Emplois menacés à l'A.B.I.

Le maire encourage les parties à chercher ensemble une solution

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Le maire de Bécancour, Maurice Richard

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(Trois-Rivières) Le maire de Bécancour, Maurice Richard, croit fermement qu'il est encore temps d'éviter les pertes d'emplois à l'aluminerie de Bécancour. Appelé à réagir à l'annonce d'Alcoa, hier après-midi, le maire a souligné qu'il était maintenant temps que les deux parties s'assoient et s'entendent sur une façon de réduire les coûts de production pour éviter que le couperet ne tombe.

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Le président du syndicat des métallos, section locale 9700 de l'Aluminerie de Bécancour, Clément Masse.

Photo: François Gervais

«Ce qui est clair aujourd'hui, c'est que ce n'est plus du bluff. Il y a réellement des emplois menacés, et la région ne peut pas se permettre de perdre des emplois de cette qualité», estime le premier magistrat.

 

Maurice Richard voit en cet ultimatum une dernière chance pour les employés et l'employeur de s'asseoir et d'en arriver à une entente. «Ils doivent la saisir, d'un côté comme de l'autre, pour trouver un terrain d'entente. Ce qui a été suggéré jusqu'à ce jour ne semble pas faire l'affaire, mais il doit certainement exister une autre méthode qui répondra aux attentes des deux parties», considère-t-il.

Bien que des ententes soient intervenues dans les trois autres usines d'Alcoa au Canada, le maire estime qu'il est difficile de comparer et de jeter la pierre au syndicat, puisque les quatre usines sont différentes et que tellement de paramètres doivent être pris en considération pour juger les revendications patronales et syndicales.

Ce qui est certain cependant, pour le maire, c'est qu'Alcoa ne fait pas de chantage. «275 emplois, c'est l'équivalent de toute une usine de taille normale. Pour notre région, ce serait terrible de perdre ces emplois», lance-t-il.

Le syndicat réagira aujourd'hui

Joint au téléphone hier, le président du syndicat des métallos, section locale 9700 de l'Aluminerie de Bécancour, Clément Masse, n'a pas souhaité faire de commentaires.

«Nous l'avons appris en même temps que tout le monde l'apprenait par les médias», a-t-il simplement souligné, visiblement pris de court par cette annonce. Le syndicat devrait tenir une conférence de presse aujourd'hui afin de réagir en bonne et due forme.

Au début du mois de mars, réagissant aux demandes d'Alcoa de réduire les heures travaillées de 15%, le syndicat s'était questionné sur les intentions réelles de la compagnie et craignait qu'Alcoa ait un agenda caché.

«Est-ce que c'est pour prendre des actions dans un avenir rapproché et tenter de faire porter l'odieux aux travailleurs?», s'était questionné M. Masse, dans une conférence de presse tenue au début du mois de mars.

 

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