District 55: un dépanneur pour partir

Jonathan Robin... (Stéphane Lessard)

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Jonathan Robin

Stéphane Lessard

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Jean-Marc Beaudoin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) On l'aurait souhaité éblouissante, mais la première annonce concrète d'implantation dans le District 55, au pied du pont Laviolette, c'est un Dépanneur du Coin, rattaché à un poste d'essence et à un lave-auto. Mais, faut-il s'en rassurer, ce sera dans le format le plus gros de la chaîne, qui en sera avec Trois-Rivières à son cinquième Dépanneur du Coin.

Remarquez que ç'aurait pu être un Tim Hortons. Probablement que ça viendra. Ou un Jean Coutu, qui pourrait vouloir marquer sa présence dans ce secteur ouest de la ville, où le groupe est absent. On ne s'en surprendrait pas non plus. 

Ce n'est peut-être pas l'annonce qui était la plus spectaculaire pour convaincre que le grandiose développement de quelques centaines de millions $ qu'on nous promet est bel et bien amorcé, mais pour l'instant, c'est la seule chose officielle qu'on avait sous la main et c'est ce qui va surgir de terre en premier, soit vers le mois de septembre.

On parle de communication officielle de la part du Groupe Robin, le promoteur du District 55, car Ameublements Tanguay a déjà reconnu son intention d'y relocaliser son magasin de Trois-Rivières en doublant la surface par rapport à son actuel établissement du boulevard des Récollets. 

D'autre part, avec le parachèvement de la nouvelle rue de la Création et du boulevard des Athlètes, la construction de maisons unifamiliales et jumelées ainsi que de condos pourra démarrer à la fin de l'été. L'entrepreneur Paris et frères a déjà réservé à cette fin 20 % des terrains résidentiels disponibles. On verra la demande.

Jonathan Robin, le porte-parole du groupe familial, assure que des négociations sont très avancées avec différentes bannières commerciales et que même un hôtel, s'est-il plus ou moins involontairement échappé, y sera éventuellement construit.

On peut penser que cette conférence de presse tenue dans les bureaux d'IDE Trois-Rivières visait moins à annoncer la construction d'un gaz-bar avec dépanneur grande surface que de démontrer qu'une certaine effervescence règne dans le développement de ce vaste complexe récréo-commercial-résidentiel que l'on décrit comme un «écosystème de services pour les citoyens résidents». Façon de parler, car on ne s'installe pas dans une aire de complexe autoroutier sans viser une clientèle, au moins régionale, ce qu'a reconnu Jonathan Robin. 

On peut trouver modeste et assez peu originale la première annonce, mais il fait peu de doute que ce nouveau complexe commercial, dans la populaire nouvelle mouture du Dix-30, prendra forme. Malgré les «attendez voir» qu'on peut nous servir, la question qui n'est pas résolue reste encore, sur combien de temps.

Le projet s'amorce dans un contexte de rationalisation des établissements de vente au détail et de resserrement des marchés résidentiels auxquels Trois-Rivières n'échappe pas. Mais le promoteur se fait rassurant en expliquant que les bannières avec lesquelles sont engagées des discussions sont différentes de celles que l'on retrouve dans les centres commerciaux et que sur le plan résidentiel, on visera une portion de marché dans laquelle il y a encore de la place. 

Il y a aussi que du fait que c'est un développement nouveau et que tout l'espace est encore disponible, on peut prendre son temps et peaufiner tranquillement son projet avant de réserver un espace pour le réaliser. D'autant que dans certains cas, on attend de savoir si l'amphithéâtre sportif y sera construit. Non pas tant pour déterminer si on y réalise ou pas son projet commercial, mais dans certains cas, pour en fixer les dimensions. On peut comprendre que selon qu'un colisée existe ou non, l'offre de chambres de l'hôtel que l'on projette y construire serait différente.

D'ailleurs, pour le directeur général d'IDE Trois-Rivières, Mario De Tilly, il ne fait pas de doute que Trois-Rivières devra être dotée d'un centre de foires, de colloques ou de congrès, peu importe, et que la décision devra être prise d'ici douze à vingt-quatre mois. Encore là, la construction d'un tel équipement fera des différences, selon l'endroit où il sera établi. Si le District 55 en héritait, cela affaiblirait inévitablement le centre-ville. Ce qui n'est assurément pas une bonne idée. D'autre part, les craintes sont nombreuses qu'on assiste à une délocalisation vers le nouveau développement d'entreprises déjà établies dans la ville, souvent à la faveur en plus de congés de taxes municipales. 

Quand on lui pose la question à savoir s'il pouvait regretter l'achat de ces vastes terrains, Jonathan Robin répond par un large sourire. Il n'a pas l'air d'un homme inquiet.

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