Ouverture seulement en 2015?

Les travaux vont bon train sur le site... (Photo: Sylvain Mayer)

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Les travaux vont bon train sur le site de l'amphithéâtre de Trois-Rivières, mais l'ouverture pourrait bien être retardée au mois de mai 2015.

Photo: Sylvain Mayer

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'amphithéâtre de Trois-Rivières pourrait bien n'ouvrir ses portes qu'en 2015. C'est du moins un nouveau scénario que le maire Yves Lévesque commence à évoquer, dans l'éventualité où il y aurait des économies à réaliser en retardant l'exécution de certains lots de construction.

Officiellement, l'ouverture de l'amphithéâtre est prévue pour mai 2014. Mais au cours des dernières semaines, le maire parle plutôt du mois d'août 2014. Lundi soir, il a évoqué l'horizon de mai 2015 pour la première fois publiquement.

«On peut encore avoir des surprises dans certaines ouvertures de soumissions. L'industrie de la construction étant ce qu'elle est, il peut être avantageux d'attendre à une certaine période de l'année pour aller en appel d'offres pour certains lots et ainsi obtenir de meilleurs prix. On n'est pas fous. Si on voit qu'on peut réaliser des économies de 600 000 $ ou de 1 million $, on va attendre. Ça ne me dérange pas d'ouvrir plus tard si on peut faire sauver de l'argent aux contribuables. Entre août 2014 et mai 2015, il n'y a pas une si grosse différence», explique Yves Lévesque.

Le maire a fait cette déclaration en partageant sa frustration quant à certaines particularités reliées au processus d'appel d'offres par lots de construction, avec les contraintes reliées aux contrats publics. Il déplorait encore l'obligation qu'a eue la Ville d'accorder le contrat pour l'acier d'armature et de treillis à la firme Aciers Orford qui, dans les faits, avait la deuxième soumission la plus basse.

«On avait une entreprise de chez nous qui soumissionnait à 400 000 $ de moins mais à cause d'une technicalité, on n'a pas pu accepter leur soumission. L'entreprise avait oublié de joindre un bon de garantie dans l'enveloppe de sa soumission. Dans des cas comme ça, le gros bon sens devrait entrer en ligne de compte et on aurait pu faire comme dans le privé et convenir d'une façon de l'ajouter», explique le maire. «Mais non. Parce que c'est des contrats publics, il y a des règles très strictes et il n'y a pas de place pour la flexibilité», ajoute-t-il, furieux.

La soumission d'Aciers Orford était de 1,9 million $ avant taxes, pour environ 2,1 millions $ taxes incluses. La soumission de l'entreprise AGF était quant à elle de 1,5 million $ avant taxes.

Le maire se dit maintenant prêt, donc, à tenir compte des particularités du marché de la construction et des périodes où il est plus avantageux de lancer un appel d'offres pour certains travaux spécifiques.

Évidemment, une telle ouverture entraîne des conséquences sur l'élaboration de la programmation, un travail déjà amorcé par le tandem de direction de la Corporation de l'Amphithéâtre et dont Steve Dubé a hérité, seul, à la suite du départ de son directeur adjoint Alain Lamarre, il y a un peu moins d'un mois.

Le directeur général de la Corporation explique qu'il travaille toujours sur un scénario qui prévoit l'ouverture en mai 2014. «Mais je ne cacherai pas que ça semble vouloir aller vers août 2014», indique Steve Dubé, qui siège au comité de suivi du chantier qui se réunit pratiquement toutes les semaines pour suivre l'évolution du projet. Informé des récentes déclarations du maire, qui semble maintenant vouloir envisager le printemps 2015, Steve Dubé admet que c'est aussi un troisième scénario qui est pris en compte.

«On n'est pas responsable de la construction. C'est la Ville qui est maître d'oeuvre. Mais on est responsable des opérations. Et comme c'est le moment de l'ouverture qui va déterminer l'ébauche de notre programmation, on n'a pas le choix de tenir compte des différents scénarios possibles. Et c'est vrai qu'en ce moment, il y a un nouveau scénario, un troisième, qui se dessine pour une ouverture en 2015. Si c'est ça, on va s'ajuster, c'est certain», explique le directeur général.

Celui-ci a par ailleurs mentionné que ni lui ni le conseil d'administration de la Corporation n'avaient toujours pas décidé de quelle façon on allait réorganiser le travail à la suite du départ d'Alain Lamarre. Selon certaines sources, il semble que le numéro deux de la Corporation, qui a quitté pour aller travailler dans une entreprise privée à Montréal, ne sera pas remplacé. On confierait plutôt des mandats à des firmes expertes pour certaines tâches spécifiques.

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