Hier après-midi, le maire, Michel Angers, tenait une réception civique à l'hôtel de ville pour rendre hommage à plusieurs bénévoles. Une trentaine de lithographies de l'artiste Lynn Garceau ont été remises à cette occasion.
Les traits tirés mais visiblement comblé par le déroulement du tournoi, M. Buisson y est allé d'un discours empreint de fierté et même d'émotion lorsqu'il a communiqué toute son appréciation pour le travail des quelque 600 bénévoles qui ont participé au succès de ce tournoi.
«J'ai la franche impression que cet événement va marquer l'histoire», prédit-il. «Nous allons changer le parcours de la ville de Shawinigan.»
«Notre plus grand défi était de faire tomber les barrières, les préjugés envers nos capacités à livrer ce genre d'événement. Shawinigan est un petit marché, mais une grande communauté.»
Par exemple, M. Buisson fait remarquer que l'organisation de la Cité du hockey à Espace Shawinigan marquera les annales, puisque très peu de villes peuvent compter sur une infrastructure semblable.
«Nous avons présenté une image unique», résume-t-il. «Nous avons établi notre personnalité, qui est aussi enviable que n'importe où ailleurs.»
Le directeur général de la Coupe Memorial MasterCard, Daniel Milot, croit que la capacité de l'organisation à réagir rapidement et efficacement aux imprévus a constitué l'une des signatures de cette édition sur le plan logistique.
Il aime aussi parler de l'«expérience client» des dix derniers jours, qui a rencontré toutes les attentes, selon lui.
«Que ce soit pour le transport, l'hébergement, la restauration, l'accueil au Centre Bionest, les groupes musicaux, notre écran géant, nous avons eu beaucoup de commentaires positifs des gens qui ont vécu l'expérience de l'intérieur. Ils nous remercient et ils sont fiers de ce que nous avons fait pour eux. C'est merveilleux!»
Le maire n'a évidemment pas contredit les deux dirigeants.
«C'est encore trop tôt pour y aller d'un bilan final, mais de ce que nous en savons, il s'agit d'un immense succès sur toute la ligne», avance-t-il. «Tout le monde est unanime sur un point: nous avons mis la barre extrêmement haute.»
«On savait que les projecteurs se tourneraient vers nous», ajoute M. Angers. «N'eut été du travail qui a été fait, n'eut été du professionnalisme de l'équipe, de notre fierté, des standards établis, on ne serait pas ici à se taper dans les mains. À l'aube du dernier week-end, on peut se dire mission accomplie.»
M. Angers estime que la dernière dizaine représente un succès économique, social et culturel. Dans son esprit, il s'agit d'un baromètre pour la présentation des finales provinciales des Jeux du Québec, du 26 juillet au 3 août.
Aucun déficit
Sans évidemment pouvoir encore donner un aperçu du bilan financier de l'événement, M. Buisson assure qu'aucune contribution supplémentaire ne sera demandée à la Ville de Shawinigan, qui a déjà avancé une subvention directe de 400 000 $.
«L'échec n'était pas une option», rappelle-t-il. «Nous avons eu une planification rigoureuse qui nous a permis d'avancer et d'être responsables financièrement dès le jour 1. Nous n'avons donc aucune inquiétude sur ce plan.»
La dernière grande incertitude qui plane sur le comité organisateur, c'est la tournure de la manifestation étudiante qui doit se dérouler demain. Pour le moment, les responsables ne s'attendent à rien de déplorable, mais toutes les mesures de sécurité sont prises.
«Il faut rappeler que c'est un événement de hockey», mentionne le maire.
«Si les gens désirent profiter de la visibilité nationale pour manifester, qu'ils le fassent. Mais il ne faut pas mêler ce sur quoi nous avons travaillé pendant tant d'années avec les reven-
dications des étudiants. Nous allons nous assurer que s'ils viennent, tout se déroulera dans l'ordre.»