Bagan, Bagan...

  • Un petit moment d'arrêt dans une quelconque gare avant d'arriver à Bagan. Nous apercevons aussi mon wagon sleeper juste derrière la locomotive. (Claude Gill)

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    Un petit moment d'arrêt dans une quelconque gare avant d'arriver à Bagan. Nous apercevons aussi mon wagon sleeper juste derrière la locomotive.

    Claude Gill

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  • Le service au train. On ne manque de rien ici. (Claude Gill)

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    Le service au train. On ne manque de rien ici.

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  • Pendant que j'attendais mon déjeuner, un Birmanien dormait encore sous la couverture à droite. À l'arrière, mon cuisinier favori qui préparaît mon omelette. (Claude Gill)

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    Pendant que j'attendais mon déjeuner, un Birmanien dormait encore sous la couverture à droite. À l'arrière, mon cuisinier favori qui préparaît mon omelette.

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  • Une porte extérieure près du wagon restaurant a partiellement lâché prise pendant la nuit. (Claude Gill)

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    Une porte extérieure près du wagon restaurant a partiellement lâché prise pendant la nuit.

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  • Comme à tous les matins depuis que je suis ici, le soleil était au rendez-vous. (Claude Gill)

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    Comme à tous les matins depuis que je suis ici, le soleil était au rendez-vous.

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  • Le sourire matinal. (Claude Gill)

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    Le sourire matinal.

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Claude Gill
Le Nouvelliste

Yangon, samedi, 15 h 45 à la gare ferroviaire centrale. je monte à bord du train. Je m'informe au chef de mon wagon si je suis bien dans le train pour Bagan. «Yes sir Bagan Bagan» qu'il me répond. Dans ma tête de francophone, ça sonne comme badang badang.

16 h 00, le train active ses gougounes et absorbe ses premiers rails. Pour 40 US$, pendant 18 heures et environ 500 kilomètres, fer sur fer, je me rendrai à Bagan.

Mon wagon est de la classe sleeper et je suis le seul dans ma cabine... et je suis le seul dans cet unique wagon sleeper. Une taie d'oreiller défraîchie, rose avec des coeurs rouges et des inscriptions sweet dream et I love you, un oreiller de fillette, ainsi qu'un drap douteux agrémentent mon lit. À ma grande surprise, la toilette du wagon est de style américain plutôt que turc.

Bagan, Bagan, ça commence... à basse vitesse nous visitons les bidonvilles en bordure de la voie ferrée pour sortir de Yangon. Étrangement, pour moi qui ai déjà pris un tas de trains asiatiques, il me semble que celui de ce soir brasse énormément et est extrêmement bruyant.

Bagan, Bagan... à la sortie de Yangon débute les villages. Toujours des villages agglutinés à la voie ferrée. Que des villages. Et le train qui s'énerve dans tous les sens, tellement bruyant que les tchous-tchous sont à peine audibles. Les wagons se frappent les uns contre les autres, assez pour croire qu'ils sont reliés entre eux par des élastiques. Un genre de jouet slinky.

Bagan, Bagan... le cuisinier vient à ma rencontre, m'informe que le resto est deux wagons derrière le mien, et il me présente son menu. Que du riz. Il me montre le verso du menu, que des drinks. Ok! go ahead... j'essaierai de te suivre. J'aurais aimé avoir des gougounes de plomb.

Bagan, Bagan... assis dans son lugubre wagon restaurant, pendant qu'une boule orange essaie de trouver son lit à l'horizon, le cuisinier essaie de me servir. Une grosse bouteille dans la main droite, un verre vide dans la main gauche, les pieds bien ancrés au plancher en plein centre du wagon, balançant au sol à droite et à gauche comme un ballon lesté pour enfant, la tête qui brasse comme un chien de dash de voiture, il réussi à me servir ma bière sans en perdre une goutte.

Bagan, Bagan... les lumières des villages ajoutent de la magie à la féérie sur rails. Quelques insectes scintillant la malaria m'accompagnent. Pendant que je tiens mon verre de la main droite, le cendrier de la main gauche et l'autre main pour écrire ces propos, je retiens ma bouteille au sol entre mes pieds.

Bagan, Bagan... au sortir des toilettes après avoir pris ma douche en pissant, je compris pourquoi on avait installé un bol pour être assis. Pendant que je m'asséchais, cinq hommes arrivent. Les inspecteurs des tickets...oui, ils sont cinq! Cinq hommes avec les têtes tout bosselés se promenant entre le plancher et le plafond. Cinq hommes en apesanteur essayant de valider mon ticket.

Bagan, Bagan... même dans un malaxeur, je dors bien partout. Au réveil, je retourne voir mon cuisinier favori. Entre les wagons, une porte extérieure a lâché prise durant la nuit. Pour épargner le cuisinier je lui demande une omelette plutôt que des oeufs miroirs. Excellente l'omelette... avec des baguettes dans un train d'enfer.

Bagan, Bagan... vous aurez compris que souvent mes inepties sont de vraies menteries et de fausses exactitudes... mais cette histoire est la pure vérité. Plus vrai que ce que peut raconter un curé en chaire pendant la messe de minuit.

Bagan, Bagan... Bagan, dimanche, 10h00, je salue les gars du train et je fais mon entrée dans cette région aux 4000 temples, pagodes et stûpas. Je prends un taxi pour me trouver une nouvelle maison... et dans ma tête... dans ma tête, ca fait encore badang, badang, badang...

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