Malmener son confort

Rémi-Pierre Paquin sera de l'aventure Antarctique Solo tout... (Courtoisie)

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Rémi-Pierre Paquin sera de l'aventure Antarctique Solo tout l'été.

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Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La préparation, que ce soit pour un voyage en Antarctique ou pour une pièce de théâtre, demeure essentielle pour échafauder n'importe quel projet. En plein coeur de cette étape, Rémi-Pierre Paquin commençait à ressentir la fébrilité mais aussi, et surtout, la nervosité d'un grand projet qui le sort de sa zone de confort. Il partira pour l'Antarctique mais sans quitter la salle de la maison de la culture Francis-Brisson. Pas si inconfortable? La part d'inconnu viendra du fait qu'il soutiendra un spectacle solo pour la première fois.

«Le grand défi, c'est d'être tout seul. Je n'ai jamais fait de show solo. Au théâtre, quand il y a une petite poche d'air, il y a des compatriotes à côté qui vont te remonter, t'aider. Là, je vais être seul alors ça va être un peu plus de pression, mais en même temps, ça va être vraiment le fun quand ma trail va être faite, quand tout va couler. C'est moi qui va décider à 100 % ce que je mets de plus chaque soir.»

«J'ai un côté plus inconscient», lance-t-il en rigolant.

«J'ai dit oui! Je pense toujours au fun quand on me propose un projet. Je n'ai pas pensé au stress que j'ai présentement. On me propose beaucoup de rôles au théâtre l'été mais je refuse souvent parce que je tourne beaucoup et que j'aime bien passer du temps à mon chalet, ce que je ne pourrais pas faire si je jouais au théâtre d'été en Estrie, par exemple. Alors je refuse toujours, mais là, comme c'était dans mon coin et que c'est une salle de spectacle que je connais bien...»

«Il y avait tous les bons arguments pour que je dise oui.»

Bien que ce ne soit pas une pièce de théâtre d'été classique, avec claquages de porte et situations rocambolesques, Rémi-Pierre Paquin affirme que ce n'était pas non plus complètement à l'opposé. Si on ne prend pas en considération la situation climatique.

«Ce n'est pas un Feydeau, je ne me cache pas dans aucun garde-robe. C'est plus du théâtre en été que du théâtre d'été.»

«Ça va être le fun, les gens vont rentrer dans un autre monde, on va les amener complètement ailleurs.»

«Le gars est seul en Antarctique, avec rien. Dans ce coin du monde, il n'y a pas de faune, il n'y a pas de flore, il n'y a pas d'avion... il n'y a vraiment rien. Mais on se promène beaucoup dans sa tête, on va avec sa famille. On va autant dans le temps que dans différents lieux», explique Rémi-Pierre Paquin qui qualifie le spectacle d'ingénieux particulièrement grâce au travail de toute l'équipe qui l'entoure. «C'est un peu un dream team

Difficile de trouver un autre qualificatif quand Bryan Perro assure l'adaptation de l'histoire, que Jeannot Bournival y opère sa magie musicale et que Pierre-François Legendre, le grand ami de Rémi-Pierre, dirige la mise en scène. Il y a aussi un certain Frédéric Dion, qui a survécu à son séjour dans l'inhospitalière Antarctique, pour vrai.

«L'aventure de Fred me faisait triper, je suivais ça dans les médias. Je trouve ça incroyable que des personnes fassent ce  genre d'aventure. J'ai beaucoup de respect.»

Le téméraire aventurier sert de référence pour Rémi-Pierre Paquin qui ne souhaite pas l'incarner dans les moindres détails mais plutôt en faire une libre interprétation.

«Je n'essaie pas d'imiter qui il est comme personne, je joue ses actions, ses réflexions, son intériorité. C'est l'essence de Frédéric dont je me sers pour créer mes affaires.»

Rémi-Pierre Paquin convient ne pas avoir cet appel pour l'aventure. «Il va vraiment loin lui! Partir 80 jours loin de sa famille... s'il se blesse, c'est fini», lance-t-il tout en réitérant son admiration.

En fin de compte, toute cette aventure lui permettra d'acquérir beaucoup d'expérience.

«Ça va rajouter une couche à ma carrière de comédien. Il faut que je surpasse certaines craintes.» Comme tous les aventuriers.

Une salle qu'il connaît bien

Rémi-Pierre Paquin revient dans son patelin mais aussi dans une salle qu'il connaît bien pour y avoir travaillé dans sa jeunesse. «On faisait tout. On aidait à installer le stock dans la salle et quand les spectacles brassaient plus, on faisait un peu la sécurité», se rappelle-t-il.

Il garde d'excellents souvenirs de ce boulot qui lui a permis de faire des rencontres peu communes.

«J'ai des souvenirs de descendre dans la loge et d'aller parler à Jean Leloup ou aux B.B. Là c'est moi qui va être dans la loge... C'est certain qu'il va y avoir quelque chose d'émotif.»

Rémi-Pierre Paquin (à gauche) n'hésite pas à parler... (Courtoisie) - image 2.0

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Rémi-Pierre Paquin (à gauche) n'hésite pas à parler d'un «dream team» qui gravite autour du spectacle Antarctique Solo. Sur la photo, on voit quelques membres de l'équipe: Bryan Perro, qui a effectué l'adaptation du texte, Pierre-François Legendre, qui est en charge de la mise en scène et Frédéric Dion, l'aventurier qui a inspiré toute cette histoire.

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«L'impression de jouer dans un western»

En plus d'être immergé dans un univers hivernal pour Antarctique Solo, Rémi-Pierre Paquin revêt des habits d'époque pour son rôle de Bidou Laloge dans Les pays d'en haut, diffusée à Radio-Canada. «Les deux projets me font triper alors c'est motivant», lance-t-il. Deux beaux projets qui lui feront un horaire quelque peu chargé pour le début de la belle saison. «Il y a quelques jours où je suis en tournage le jour et le soir à Grand-Mère», soupire-t-il sans pour autant sans plaindre.

Incarner Bidou Laloge lui attire beaucoup de commentaires des téléspectateurs de la présente série mais également de ceux qui ont connu les précédentes versions du récit de Claude-Henri Grignon. «C'est un personnage que le monde aime détester, alors oui, on m'en parle beaucoup. Il y en a qui font des comparaisons et d'autres qui découvrent l'oeuvre de Grignon. Ce sont des grosses bottines à chausser, puisque c'est, je pense, l'oeuvre la plus exploitée de notre culture.»

Ce rôle est bien différent de ce qu'il a interprété dans les dernières années.

«Je jouais davantage les bons yables. Sans rien enlever à mes rôles d'avant, c'est certain que c'est le fun de jouer un rôle comme ça. Quand ce genre de personnage entre dans une scène, il est là pour bouger les affaires, pour mettre la marde et c'est rare qu'il est juste à l'écoute. Des fois. dans d'autres rôles, c'est ce qui arrive, tu subis plus que tu agis. Être dans l'action et brasser des scènes, c'est très le fun à faire.»

Une télésérie d'époque est-ce que ça ajoute un défi supplémentaire? «Pour moi, ça rend la chose plus facile! La semaine dernière, je tirais du gun, j'ai fait de la calèche avec des chevaux partout et des figurants qui passent. C'est plus facile de se mettre dedans. C'est le fun à faire, on a l'impression de jouer dans un western», raconte-t-il.




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