École nationale de police du Québec à Nicolet

Dernières offres acceptées à 97,2%

La direction de l'ENPQ de Nicolet et ses... (Photo: Stéphane Lessard)

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La direction de l'ENPQ de Nicolet et ses employés syndiqués en sont venus à une entente. Les parties étaient en conflit depuis l'automne dernier.

Photo: Stéphane Lessard

Marcel Aubry
Le Nouvelliste

(Nicolet) Le différend qui opposait, depuis l'automne dernier, l'École nationale de police du Québec (ENPQ) à Nicolet et ses employés syndiqués, relativement au renouvellement de la convention collective de travail, a finalement trouvé une fin heureuse en soirée, mercredi, alors que les employés membres du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) ont accepté dans une proportion de 97,2% les dernières offres patronales.

Cette convention leur vaut notamment des hausses salariales de 2% par année durant trois ans.

«Étant donné le taux d'approbation exprimé, j'en conclus que les membres semblent très satisfaits», a commenté, hier, Luc Légaré, président régional du SFPQ pour les régions Centre-du-Québec, Estrie et Mauricie. Les dirigeants syndicaux avaient recommandé l'acceptation des offres.

 

En novembre dernier, devant l'impasse des négociations, les employés syndiqués avaient rejeté les offres patronales dans une proportion de 94% et s'étaient dotés de mandats de grève qu'ils n'ont finalement jamais exercés. Tout au plus avaient-ils manifesté leur mécontentement, le 11 décembre, en prenant part à une manifestation avant d'entrer au travail, et en portant le jeans, un vêtement prohibé dans la réglementation interne de l'École.

Si le pourcentage d'acceptation des dernières offres patronales a été élevé, la participation des membres aux deux assemblées générales l'a été un peu moins puisque 71 membres seulement sur les 210 que compte le syndicat sont allés voter. Soixante-neuf ont voté pour et deux ont voté contre.

M. Légaré a expliqué cette faible participation (33,3%) des membres au vote en mentionnant que beaucoup de membres, des comédiens entre autres, demeurent dans la région montréalaise et travaillent seulement une fois ou deux par mois.

«Ceux-là, on les voit très rarement dans nos assemblées», a-t-il admis.

Depuis le rejet des offres patronales, en novembre 2008, l'employeur avait fait des concessions, selon M. Légaré, en acceptant notamment, à la demande du syndicat, de prolonger d'un an la durée de la nouvelle convention collective, soit du 31 mars 2010 au 31 mars 2011. La nouvelle convention aura donc une durée de trois ans et trois mois, la dernière étant échue depuis la fin de décembre 2007.

L'employeur tenait à avoir des horaires de travail plus flexibles et plus étendus. Il les a obtenus. En revanche, selon M. Légaré, il a accepté de bonifier les primes des employés qui ont à travailler durant les fins de semaine.

Il y a aussi eu de nouvelles balises pour les comédiens.

«C'est important parce que c'était un irritant majeur pour la cinquantaine de comédiens qui travaillent à l'École de police», a noté le porte-parole syndical, en signifiant que les comédiens ont maintenant des droits de refus lorsqu'ils ne sont pas disponibles, par exemple, pour un scénario. Ils disposent aussi désormais de temps de préparation pour les scénarios spécialisés.

Un point en litige avait trait au maintien de l'équité salariale. Or le dossier est maintenant devant la Commission de l'équité salariale.

Les décisions sont attendues prochainement et l'employeur a accepté de signer une entente en vertu de laquelle il s'est engagé formellement à se conformer aux décisions de la Commission, selon M. Légaré.

Le syndicat n'a toutefois pas obtenu gain de cause dans sa demande d'horaires compressés à 32 heures, quatre jours par semaine, pas plus que pour ce qui a trait à la nomination de chefs d'équipe.

 

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