Célébrer le Québec... en Belgique!

Le groupe traditionnel Les Frères Lemay a pris... (Sylvain Mayer)

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Le groupe traditionnel Les Frères Lemay a pris la pose à quelques heures de son départ pour l'Europe. Yanic Boudreau, Daniel Lemay et Michel Lemay allaient y retrouver David Robert pour présenter quatre spectacles en France et en Belgique.

Sylvain Mayer

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Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si vous êtes déjà passés dans le coin de Saint-Boniface durant de la fête nationale vous avez pu constater qu'ils savent y faire les choses en grand. Le «ils» incluent les deux frères Lemay, Michel et Daniel, qui ne sont pas étrangers à ce succès auquel ils participent depuis 15 ans. Cette année n'y fera pas exception mais ne cherchez pas le groupe musical des Frères Lemay dans la programmation. Ni à Saint-Boniface, ni ailleurs au Québec. Pour ces musiciens férus de la fête de la Saint-Jean-Baptiste, ils seront à 5500 km des festivités qu'ils ont minutieusement planifiées.

«Tu me fais réaliser que c'est la première fois qu'on va être à l'extérieur du pays pour la Saint-Jean», souffle Michel Lemay à l'autre bout du fil tout en finalisant les préparatifs en vue de sauter sur le vol qui doit l'amener en France dans quelques heures. 

«À la Saint-Jean, on est toujours dans des gros spectacles au Québec.» Mais pas cette année. Puisqu'aucun contrat n'était signé au moment où la proposition est venue, le groupe de musique traditionnelle a considéré l'offre et s'est assuré que le voyage compenserait le déchirement de ne pas célébrer à la maison.

Dans le cadre de cette tournée de quatre spectacles en sol européen, la 9e tournée sur le Vieux Continent si l'on en croit la mémoire de Michel Lemay, les Frères Lemay célébreront leur héritage linguistique à Bruxelles dans le cadre des célébrations de la fête nationale organisée par la Délégation générale du Québec. Bien que l'aîné des Lemay se réjouissait de cette chance, il ne savait pas trop à quoi s'attendre en termes d'ambiance sur place. «C'est une fête axée sur la francophonie. Il faut être là pour le découvrir!» Le rendez-vous est fixé le 24 juin à la place Fontainas aux abords de la terrasse du bar Moeder Lambic, un endroit de prédilection pour les amateurs de bières.

«Ça ne vaut pas la peine de partir avec des regrets», admet-il sans un pincement au coeur mais les astres étaient alignées et l'occasion était trop belle pour la laisser passer. «Ça me fait de la peine parce qu'on a mis beaucoup d'énergie dans l'organisation de la fête dans notre patelin mais dans la mesure où ça nous permet de participer à de très gros événements qui nous amènent de la notoriété sur la scène internationale, on essaie d'en profiter au max.»

«Dans l'évolution de notre carrière, on est appelé à sortir de la région et même du pays», admettait Michel Lemay qui se réjouit de pouvoir faire rayonner la culture québécoise au-delà des frontières en compagnie de son frère Daniel et de ses acolytes Yanic Boudreau et David Robert.

Avec leur répertoire néo-trad, le groupe n'a pas l'intention de changer quoi que ce soit dans l'interprétation, même si pour les spectateurs européens le langage est parfois difficile à décrypter. «On écrit la même langue mais on ne parle pas la même langue», illustre le sympathique musicien. «On ne change pas notre manière de chanter. On adapte un peu nos communications entre les chansons. On fait beaucoup de blagues autour de ça. Ça fait la richesse de l'échange. On vient de la même source mais on a évolué différemment. Pour eux notre manière de parler est très colorée.»

L'ambiance festive et la musique entraînante l'emportent sur les différences linguistiques. «C'est un peu comme un dialecte, mais même s'ils ne saisissent pas tout, ils en viennent à comprendre l'essentiel», mentionne Michel Lemay qui souligne également la relation privilégiée qui se tisse avec le public d'outre-Atlantique. «Ils nous considèrent vraiment comme des cousins. On n'est pas à part, on est dans la famille.» 

Étirer un peu le plaisir... en anglais!

Michel Lemay n'est pas seulement membre des Frères Lemay, il pilote parallèlement un projet, The sun, avec lequel il présente du matériel quasi essentiellement anglophone. «C'est un projet qui est né en Jamaïque et qui m'a fait réaliser que la langue anglophone m'inspirait beaucoup. En deux semaines on avait écrit 19 chansons», raconte celui qui a été ingénieur électrique dans une autre vie. «Je fais beaucoup de covers mais également de mes compositions», explique-t-il tout en mentionnant que les engagements des Frères Lemay ainsi que ses contrats en sonorisation et enregistrement l'ont poussé à mettre sa carrière solo en attente. Il la reprendra le temps de deux prestations en Belgique, d'abord à Dranuter, le 29 juin, et à Abolens, le 30 juin.




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