Un Salon qui devient une vitrine de Shawi

Il y avait foule mercredi au premier Salon... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Il y avait foule mercredi au premier Salon de l'emploi de Shawinigan.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Jean-Marc Beaudoin
Le Nouvelliste

On aurait pu se demander si on était à l'ouverture d'un nouveau Walmart ou aux portes d'un magasin de matériel électronique le jour du boxing day. Mais bon, puisque cela se passait au Centre Gervais Auto, on aurait aussi pu s'imaginer que tous ces gens attendaient avec impatience d'assister à la période de réchauffement des Cats pour un match de la Coupe Memorial.

Ils étaient déjà des centaines à faire la file un peu avant 13 h mercredi après-midi au centre sportif quand les portes se sont ouvertes sur le premier Salon de l'emploi, de la formation et de l'entrepreneuriat de Shawinigan. Le vaste stationnement extérieur n'était peut-être pas rempli à capacité, mais on n'en était pas loin.

Si la question se posait sur la pertinence de tenir un tel salon à Shawinigan, elle ne pouvait plus être à l'ordre du jour mercredi. Quant à savoir si on devrait en faire un événement annuel, c'est une question qui ne devrait plus se poser.

Avec près d'une soixantaine d'exposants, dont tout près de quarante employeurs, il était déjà clair qu'il y avait des besoins bien réels en main-d'oeuvre à Shawinigan et dans la région et que la formule du Salon convenait à ces donneurs d'emplois. L'affluence de mercredi est venue confirmer que c'est une formule qui plaît aussi aux chercheurs d'emploi ou à tous ces travailleuses et travailleurs qui en profitent pour vérifier si elles ou ils ne pourraient pas améliorer leur sort.

Ce qui a probablement le plus étonné dans ce Salon, c'est qu'on y annonçait 750 emplois disponibles. On aurait pu se demander si on n'avait pas un peu gonflé le potentiel d'offres d'emplois. Au contraire, on parlait plutôt hier de 800 emplois.

Certes, la venue de CGI qui devrait créer 300 emplois d'ici trois ans a un peu dopé les chiffres, d'autant qu'en plus, on ne procédera pas à l'embauche immédiate de tout ce monde. Mais il en reste quand même autour de 500, ce qui est impressionnant dans un marché comme celui de Shawinigan que l'on décrivait volontiers comme dépressif en raison de la fermeture des derniers bastions de la première ère industrielle de Shawinigan.

On oublie que d'autres entreprises comme Kongsberg, Bionest, Shalwin, Synapse, HDI, ICO, Nirvana, Rock Tenn et on en passe, y prospèrent et sont en recherche constante de nouvelle main-d'oeuvre, parfois spécialisée, mais pas toujours. Il fallait voir au salon ces babillards remplis d'offres d'emplois pour comprendre que les besoins sont variés et qu'il y en a pour toutes les compétences et pour tous les goûts.

Certes, avec CGI, le secteur des technologies de l'information prendra de l'importance, mais c'est déjà le cas avec l'électronique et l'électromécanique, au point qu'on a senti la nécessité de se regrouper sous une bannière pour partager des ressources et se faire mieux connaître.

On dénombre pas moins de dix-sept entreprises de cette grappe industrielle implantées à Shawinigan, ce qui en fait un véritable centre d'excellence et fait reconnaître Shawinigan comme une Silicon Valley de l'électronique. Ces entreprises technologiques ont créé un millier de nouveaux emplois au cours des dernières années. On ne s'étonnera pas que la plupart d'entre elles avaient monté des stands et aligné sur leurs comptoirs des emplois à combler bien réels.

Des emplois offerts, il y en avait vraiment pour tous les goûts, en entreprise ou dans les services. Vallée du Parc, par exemple, en avait à elle seule une centaine à combler en prévision de sa prochaine saison hivernale. Mais ce pouvait aussi être la Société de transport de Trois-Rivières qui regarnissait sa réserve de curriculum vitae, en prévision de ses besoins saisonniers de l'été prochain, mais aussi parce qu'il faut là comme ailleurs remplacer les départs, à la retraite entre autres. Car les entreprises présentes n'étaient pas forcément toutes de Shawinigan.

Tant mieux s'il y a arrimage entre les employeurs et leurs besoins et les chercheurs d'emploi et leurs attentes.

Mais au-delà de cela, qui est la raison d'être du salon, le grand mérite de celui-ci aura été d'agir en révélateur d'une économie locale beaucoup plus vivante que le climat général le laissait entendre.

Non seulement on prend conscience qu'il y a un fonds d'affaires solide et d'avenir, mais qu'il y a aussi beaucoup d'emplois disponibles, beaucoup plus qu'on ne le soupçonnait. Cela explique que le maire Michel Angers accordait tant d'importance à la tenue du Salon. Avec CGI, il envoie de sa ville l'image d'une Shawinigan d'avenir.

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