Selon lui, c'est une problématique qui existe à la grandeur du Québec. À son avis, il y aura toujours des gens pour essayer de contourner le système.
M. Zahra reconnaît que cette problématique existe à Bécancour et au Centre-du-Québec, mais il ajoute que des régions comme la Mauricie et l'Estrie sont loin d'échapper à ce phénomène.
Dans Charlevoix, selon lui, des pressions se font aussi auprès du gouvernement et de ses instances parce que des propriétaires d'établissements qui opèrent dans la légalité vivent, comme dans les Cantons-de-l'Est, des problèmes majeurs. Il ajoute que dans certains secteurs où il y a des lacs et des rivières, comme en Mauricie, il y a beaucoup de chalets. Il s'ensuit que le phénomène y est plus accentué que dans d'autres régions. Il n'a pas été possible, hier, d'avoir le point de vue de Tourisme Mauricie sur le sujet.
«Louer un chalet à un ami durant une fin de semaine, c'est permis par la loi. Mais si vous affichez sur le web et que vous louez votre chalet toutes les fins de semaine ou la majorité du temps, vous exploitez une résidence de touristes de façon illégale. Ce n'est pas permis par la loi», signale-t-il.
Dans sa résolution d'appui au Regroupement des établissements hôteliers de Bécancour, Tourisme Centre-du-Québec affirme que plusieurs régions du Québec observent une proportion grandissante d'établissements en hébergement qui exploitent au noir. Le même phénomène a aussi été observé à Québec.
La Chambre de commerce de Bécancour appuie aussi les requérants. Le président, Jean-François Giroux, a fait parvenir à M. Blanchet une lettre en ce sens. Cet appui sera confirmé par une résolution du conseil d'administration, le 14 avril.
«Ces gens-là ont investi dans leur entreprise. Il faut les aider», a mentionné la directrice générale, Martine Pépin.