De passage à la tribune du Club Richelieu de Trois-Rivières, hier, Nicole O'Bomsawin, adjointe à la direction à la Biosphère du Lac-Saint-Pierre, a indiqué que le projet mis de l'avant visait à asseoir ensemble des petits producteurs, des transformateurs et des restaurateurs qui oeuvrent autour du lac Saint-Pierre afin de déterminer la meilleure façon de mettre en évidence les produits du terroir.
La Réserve de la biosphère du Lac-Saint-Pierre comprend le territoire de l'ensemble des MRC situées autour du lac. Les cartes postales pourraient présenter, par exemple, le poisson de Notre-Dame-de-Pierreville, les cerises de Maskinongé, le sarrasin de Louiseville, la gibelotte de Sorel ou encore le vignoble biologique qui a vu le jour à l'Île Saint-Ignace, à Sorel-Tracy.
«Les membres du comité se penchent là-dessus présentement. On essaie d'avoir deux cartes postales pour chacune des MRC», a déclaré Mme O'Bomsawin, en insistant sur la difficulté de se limiter à deux produits seulement par MRC. «On ne veut pas faire un livre éducatif. On veut faire ça à la fois simple et appétissant», a-t-elle indiqué, en soulignant que la carte postale présentera le plat au recto et la recette pour le confectionner à l'endos. La carte postale dira en même temps d'où viennent les produits utilisés pour le plat proposé aux visiteurs.
Une fois le projet réalisé, les cartes postales seront ensuite distribuées à la grandeur du territoire de la Réserve de la biosphère, soit dans les offices de tourisme, les bureaux d'information touristique, les CLD, etc. L'objectif est de faire en sorte que les cartes postales soient prêtes pour le forum bisannuel qui se tiendra à Sorel-Tracy, le 6 juin prochain, dans le cadre du Congrès annuel des réserves canadiennes qui y aura lieu du 2 au 7 juin 2009.
La Réserve de la biosphère du Lac-Saint-Pierre est née en 2000 du besoin de commercialiser de façon regroupée les attraits, les activités et l'hébergement sur le territoire du lac Saint-Pierre. Elle tient sa reconnaissance de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
À tous les dix ans, cette reconnaissance doit être réévaluée par l'UNESCO. L'an prochain, la Coopérative devra donc rendre compte de toutes les actions qui auront été posées autour du lac Saint-Pierre depuis que la Réserve a été reconnue.
Après avoir envoyé des représentants vérifier sur place les dires de la Coopérative, la Commission canadienne de l'UNESCO étudiera le rapport, évaluera la situation par rapport aux problématiques qui avait été soulevées lors de la demande de reconnaissance, et ensuite, recommandera ou non le renouvellement de cette reconnaissance.