Le Cirque s'envoie en l'air 

Le prochain spectacle du Cirque du Soleil à... (Émilie O'Connor)

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Le prochain spectacle du Cirque du Soleil à l'Amphithéâtre Cogeco sera inspiré des chansons de Robert Charlebois.

Émilie O'Connor

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Jean-Marc Beaudoin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Beaucoup avaient flairé le coup, par déduction. Le deuxième opus de la série Hommage du Cirque du Soleil à l'Amphithéâtre Cogeco sera consacré l'été prochain à... Robert Charlebois. On peut comprendre que le célèbre auteur-compositeur, musicien et interprète puisse constituer une puissante source d'inspiration pour un spectacle du Cirque du Soleil et qu'il allait presque de soi que c'est lui qui allait être l'objet de son prochain spectacle trifluvien.

Après l'hommage à Beau Dommage, il fallait miser fort pour espérer au moins égaler les succès de l'été dernier. 

Mais la plus grande surprise annoncée mardi, c'est la prolongation à cinq ans de l'entente initiale qui liait pour trois ans le Cirque du Soleil à la Corporation des événements de Trois-Rivières, qui gère l'amphithéâtre. 

Même si les attentes trifluviennes étaient élevées l'an passé, au point d'inquiéter un peu le Cirque du Soleil sur sa capacité à les atteindre sur le plan de l'assistance, l'expérience vécue s'est révélée exceptionnelle. En vingt représentations, les spectacles du Cirque ont attiré 64 000 personnes dont les deux tiers venaient de l'extérieur de la Mauricie. Dans les faits, on a affiché un taux d'occupation de 96,5 % qu'il aurait été difficile d'imaginer atteindre au départ, en dépit de la réputation du Cirque et du groupe mythique Beau Dommage et de son Monde est fou

C'est ce succès foudroyant qui a incité la Corporation de l'amphithéâtre et les dirigeants du Cirque à se dire qu'il y aurait plus qu'un grand intérêt mutuel à prolonger l'entente de deux ans. La table était mise. Les deux organisations avaient le goût d'aller plus loin dans leur aventure. On ne se rappelait plus trop qui avait en premier soumis l'idée à l'autre, mais d'évidence, les dispositions de chacune en ce sens étaient bien là. Bien sûr, on n'aura pas davantage de détails sur les conditions financières qui les lient. 

C'est assurément une entente profitable pour le Cirque, mais c'est aussi une bonne nouvelle pour le maintien de la fréquentation de l'Amphithéâtre. C'en est surtout une excellente pour le prochain été touristique et les trois années subséquentes. L'afflux de visiteurs s'est reflété d'une façon notable dans l'affluence touristique de Trois-Rivières, mais aussi du reste de la région. Presque toutes les entreprises de ce secteur ont rapporté des augmentations appréciables de leur clientèle. Les caisses enregistreuses ont bien sonné.

Robert Trudel, par exemple, se félicitait encore mardi d'avoir connu l'été dernier la meilleure saison de l'histoire de la Cité de l'énergie. Il applaudissait avec enthousiasme à la prochaine édition du Cirque à l'amphithéâtre. Avec son nouveau spectacle nocturne Dragao, la Cité avait certes de quoi se défendre.

Mais non seulement la concurrence n'a pas été nuisible, mais il s'est dégagé une synergie qui a largement profité à tout le monde. Il s'est vendu beaucoup de forfaits pour les deux représentations, ce qui indique une rétention des visiteurs. Le directeur de la Cité réclamait depuis longtemps un produit d'appel fort pour Trois-Rivières, convaincu des retombées qui allaient en découler dans toute l'industrie touristique régionale.

En rajoutant deux années à l'entente avec le Cirque, Trois-Rivières se donne une assise solide pour les prochaines années dans son offre touristique estivale. Vingt représentations qui se glissent entre le Festivoix et le Grand Prix de Trois-Rivières, qui chevauchent même ce dernier événement, il va y avoir du monde dans les rues.

Il faudra voir dans les années qui viennent à qui on rendra hommage. Il reste du bon matériel d'inspiration. Avec Charlebois, on peut ratisser large. On rejoint encore la clientèle des retraités à l'aise. Rejoindre les boomers, c'est encore une police d'assurance. Il faut quand même ajouter que non seulement Charlebois est une grosse vedette québécoise, mais il l'est aussi à l'étranger. On pense à la France. Faudra voir pour les années suivantes, mais on peut déjà penser aux Colocs, à Offenbach, à Jean Leloup. Les X, Y et les papy et mamy du boum s'y côtoiraient.

Pour l'instant, le Cirque aura un joli casse-tête à choisir les chansons populaires du répertoire de Charlebois qui seront retenues pour le spectacle. Son registre est large en ballades mais aussi en tounes éclatées, pour ne pas dire complètement «pétées». 

Laquelle comme Le monde est fou chez Beau Dommage constituera l'été prochain la pièce-thème du spectacle du Cirque? Les paris sont lancés. Il y en a des tendres comme «Ordinaire, de très rythmées comme J't'aime comme un fou et des «flyées» comme Lindberg. Ça permet au Cirque de faire exploser toute son imagination artistique. On aura peut-être une petite réserve avec Entre deux joints. Quoique... Avec le nouveau premier ministre fédéral, ça pourrait même correspondre à l'actualité politique canadienne du moment.

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