Miracle au monastère

  • Un plus petit et plus jeune qui veut aussi son repas quotidien. Amarapura. (Photo: Claude Gill)

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    Un plus petit et plus jeune qui veut aussi son repas quotidien. Amarapura.

    Photo: Claude Gill

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  • Une jolie touriste se prenant elle-même en photo avec les moines en arrière-plan. Amarapura. (Claude Gill)

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    Une jolie touriste se prenant elle-même en photo avec les moines en arrière-plan. Amarapura.

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  • Probablement un moine supérieur qui veillait au bon déroulement de l'ordre des choses. Amarapura. (Claude Gill)

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    Probablement un moine supérieur qui veillait au bon déroulement de l'ordre des choses. Amarapura.

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  • Assurément plus d'un millier de moines ont pris part au repas quotidien. Il en sortait de partout pour se placer dans les rangs. Amarapura. (Photo: Claude Gill)

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    Assurément plus d'un millier de moines ont pris part au repas quotidien. Il en sortait de partout pour se placer dans les rangs. Amarapura.

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  • Ça en prend bien un pour laver toute la vaisselle utilisées pour les déjeuners. Le moine ménager. Amarapura. (Photo: Claude Gill)

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    Ça en prend bien un pour laver toute la vaisselle utilisées pour les déjeuners. Le moine ménager. Amarapura.

    Photo: Claude Gill

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  • Un pêcheur étirant ses filets dans le lac Taungthaman. Amarapura. (Photo: Claude Gill)

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    Un pêcheur étirant ses filets dans le lac Taungthaman. Amarapura.

    Photo: Claude Gill

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  • Le pont d'U Bein enjambant le lac Taungthaman érigé en 1849 et faisant 1200 mètres entièrement construit de teck. Amarapura. (Claude Gill)

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    Le pont d'U Bein enjambant le lac Taungthaman érigé en 1849 et faisant 1200 mètres entièrement construit de teck. Amarapura.

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  • Une shop de Bouddhas. Mandalay. (Claude Gill)

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    Une shop de Bouddhas. Mandalay.

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  • Une shop de Bouddhas. Ils en font de tous les modèles. Des blancs, des colorés, des dorés. Ils en font de toutes les positions, Bouddha assis, Bouddha couché, Bouddha qui se branle, Bouddha debout, etc. Mandalay. (Claude Gill)

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    Une shop de Bouddhas. Ils en font de tous les modèles. Des blancs, des colorés, des dorés. Ils en font de toutes les positions, Bouddha assis, Bouddha couché, Bouddha qui se branle, Bouddha debout, etc. Mandalay.

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  • Un numéro de danse birmane traditionnelle au Mintha Theater de Mandalay. (Claude Gill)

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    Un numéro de danse birmane traditionnelle au Mintha Theater de Mandalay.

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  • Un numéro de danse birmane traditionnelle au Mintha Theater de Mandalay. (Claude Gill)

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    Un numéro de danse birmane traditionnelle au Mintha Theater de Mandalay.

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  • Quelques danseuses qui faisait partie du spectacle de musique et de danse traditionelles au Mintha Theater de Mandalay. (Claude Gill)

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    Quelques danseuses qui faisait partie du spectacle de musique et de danse traditionelles au Mintha Theater de Mandalay.

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Claude Gill
Le Nouvelliste

(Collaboration spéciale) Premier réveil à Mandalay. Aimant décrire l'Inde comme un immense zoo sans barreau, je remarque que Mandalay a les allures d'une ville indienne. Sans les vaches, sans les singes et tout ce qui bouge et qui est poilu. Et c'est la première fois que je me réveille dans une cage à poule.

Hier en arrivant, je voulais louer une chambre au Royal Guesthouse. Mais c'était plein, pas de chambre pour moi. Le tourisme est vraiment en grande effervescence ici depuis les deux dernières années. Je suis content d'y être avant que tout ne change trop vite.

Mais je vous reviens à mon histoire de poulailler. C'est que le Royal Guesthouse m'a référé à l'hôtel de la rue arrière. N'ayant ni le temps, ni le goût de contacter un agent immobilier pour me loger, j'accepte une chambre au Sabai Phyu Hotel. Réparti sur trois étages, un tas de chambres lugubres, minuscules et ressemblant à des cages. Un immense poulailler rempli à pleine capacité de coqs et de poulettes des quatre coins de la planète. Un poulailler international à $12 la nuit. Bah, je n'y serai que pour deux nuits.

Et le matin, on se partage les oeufs pour déjeuner. Toute cette simplicité matérielle me donne le goût de spiritualité. Je pars donc pour visiter le monastère Mahagandhayon à Amarapura.

Treize kilomètres au sud de Mandalay, je monte à bord d'une boîte de camion bourrée de Birmans qui pour 200 kyats (25 sous) m'amènera chez les moines. Dans la boîte, je fais la connaissance de deux jeunes étudiantes francaises. Nous jasons avec un vieux moine, toujours coincé dans la boîte du camion. Mais j'étais comme l'homme invisible pour le vieux moine qui sous ses longs draps rouges n'en bavait que pour les Françaises. Aller comprendre la spiritualité???

10h15 sonne. C'est l'heure du déjeuner des moines. Ensuite ces hommes n'auront plus le droit de manger jusqu'au lendemain matin. Il y a ici à l'extérieur au-delà de 1000 moines bien cordés en deux rangées pour aller prendre le repas. Il y a des moines partout et évidemment ça attire un tas de kodaks et de touristes. Après quelques clics, je quitte. Eh bien, bon déjeuner les gars, moi je m'en vais marcher le pont d'U Bein à quelques pas du monastère.

Érigé en 1849 et construit en teck, ce pont fait 1200 mètres de long. Ce plus long pont du monde entièrement fait de teck permet de traverser le lac Taungthaman. Beau lac d'une belle quiétude, une soudaine envie me prends de retrouver l'Irrawaddy, ce fleuve que j'ai connu à Bagan et que je vous avais faussement présenté comme une rivière. Ce fleuve sur lequel j'aime voir naviguer les bateaux  et regarder pousser le blé d'Inde sur ses rives pendant que les chiens fous se grattent les puces. Et je sais que l'Irrawaddy passe dans le coin à sept kilomètres plus bas, toujours au sud de Mandalay.

Let's go pour une autre randonnée de boîte de camion, cette fois-ci rempli de Birmanes. Let's go pour Sagaing. Petite ville de rien du tout, Sagaing, souvent comparé à Bagan, est un des hauts lieux bouddhiques du pays. Un tas de pagodes, de stûpas et de monastère apparaissent dans les collines cernant l'Irrawaddy. Une seule chose cloche... une belle tour de tivi rouge et blanche fait maintenant partie du décor. Mais bon, rien n'est parfait sur cette planète... mais à l'occasion, il se produit de petits miracles.

Eh oui, ce matin je fus victime d'un petit miracle... non, plutôt d'un grand miracle. Après avoir fait un tas de photos de la cérémonie des moines qui allaient à la soupe, je constate qu'il me manque une lentille de caméra. Oups!... ça va pas bien, et j'ai l'impression de l'avoir perdue plutôt que de me l'être fait voler.

Je retourne sur la scène du crime. La horde de touristes a quitté les lieux. Il y en a probablement un qui possède maintenant une nouvelle lentille. Sur place seulement quelques moines qui digèrent leur déjeuner et qui vaquent à leurs occupations. Pendant que j'investigue le coin et les racoins, certains moines me remarquent. Ils viennent me jaser même si les Françaises ne sont plus avec moi. Je les informe de la situation et je leur demande s'ils n'ont pas un comptoir des lentilles perdues.

Et ultimement, alors que j'allais abandonner mes recherches... comme le Saint-Esprit apparaît aux hommes de bonne volonté... ou quelque chose du genre... un moine m'est apparu et s'est dirigé vers moi en tenant dans ses mains comme une offrande... ma précieuse lentille!

Hey, thank you mister Monk! God bless you!!!

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