Quand des ministres nous aiment...

Dans l'ordre habituel, on retrouve Dominique Vien, ministre... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Dans l'ordre habituel, on retrouve Dominique Vien, ministre du Tourisme, Jean D'Amour, ministre délégué aux Transports et à l'implantation de la Stratégie maritime, René Trépanier, directeur général de l'Association des croisières du Saint-Laurent, Jean-Denis Girard, ministre régional, Pierre-Michel Auger, député de Champlain, et Marc H. Plante, député de Maskinongé.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Jean-Marc Beaudoin
Le Nouvelliste

«C'est parce qu'on vous aime!»

Si c'est le cas, on va le prendre. On comprendra que c'est une raison très acceptable.

C'est du moins celle qu'a donnée hier après-midi la ministre du Tourisme du Québec, Dominique Vien, pour expliquer pourquoi elle avait choisi Trois-Rivières pour annoncer qu'une enveloppe de 30 millions $ a été dégagée pour financer des projets touristiques, le long des rives du Saint-Laurent.

Ce nouveau financement s'inscrit dans le volet touristique de la Stratégie maritime du gouvernement. Une Stratégie maritime dont on a beaucoup parlé jusqu'ici, et qui contient des promesses de retombées économiques aussi grandes que le Plan nord, mais qui n'est toujours pas connue.

Il était donc surprenant que l'on procède hier à la divulgation de certains aspects de cette Stratégie alors qu'elle n'a toujours pas été dévoilée dans son ensemble. On peut penser que c'était pour parer les coups que la ministre Vien s'était faite accompagner du ministre délégué aux Transports et à l'implantation de la Stratégie maritime, Jean D'Amour. D'entrée de jeu, ce dernier s'est empressé de dire «On est prêt», mais qu'il fallait attendre l'adoption du prochain budget, ce qui portera la divulgation des grandes lignes de la Stratégie maritime quelque part en mai ou juin. Du même souffle, il laissait aussi entendre que cette annonce pourrait peut-être être faite à Trois-Rivières. «Je reviendrai bientôt», a-t-il promis.

On peut commencer à penser que Trois-Rivières est chouchoutée lorsqu'il s'agit de questions maritimes, du moins quand il faut procéder à des annonces de portée nationale.

C'est à Trois-Rivières, lors de la dernière campagne électorale, qu'on avait avait dévoilé, dans un document d'une cinquantaine de pages, les intentions du PLQ en matière de développement maritime.

Il est vrai que la vue qui s'offre sur le fleuve depuis le musée Boréalis est exceptionnelle et qu'elle permet donc des prises de vue bucoliques qui conviennent parfaitement à des annonces politiques à caractère maritime. Mais c'est aussi à Trois-Rivières qu'on a dressé l'an passé le bilan des croisières au Québec, en ascension fulgurante. C'est très observable à Trois-Rivières qui accueillera cette année près d'une vingtaine de ces palais des mers.

Il faudra voir si la future Stratégie maritime du Québec apportera d'importants avantages à Trois-Rivières et à son port, en particulier. Il n'y avait rien de flagrant là-dessus dans le document politique du Parti libéral. On y invoquait des milliards $ d'investissements, mais plutôt à gauche et à droite de Trois-Rivières, dont la mention n'était faite nulle part. Il serait cependant difficile de sauter par-dessus un port qui est situé dans la voie maritime entre Québec et Montréal, même si ce port est de juridiction fédérale. Du moins, on le pense ainsi.

Trois-Rivières devrait par contre pouvoir profiter un peu de l'enveloppe de 30 millions $ annoncée hier par la ministre Vien.

Après avoir propulsé l'industrie en consacrant 50 millions $ pour développer des escales de croisières internationales, qui ont généré des retombées économiques évaluées à 145 millions $, on veut maintenant ajouter à toute l'infrastructure d'accueil déjà mise en place pour les croisiéristes et à l'offre de divertissement touristique qui leur est proposée, ce qui peut prendre beaucoup de formes. Là-dessus, on ne sera pas restrictif. On voudrait que l'accueil réservé dans les ports du Québec à ces visiteurs étrangers soit parmi ce qui se fait de mieux dans le monde.

Maintenant que l'enveloppe budgétaire est connue de même que ses grands paramètres, il faudra surveiller quels projets émergeront de Trois-Rivières grâce à ce programme. Il y en aurait déjà beaucoup à proposer dans les cartons, selon la directrice générale de l'Office de tourisme de Trois-Rivières, Yolande Masse, qui compte aussi stimuler le milieu pour qu'il soumette des projets. L'aide gouvernementale pourra atteindre le tiers de l'investissement projeté jusqu'à un maximum de 3 millions $ par projet.

Mais on peut penser qu'un des premiers projets sera de transformer les anciens bureaux de la Corporation de l'amphithéâtre, au parc portuaire, en gare maritime à l'intention des croisiéristes qu'on recevait jusqu'à maintenant sous un chapiteau qu'il fallait dresser à chaque occasion.

En attendant, on veut bien se faire aimer par le gouvernement. Reste à vérifier la profondeur sonnante et trébuchante de ses élans amoureux.

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