon M. Korkidakis, au début de 2014, la Ville aurait encouragé ADF à s'asseoir directement avec le chargé de projet au dossier chez Dessau pour négocier cette impasse. En date du 4 avril dernier, une entente a été conclue.

Documents à l'appui, Le Nouvelliste a constaté que Dessau approuvait un règlement pour environ 75 % du montant initialement réclamé ce qui convenait aussi à ADF, qui a accepté de reprendre les travaux et de terminer les directives de chantier, tant en atelier que sur le chantier, croyant qu'elle avait en main une entente signée qui lui assurerait un paiement final.

Or, le chargé de projet ayant signé cette entente a depuis quitté Dessau pour une autre entreprise. Un nouveau chargé de projet a alors été assigné au dossier, et la compagnie serait revenue sur sa décision quant à cette entente.

Dans une lettre datée du 8 juillet, Dessau recommande à la Ville de ne pas payer les réclamations faites par ADF. Selon la lettre, ADF n'aurait pas respecté ses conditions contractuelles de présenter ses coûts supplémentaires dans un délai plus raisonnable, ce qui aurait permis au groupement Dessau-Pluritec de développer une alternative à cette situation à bien moindre coût ou à coût nul.

Bien que la lettre soit datée du 8 juillet, ce n'est que le 3 septembre dernier que Groupe ADF aurait été informé de la nouvelle décision dans ce dossier. La compagnie a tenté de faire valoir ses arguments dans une nouvelle lettre envoyée le 12 septembre.

On peut notamment y lire que les impacts budgétaires avaient été signifiés au gérant de construction dès le mois de janvier, et que les concepts d'ADF avaient été approuvés le mois suivant. «L'approbation de nos concepts et nos calculs et dessins d'atelier constitue en elle seule l'autorisation de procéder avec l'assemblage carrousel. (...) Les modifications ont été autorisées par les représentants du propriétaire», soutient ADF dans sa réplique.

Toutefois, le conseil municipal a été saisi du dossier le 15 septembre et a unanimement rejeté les réclamations de Groupe ADF, s'en remettant aux recommandations émises par Dessau le 8 juillet et aux aviseurs légaux de la Ville.

Comme étant le donneur d'ouvrage, et ayant été mise au fait de l'existence d'une première entente avant que Dessau ne revienne sur sa décision, ADF estime que la Ville doit être tenue responsable, et c'est donc contre l'administration municipale que les poursuites pourraient être entamées.

Appelée à commenter ce développement, la Ville de Trois-Rivières a indiqué qu'elle ne commenterait pas plus en profondeur le dossier. «Si ADF veulent négocier par le biais des journaux, nous n'embarquerons pas là-dedans», a fait savoir le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant. Quant aux menaces de poursuites, il ajoute: «Si ADF veut nous poursuivre, nous allons nous défendre».

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