Lorsqu'il a pris la relève de Jacques Beaulieu, au terme de la saison 2008-2009, l'ex-entraîneur des Blue Jackets de Columbus s'est retrouvé avec un alignement rempli de joyaux bruts auxquels il devait enseigner l'art de gagner.
Depuis, les Jonathan Huberdeau, Nathan Beaulieu, Stanislav Galiev, Tomas Jurco et compagnie n'en finissent plus d'accumuler les victoires. En tout, les champions de la LHJMQ ont savouré 212 victoires et subi un faible total de 56 revers.
S'ils parviennent à ajouter deux autres gains, ils pourront devenir la neuvième équipe de l'histoire à boire dans la Coupe Memorial deux années de suite. Les Spitfires de Windsor de Taylor Hall ont été les derniers à accomplir l'exploit en2009-2010.
«C'est beaucoup de plaisir de diriger ce groupe. En amorçant chaque match, on se dit qu'on va gagner si on joue notre meilleur hockey», explique-t-il.
Quand la victoire devient routinière, il n'est peut-être pas toujours aussi facile de motiver les troupes à chaque soir. L'entraîneur des Sea Dogs estime néanmoins que ses joueurs n'ont pas le choix d'être affamés dans un aussi gros événement. «Si les joueurs ne sont pas prêts à ce temps-ci de l'année, ils ne sont pas les bons joueurs. Et nous, on mise sur les bons joueurs», tranche-t-il.
Avec leur triomphe sur les Cataractes, mercredi soir, les Sea Dogs ont eu le luxe d'une journée de congé, hier, avant de sauter sur la glace du Centre Bionest. Dans un tournoi aussi court, un petit repos peut s'avérer primordial pour la suite des choses.
«J'en suis bien content. On profite d'une belle journée. Je vais pouvoir regarder le match et les joueurs vont pouvoir se reposer. C'est définitivement un gros avantage pour nous», a indiqué Gallant, hier matin.
Rififi et compagnie
D'autre part, le comité de discipline n'a pas encore décerné de suspension, même si quelques gestes ont fait jaser depuis le début du prestigieux tournoi. La fin de match entre les Cataractes et les Sea Dogs a d'ailleurs donné lieu à plusieurs gestes douteux qui auraient pu mériter des sanctions en saison régulière.
«Ce sont des décisions serrées et parfois on peut s'emporter. On espère juste que personne ne se fasse blesser», note Gallant.
«En temps normal, c'est possible que certains gestes auraient entraîné des suspensions. Ce sont des matchs importants et intenses. Ils veulent laisser les joueurs décider de l'issue du match. La ligne est mince et ce sont des décisions difficiles à rendre», ajoute le pilote des champions de la Coupe du Président.
Quant à la discipline de ses propres joueurs, Gerard Gallant a brièvement commenté le jeu de son défenseur Nathan Beaulieu, qui s'est retrouvé au cachot à chaque match depuis le début de la compétition.
«Nathan est un jeune qui veut tout faire pour l'équipe. On a besoin de lui sur la glace. Il est l'un des meilleurs défenseurs du tournoi et on n'a pas besoin qu'il aille s'asseoir au banc des punitions avec des adversaires qui veulent le sortir de son match», croit-il.