Une seule seconde d'écart: Lajoie et Triebold remportent la première étape

Lajoie-Triebold (à droite) remporte la première étape devant... (Émilie O'Connor)

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Lajoie-Triebold (à droite) remporte la première étape devant Pellerin-Blais (à gauche).

Émilie O'Connor

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Louis Ménard
Louis Ménard
Le Nouvelliste

(Saint-Roch-de-Mékinac) S'ils veulent remporter une sixième Classique consécutive, Andy Triebold et Steve Lajoie devront trimer plus dur qu'à l'habitude.

Les champions des cinq dernières éditions se sont en effet imposés par la plus petite marge - à peine une seconde - hier lors de la première étape de la 80e entre La Tuque et Saint-Roch-de-Mékinac et le duo composé de Mathieu Pellerin et Guillaume Blais n'a cédé cette seconde qu'à la ligne d'arrivée dans un sprint endiablé.

Les vainqueurs ont mis 5h56min53sec pour franchir la distance. Longtemps impliquée dans la lutte, la formation de Mathieu Saint-Pierre et Christophe Proulx a pris le troisième rang à une minute et 36 secondes de tandem Pellerin-Blais.

Le top 5 est complété par le duo des frères Tommy et Jimmy Pellerin et l'équipe de Frédéric Blais et Matt Rudnitsky qui pointent respectivement à six minutes 45 secondes et six minutes 48 secondes des gagnants du jour.

Excellent départ

Lajoie et Triebold ont connu un excellent départ même s'ils ont été devancés in extremis à la première bouée à La Tuque par Saint-Pierre et Proulx. À la fin du circuit des bouées, ils s'étaient toutefois forgé une avance de 20 secondes sur cette même équipe et la paire Pellerin-Blais.

Cette avance a toutefois disparu lors du premier ravitaillement et les trois équipes ont alors entamé une longue journée qui les a vues descendre la rivière Saint-Maurice ensemble jusqu'à Mattawin. Juste avant d'arriver au pont, Lajoie et Triebold ont placé une accélération qui a été fatale pour Saint-Pierre et Proulx. Dès lors, la première étape est devenue une course à deux équipes et chaque duo a tenté de créer l'écart, sans succès.

C'est donc sous les encouragements nourris d'une foule conquise que le sprint a eu lieu, consacrant les champions par un nez de canot!

Bon pour la Classique

Avant le départ de la 80e Classique internationale de canots de la Mauricie, Steve Lajoie laissait entendre que l'écart avec les autres canotiers se resserrait. La première étape lui aura finalement donné raison. Mais, il aurait préféré un autre scénario.

«Est-ce que nous avons eu une mauvaise journée? Je ne crois pas. Les deux autres équipes ont bien fait ça. Au lieu de se battre l'une contre l'autre, elles ont travaillé ensemble et c'était la chose à faire. Les gens ne nous croient pas quand on leur dit que les autres deviennent meilleurs, alors ce qui s'est passé aujourd'hui vient le confirmer. Ce n'est pas le résultat qu'on espérait, mais c'est certainement bon pour le spectacle et la Classique!»

Lajoie a aussi rendu hommage au duo Pellerin-Blais. «On a décroché Saint-Pierre et Proulx juste avant Mattawin dans la batture. Je pensais bien que ce serait aussi le cas pour Pellerin et Blais, mais Mathieu s'est accroché et comme on ravitaillait tout de suite après, ça leur a donné une petite chance. Ils ont été bons de tenir, mais, en fait, ils ont été bons toute l'année. Ils ont quand même terminé deuxièmes à Cooperstown.»

Si Steve Lajoie encense ses adversaires, ça ne veut pas dire qu'il est prêt à leur concéder la victoire! «Ça va nous faire travailler plus fort. Ce soir (samedi), on va bien manger et on va bien se reposer. Demain (dimanche), on verra ce que ça donne. La Classique, c'est une épreuve de trois étapes et tu ne peux te permettre d'en échapper une. C'est vrai pour nous, mais c'est aussi vrai pour nos adversaires.»

Comme au hockey

Pour Mathieu Pellerin, la journée pouvait difficilement se conclure de meilleure manière. «Au hockey, on dit que ça se passe sur la glace, en canot, c'est sur l'eau. Ç'a super bien été pour nous. Au début, je n'y croyais pas trop parce que Steve et Andy avaient pris une avance, mais à force de travailler avec Mathieu et Christophe, on a réussi à les rejoindre. Ç'a valu la peine d'y croire!»

Et le sprint final? «J'avais d'abord dit à Guillaume qu'on ne sprintait pas pour éviter de brûler du gaz pour rien. Finalement, ç'a été plus fort que moi, je n'ai pas été capable de résister! On a fait deux petites erreurs techniques et quand Andy et Steve commencent à allonger les bras, ça va vite!»

Et la deuxième étape? «Ce n'est pas juste une journée la Classique, c'est ça l'affaire. Mais au moins, on a un petit coussin et les quatrième et cinquième positions sont loin.»

Au-delà des espérances

Troisième à la ligne d'arrivée avec son coéquipier Christophe Proulx, Mathieu Saint-Pierre a confié qu'il avait manqué d'énergie après avoir lutté pour demeurer dans le groupe de tête. «Steve et Andy ont donné des bons coups, dont un, juste avant d'arriver à Mattawin et ça nous a fatigués pas mal. On a manqué de jus, mais on ne peut pas être déçus parce que c'est un résultat au-delà de ce qu'on anticipait. On visait un top 10, alors une troisième place après la première étape, c'est merveilleux. La Classique n'est pas terminée, mais on est bien positionné.»

Son jeune coéquipier espère même gruger sur l'avance des meneurs dimanche. «D'abord, Mathieu est très bon à la course à pied et je me débrouille pas mal moi aussi, raconte Christophe Proulx. De plus, on va passer devant chez Mathieu qui habite dans le secteur Beaurivage. Il connaît ces eaux comme personne et même si ce n'est pas très long, on peut certainement en profiter.»

Trois abandons

La 80e Classique s'est amorcée avec 49 équipes, celle de Bob Vincent et Dean Brown ne s'étant pas présentée au mesurage vendredi.

Le peloton a été réduit à 46 équipes après les abandons, au cours de la première étape, des duos Huard-Parenteau, Brière-Lampron et St-Arnaud-Paquin.

Dimanche, le départ de la deuxième étape à Saint-Roch-de-Mékinac sera donné à 11 heures. Les canotiers devraient arriver à Shawinigan pour le traditionnel portage du boulevard Saint-Maurice vers 14h45.

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