Normand Daneau a trouvé un rôle pour lui dans Les Pee-Wee 3D

Le comédien Normand Daneau aime aborder des rôles... (Photo: Émilie O'Connor)

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Le comédien Normand Daneau aime aborder des rôles qui lui sont inédits d'un projet à l'autre. Dans Les Pee-Wee 3D , il a trouvé un rôle intrigant comme il n'en avait jamais interprété dans le passé.

Photo: Émilie O'Connor

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Normand Daneau est de la race des comédiens qu'on retrouve constamment là où on ne l'attend pas. Ainsi, il apparaît aujourd'hui dans Les Pee-Wee 3D. L'hiver qui a changé ma vie un film familial sur le hockey.

Après l'avoir apprécié dans la télésérie Unité 9 cet automne et aussi dans Vertige, plus tôt au cours de l'année, des séries fortes et parfois dures, il revient dans un tout autre registre. C'est peut-être là une marque de commerce.

«Je n'ai aucun plan de carrière, plaide-t-il pour expliquer les différences profondes dans les rôles qu'il aborde. Je ne saurais même pas dire ce qui caractérise mon parcours mais je dirais qu'entre deux offres, je vais privilégier un rôle que je n'ai jamais fait. Il me semble que c'est un des aspects les plus intéressants du métier de comédien: expérimenter de nouvelles choses.»

Lui qui a incarné un personnage trouble, malhonnête et antipathique dans Vertige, un autre, complètement éclaté dans La grande ourse, il se met dans la peau d'un modeste père de famille dans Les Pee-Wee 3D.

«Je trouvais intéressant ce personnage-là de père en dépression qui n'a jamais été là pour son fils adolescent et qui partage avec lui le deuil pénible de son épouse. Ce n'était pas un personnage convenu dans ce type de film. J'aimais l'écho entre ce qui se passe dans l'équipe et dans le duo père-fils qui ne forment pas une équipe eux non plus.»

«Il y a beaucoup de choses intéressantes abordées dans le film et c'est fait de façon intelligente. C'est fou mais j'aimais beaucoup l'idée qu'on tourne en hiver, quelque chose qu'on ne fait presque jamais au Québec alors que ça nous caractérise totalement. Ça et le scénario me faisaient tripper. En plus, je trouve qu'il en ressort quelque chose d'honnête et de sincère alors que les scènes d'action sportive sont bien dosées et rythmées. J'ai vraiment cru à ce projet-là dès le départ. Je dirais qu'il regroupait plusieurs des choses qui m'excitent en tant que comédien.»

Avec son air de Monsieur tout le monde, Daneau a l'avantage de pouvoir jouer une multitude de personnages. «J'ai été chanceux dans ma carrière, concède-t-il. J'ai souvent eu le luxe de choisir mes projets, de faire ce qui me tentait le plus. Ici, dans le petit marché qui est le nôtre, il faut toucher à tout si on veut travailler régulièrement et moi, ça me convient. Le Québec est un bel endroit où travailler pour un comédien.»

«En ce qui me concerne, il arrive que les gens me reconnaissent dans la rue mais en général, j'ai la chance d'être anonyme. Dans mon métier, c'est particulièrement utile parce que le travail exige que j'observe beaucoup les gens autour de moi pour nourrir mes personnages.»

«Certains comédiens se spécialisent dans la transformation. Ce n'est pas mon cas. Je nourris mes rôles de beaucoup de réflexion. J'essaie de rendre le personnage proposé cohérent avec ce que je suis moi-même plutôt que d'essayer de changer mon apparence et d'effacer ma personnalité. J'essaie de toucher la vérité en prenant mon corps comme matériau de base.

«Par exemple, quand j'interprète Carl Trudel dans Les Pee-Wee 3D, je le joue de façon réaliste. C'est le scénario qui fait l'histoire et l'émotion; je n'ai pas besoin de jouer cette émotion. J'ai joué un gars qui fait une sorte de rétention émotionnelle alors, je l'ai joué le plus dry possible et ça fonctionnait.»

On continuera de voir Normand Daneau régulièrement au cours des prochains mois. Il poursuit son travail sur Unité 9 qui reprendra dès janvier. Un travail très intéressant non seulement à cause de la nature de la série mais aussi à cause du médium télévision.

«C'est très exigeant parce qu'on doit tourner rapidement. C'est souvent 15 pages de texte à apprendre à chaque jour. Je n'avais jamais travaillé de cette façon-là avant: c'est sportif! Mais en même temps, c'est très stimulant.»

L'artiste a plus d'une corde à son arc puisqu'il écrit également. «C'est important de savoir faire plusieurs choses parce que la carrière risque de l'exiger à un moment ou l'autre. Comme j'aime le dire, c'est une façon d'acheter sa liberté en se créant soi-même des rôles.»

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