La pire offensive de l'histoire de la LHJMQ?

Le 12 octobre dernier, les Cataractes n'ont pu... (Photo: Sylvain Mayer)

Agrandir

Le 12 octobre dernier, les Cataractes n'ont pu célébrer qu'une seule fois dans un revers de 6-1 contre Chicoutimi. Les protégés de Denis Chalifoux comptent bien se reprendre ce soir au Centre Bionest face à ces mêmes Saguenéens.

Photo: Sylvain Mayer

Partager

Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Manifestement, le vieil adage qui dit que marquer des buts est un art qui ne s'enseigne pas est vrai! L'édition des Cataractes a beau être dirigée par deux gars - Denis Chalifoux et Steve Larouche - qui ont amassé plus de 700 points dans la LHJMQ, elle s'enligne pour passer à l'histoire comme la pire attaque de tous les temps du circuit Courteau!

Ce titre honteux appartient à l'édition 2010-2011 des Huskies qui n'avait enfoncé que 151 buts durant cette saison de misère où elle avait perdu 56 de ses 68 matchs. Avec 40 filets à leurs 23 premiers matchs, les Cataractes se dirigent vers une saison... de 119 buts!

«Je ne tombe pas en bas de ma chaise en entendant ces statistiques, je sais que nous avons des problèmes à l'attaque», soupire Chalifoux. «Pour nous, il ne s'agit pas de marquer des buts, mais bien de s'en fabriquer. Ça veut dire que tous les éléments du match doivent nous aider là-dedans, que ce soit l'échec-avant ou les replis défensifs. C'est clair qu'on passe beaucoup de temps à se défendre dans notre zone, mais nous pouvons certainement faire mieux.»

Les Cataractes ont quand même un certain pouvoir offensif. Peter Sakaris roulait à une moyenne d'un point par match avant cette saison, Vincent Arseneau a marqué 19 buts sur un troisième trio il y a deux ans à Bathurst. Frédéric Gaudreau a une vision du jeu et des mains supérieures à la moyenne, tout comme Patrik Koys. Et on ne vous parle même pas de JC Campagna, qui a un lancer digne des professionnels et des mains de magicien. «Sans avoir des marqueurs de 50 buts, oui, j'ai des habiletés à l'attaque», concède Chalifoux. «Ce qui manque, c'est de la hargne dans l'enclave. Faut prendre plus de lancers et aller freiner au filet.»

Chalifoux est conscient que ses meilleurs éléments ressentent une certaine pression de produire, ce qui n'aide pas les choses. «Mais dans ce temps-là, il faut revenir à la base. Et ça commence par se pointer dans la cuisine...»

Gaudreau est convaincu lui aussi que c'est la bonne recette. «Je sais que ça ne se passe pas trop bien pour moi actuellement, mais j'essaie de ne pas trop y penser... Quand tu ne marques pas, à un moment donné ça devient lourd. On sait ce qu'on a à faire, soit prendre plus de lancers et aller au filet. Il faut arrêter de le dire et le faire!», tranche le vétéran de 19 ans.

Arseneau et Sakaris sont sur la même longueur d'ondes eux aussi. «J'ai vu les statistiques, on peut certainement montrer plus de désir dans l'enclave. Ça peut débloquer rapidement, je pense que ça va se faire d'ici Noël, mais il faut prendre les moyens pour que ça arrive. Et ça commence en jouant avec plus de hargne», propose Arseneau. «Ça n'a rien à voir avec le talent ou le système de jeu, présentement la confiance n'est pas là. Quand ça rentre pas, ça devient décourageant. Il faut revenir à la base.»

On pourra juger dès ce soir si ce beau consensus sera appliqué puisque les Cataractes reçoivent les Saguenéens. Les visiteurs de ce soir les ont non seulement éliminés le printemps passé, mais ils les avaient fait bien mal paraître lors du premier duel entre les deux clubs au début de la saison... «C'est certain qu'on s'en souvient et qu'on veut se reprendre», explique Sakaris. «Ça ne s'est pas passé comme on le voulait au premier match. On vient de connaître deux bonnes pratiques, on va être prêt demain soir», promet Arseneau. «On peut certainement compétitionner avec ce club-là... à condition de jouer avec intensité pendant 60 minutes», conclut Gaudreau.

Carnet de notes

Loïk Poudrier ne se sent pas assez confortable pour reprendre le collier ce soir après deux séances d'entraînement avec ses coéquipiers. Dans le meilleur des scénarios, le capitaine fera sa rentrée ce week-end en Abitibi, mais il n'exclut pas actuellement d'attendre une autre semaine.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer