Veilleux s'est fié à son instinct

Si Éric Veilleux n'avait pas suivi son instinct,... (Photo: Sylvain Mayer)

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Si Éric Veilleux n'avait pas suivi son instinct, Anton Zlobin n'aurait probablement jamais marqué ce but qui a délivré l'organisation des Cataractes et tous les amateurs de hockey de Shawinigan d'une agonisante attente qui aura duré plus de 40 ans!

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Steve Turcotte

Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Il a alimenté les rumeurs de congédiement durant toute la saison.

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Éric Veilleux s'est dit heureux de pouvoir partager la conquête de la Coupe Memorial avec Michaël Bournival (ci-contre) et Gabriel Girard, les deux derniers joueurs qui étaient avec l'équipe en 2009 alors que les Cataractes s'étaient inclinés lors du septième match de la finale face aux Voltigeurs de Drummondville.

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Bien des gens voulaient le sortir de la ville avec des plumes et du goudron quand les Cataractes ont trébuché face aux Saguenéens de Chicoutimi en deuxième ronde des séries.

Un mois plus tard, Éric Veilleux vient pourtant de donner à Shawinigan son premier championnat en plus de quatre décennies d'histoire.

Le petit général va donc ajouter une sixième bague à sa collection après quatre obtenues en tant que joueur, et une autre comme pilote dans le junior A. Une nouvelle bague qu'il va chérir considérant le fil des événements. «C'est sûr que c'est spécial, que c'est différent. La Coupe Memorial, c'est un gros trophée, ça se compare un peu à la Coupe Stanley par sa difficulté à mettre la main dessus...»

Quand il a vu Anton Zlobin réussir le but en or en prolongation, Veilleux a tout de suite pensé à un conseil que son mentor Bob Hartley lui a prodigué lorsqu'il a fait ses premiers pas dans le coaching. «Il m'a dit de laisser faire les autres, de laisser faire tout ce qui se dit autour de moi et de me fier à mon instinct! Sur cette séquence, Anton voulait rester au banc, il disait que ses jambes lui faisaient trop mal. J'ai refusé, je lui ai dit qu'il devait y aller. Il m'a alors dit qu'il reviendrait rapidement au banc si la rondelle sortait de la zone des Knights... Il n'a jamais eu besoin de revenir!»

Parlant de Bob Hartley, Veilleux a reconnu que le réputé entraîneur l'avait aidé à bien préparer sa troupe. «Sa présence amène du calme, de la confiance. Je lui ai aussi demandé de faire quelques rencontres individuelles, c'est bon parfois de changer de messager. Bob peut te raconter une histoire de sundae et ça va t'amener à jouer avec confiance!!!»

Ce triomphe, Veilleux voulait d'abord et avant tout le partager avec ses deux vétérans Gabriel Girard et Michaël Bournival, qui avaient vécu avec lui l'immense déception du printemps 2009. «Ceux qui étaient là en 2009 n'ont pas eu une année facile», sourit celui qui avait arrêté de lire les journaux depuis trois mois... mais qui s'est procuré un exemplaire du Nouvelliste tôt ce matin! «Sans rien enlever aux autres joueurs, c'était spécial de vivre ça avec eux. Gabriel a été critiqué cette année, ce n'était pas facile pour lui la façon dont j'utilisais mes gardiens cette année. J'ai toujours dit que j'en avais deux bons et ils ont tous les deux participé à nos succès. Girard a été incroyable dans le dernier match.»

«Pour Michaël aussi, ce ne fut pas une année de tout repos. On sait tous ce qui s'est produit... Mais il va toujours être reconnu comme le gars du coin qui a donné la Coupe Memorial à Shawinigan. À 75 ans, il y a encore des gens qui vont lui en parler. Je suis bien content pour lui, comme pour tous mes joueurs.»

«Comme entraîneur, tu veux toujours rendre tes joueurs heureux. Si tu savais le nombre de mes anciens joueurs qui m'ont appelé depuis hier ou qui m'ont texté pour me féliciter. Des gars comme Nick Petersen, Tommy Tremblay, Alex Grant... Matthew Pistilli, Simon Lacroix et Adam Leblanc-Bourque étaient ici dimanche et j'étais quasiment mal pour eux, j'aurais aimé pouvoir leur donner la même chose en 2009. Ça fait quand même chaud au coeur de savoir qu'ils n'ont pas oublié leur vieux coach...»

Après sept saisons avec les Cataractes, l'avenir de Veilleux à la barre de l'équipe semble nébuleux, lui qui écoule actuellement les derniers jours de son contrat. Il assure toutefois qu'il est prêt à revenir... si on veut bien de lui. «Écoute, je n'ai pas eu la chance encore de parler de ça avec les gens de l'organisation. On ne m'a pas approché non plus. Ce n'est pas à moi de décider. Tout ce que je peux dire, c'est que j'adore diriger ici, un endroit où les partisans sont sensationnels.»

Certaines rumeurs l'envoient seconder Bob Hartley derrière un banc de la LNH, à Montréal ou à Québec... Est-ce que ces rumeurs peuvent se matérialiser? «Je ne répondrai pas à cette question-là...»

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