Sakaris, qui a connu une saison pénible l'an dernier, semble métamorphosé depuis le déclenchement des hostilités. Réuni à Frédéric Gaudreau, lui aussi fort efficace, le vétéran de 20 ans a retrouvé sa fougue d'il y a deux ans et les deux vétérans en profitent pour se fabriquer de bonnes chances de marquer à tous les soirs.
C'est Sakaris qui a ouvert le pointage en milieu de première, après avoir vu les Foreurs bousiller deux jeux de puissance dans les premières minutes de jeu.
Vincent Dunn a créé l'égalité 1-1 en fin de deuxième mais le boulet de Vincent Arseneau a redonné l'avance aux locaux durant un avantage numérique en début de troisième, puis Gaudreau et Sakaris ont terminé le travail en confectionnant trois buts sur de belles percées offensives. Résultat des courses, les Foreurs sont retournés à la maison avec un quatrième défaite en cinq matchs cette saison, tandis que les Cataractes sont repartis du Centre Bionest avec le sourire aux lèvres.
«La première victoire, c'est toujours spécial, alors on va prendre le temps de la savourer», reconnaissait Chalifoux, qui s'est assuré à l'entraînement de faire comprendre à ses nouveaux protégés qu'il n'avait pas apprécié leur dernière sortie à Victoriaville. Message reçu puisque les Cataractes ont certainement été plus acharnés que les visiteurs hier, qui ont généré peu de chances de marquer autour de Marvin Cupper, auteur de26 arrêts.
«Nous ne sommes pas l'équipe la plus talentueuse, alors nous devons être irréprochables sur l'éthique de travail. Ce soir, les gars ont été extraordinaires en première et troisième périodes. On peut bâtir là-dessus.»
Dans le vestiaire shawiniganais, Frédéric Gaudreau soulignait que cette victoire allait faire du bien à tout le monde autour de l'équipe. «Ça commençait à presser de gagner! Empiler les défaites, c'est démoralisant! Denis (Chalifoux) avait raison d'élever le ton, c'est vrai que nous n'avions pas bien joué à Victoriaville. On peut bâtir sur le match de ce soir.»
Dans l'autre vestiaire, Dumont en voulait à sa défensive d'avoir été trop permissive.
«On a perdu du momentum en ne capitalisant pas sur nos deux jeux de puissance, mais notre défensive aurait dû nous soutenir davantage à ce moment-là. Chapeau aux Cataractes, ils étaient bien reposés et ils étaient affamés. De notre côté, on a manqué de zip.»
Carnet de notes
Le Shawiniganais Jean-Philippe Caron a pris la décision de quitter le Drakkar de Baie-Comeau, qui jonglait avec quatre vétérans de 20 ans pour trois casiers depuis l'acquisition de Peter Straka la semaine dernière. Caron a expliqué sa décision par la volonté de se consacrer à ses études.