FAB 3R: un avenir sans limites

FAB 3R demeure l'un des plus importants manufacturiers... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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FAB 3R demeure l'un des plus importants manufacturiers nord-américains spécialisés dans l'usinage, la fabrication et le montage mécanique d'équipements et de pièces de grandes dimensions.

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Jean-Marc Beaudoin
Le Nouvelliste

«Il nous faut développer de nouveaux marchés.»

Pour Yves Lacroix, actionnaire et directeur général de FAB 3R, le doute n'est même pas permis. La pérennité de l'entreprise trifluvienne passe par un accroissement de sa clientèle et, bien sûr, des commandes qui viennent avec celle-ci.

Cela peut surprendre quand on sait que FAB 3R va affronter l'automne avec un carnet de commandes justement plus rempli qu'il ne l'a jamais été et qui va relancer les effectifs autour des 150 employés.

C'est une bonne nouvelle pour l'économie trifluvienne dans la mesure où l'entreprise se débrouille plutôt bien dans un contexte manufacturier encore instable en Amérique du Nord et où certains de ses marchés de créneau comme les pâtes et papiers et les mines apparaissent fragiles ou au ralenti.

«C'est parfois une impression, car dans les pâtes et papiers, entre autres, nos commandes sont très fortes», révèle Yves Lacroix. «Si ici le marché du papier s'est resserré, ce n'est pas le cas sur le plan international. Il y a un déplacement de production, un genre de mutation qui se fait dans cette industrie. Nos clients restent nord-américains, mais leurs commandes sont souvent faites pour des usines qu'ils exploitent ailleurs dans le monde.»

Quand en novembre 2013, les trois actionnaires actuels de FAB 3R, Yves Lacroix, Chantal Rochette et Martin Magny ont fait l'acquisition des installations de Fabrication GLV, tout le monde s'était croisé les doigts pour que l'opération réussisse. Même si GLV leur avait consenti des conditions de vente qualifiées «d'accommodantes», le désintérêt progressif du groupe industriel pour ses installations de Trois-Rivières indiquait quand même que l'entreprise évoluait dans un marché très incertain.

Mais presque deux ans après ce changement de propriétaires, l'entreprise de la rue Saint-Maurice est toujours grouillante d'activités. On pouvait le constater hier matin dans le cadre d'une visite de l'usine par une quarantaine d'industriels, organisée par le groupe STIQ (Sous-traitance industrielle du Québec) à l'instigation d'IDÉ Trois-Rivières.

FAB 3R demeure l'un des plus importants manufacturiers nord-américains spécialisés dans l'usinage, la fabrication et le montage mécanique d'équipements et de pièces de grandes dimensions.

«Il nous fallait consolider notre clientèle. Nous devions faire nos preuves, démontrer aux anciens clients de GLV que nous avions la capacité de faire aussi bien que dans le passé. Il fallait rassurer nos clients sur nos compétences.»

Compte tenu de l'ouvrage qui rentre dans l'usine, on peut en déduire que cette étape a été bien réussie. Ce qui permet aux dirigeants de voir plus grand encore pour l'avenir. L'offensive se déclinera en deux phases. On va d'abord s'orienter vers ce que le directeur général appelle une croissance «organique». C'est que fort de clients satisfaits et fidèles, on va chercher à explorer avec ceux-ci toutes les autres possibilités de contrats qui pourraient être faits pour eux. Il y a probablement des pièces qui pourraient être fabriquées par FAB 3R sans que les clients se doutent que l'entreprise en ait l'expertise.

L'étape suivante consistera à percer carrément dans de nouveaux marchés. Ce sera comme le début d'une nouvelle grande aventure, car il n'y a en principe pas de limites, sauf celles qu'on s'impose ou qui nous sont imposées par les réalités du marché ou la concurrence. «La question qui se pose, c'est qu'est-ce qu'on n'offre pas aujourd'hui à une clientèle qu'on ne connaît pas encore, mais qui devra devenir la nôtre dans les années qui viennent.»

Yves Lacroix pense pouvoirdéployer toute la stratégie deFAB 3R dès le prochain printemps en s'appuyant sur un plan de commercialisation qui sera étalé sur cinq ans.

On ne sait donc pas jusqu'où cette entreprise va nous mener. Il y a comme un grand attachement des Trifluviens à celle-ci. Parce que c'est la plus vieille industrie de Trois-Rivières, C'est dans ses murs que la Canada Iron Foundry y a procédé à sa première coulée de fonte, en 1889. L'usine s'est transformée, a changé de nom pour devenir la Canron, puis Fabron, puis Fabrication GLV et maintenant, FAB 3R. Mais elle est toujours là et avec un nouvel avenir, en plus.

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