Lajoie et Triebold remportent de justesse la 80e Classique (vidéo)

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Louis Ménard
Louis Ménard
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les amateurs de canot long parcours ont eu droit à une 80e Classique enlevante ce week-end alors que les champions des cinq dernières éditions, Andrew Triebold et Steve Lajoie, ont dû batailler ferme pour conserver leur titre et ajouter une sixième victoire consécutive à leur palmarès.

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La troisième étape a encore donné lieu à une lutte serrée lundi. Au portage du barrage La Gabelle, les champions Andrew Triebold et Steve Lajoie ont remis leur embarcation à l'eau juste avant Mathieu Pellerin et Guillaume Blais

Photo: Sylvain Mayer

À la veille de la troisième et dernière étape, Triebold et Lajoie ne disposaient que d'une mince avance de 18 secondes devant Mathieu Pellerin et Guillaume Blais.

Lundi, toutefois, les champions en titre ont démontré que leur domination n'a rien à voir avec la chance en s'imposant par 70 secondes. «La Classique, c'est trois jours. Aujourd'hui (lundi), je pense qu'on avait une petite coche de plus, on se sentait mieux dans le canot. On en a donc profité quand l'occasion s'est présentée.»

C'est au barrage La Gabelle que la porte s'est ouverte. Premiers à remettre leur embarcation à l'eau, Triebold et Lajoie ont rapidement creusé l'écart en profitant du fort courant à cet endroit et ils n'ont jamais été inquiétés par la suite. Ils ont donc conclu la 80e Classique avec une priorité d'une minute et 28 secondes, un mince écart considérant qu'ils avaient gagné la 79e par plus de 13 minutes!

«Ç'a été difficile, physiquement et mentalement, une des plus difficiles depuis un bon moment», admettait Andrew Triebold.

«On était habitué d'amorcer la deuxième étape avec un coussin confortable de cinq minutes ou quelque chose comme ça, ce qui réduisait de beaucoup le stress. Cette fois, les trois journées de la Classique ont été éprouvantes!»

Mathieu Pellerin et son coéquipier Guillaume Blais ne se formalisaient guère de l'écart final, tout heureux d'avoir conclu cette 80e Classique au deuxième rang et d'avoir mis la main sur la bourse de 6000 $ l'accompagnant. «On avait dépensé pas mal d'énergie au cours des deux premières étapes. Les meilleurs ont gagné», a raconté Pellerin à l'arrivée.

Sixième lundi, Mathieu St-Pierre et Christophe Proulx ont tout de même complété la Classique au troisième rang. «Un top 3, c'est merveilleux, confiait un Mathieu St-Pierre au sourire convaincant! On ne pouvait pas vraiment faire mieux parce que les deux autres équipes devant nous étaient vraiment très rapides. Je leur lève mon chapeau.»

Dans la classe mixte, le tandem père-fille de Bruce et Rebecca Barton a remporté la bourse de 600 $ remise à la première équipe. Ces derniers ont complété la 80e Classique au 18e rang du classement général. Barbara Bradley et Allen Limberg ont pris le deuxième rang du mixte et le 26e au général. Tim Sheldon et Sarah Lessard ont complété le podium du mixte, terminant 27e au général.

Du côté des femmes, enfin, les soeurs Jennifer et Judy-Anne Parke ont devancé Mary et Theresa Schmiller par un peu moins de 10 minutes, les premières se classant 36e au général alors que les secondes terminaient 40e.

Jacques Saint-Pierre, président de la Classique.... (Photo: Sylvain Mayer) - image 2.0

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Jacques Saint-Pierre, président de la Classique.

Photo: Sylvain Mayer

Un spectacle enlevant

Appelé à dresser un bilan sommaire de la 80e Classique, le président Jacques Saint-Pierre s'est d'abord réjoui du spectacle offert par les canotiers. «Au niveau de la compétition, c'est extraordinaire! La première étape s'est décidée par une seule seconde et après deux étapes, il n'y avait que 18 secondes qui séparaient les deux premières équipes. Rien n'était joué. Au total des trois étapes, les champions ont gagné par une minute et 28 secondes. Sur une course de trois jours et près de 200 kilomètres, ce n'est pas un gros écart!

«On pouvait difficilement demander mieux comme spectacle. On s'entend que ça ne s'était pas vu à la Classique depuis des années et c'est ça que ça prend. Les gens qui finissent premiers aiment ça avoir de la compétition, ils aiment ça être challengés. Ça augure très bien pour les prochaines années, on va avoir de très belles compétitions.»

Sur le plan organisationnel, la 80e Classique devra assurément subir les contrecoups de cette troisième étape écourtée par les caprices de Dame Nature. (Voir autre texte).

«C'est sûr que nous serons touchés financièrement par le déplacement de la ligne d'arrivée. À quel niveau? Il faudra attendre de connaître le bilan d'ici quelques semaines.» Il faut savoir que la Classique misait sur les contributions volontaires de 3 $ par personne au sanctuaire pour renflouer ses coffres.

Le président s'est aussi réjoui de la création du Fonds McCormick annoncée samedi lors de l'intronisation d'Anne Stillman McCormick au Temple de la renommée de la Classique. Ce fonds, à la mémoire de cette Américaine qui a permis à la Classique de prendre son envol lors des premières années, servira à promouvoir le canot en soutenant financièrement la relève, que ce soit en fournissant de l'équipement ou des services reliés à l'entraînement.

Considérant toutes les embûches qui ont meublé la route de la Classique en 2013, force est d'admettre qu'il s'agit d'un bilan, somme toute, fort positif.

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