Nitro Rush: du bonbon pour Madeleine Péloquin

Madeleine Péloquin... (La Presse)

Agrandir

Madeleine Péloquin

La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le personnage de Max, axe central de Nitro Rush est en contraste absolu avec le personnage féminin principal qu'incarne Madeleine Péloquin. Son personnage est l'antithèse du héros: volontairement et obstinément superficielle, dénuée de tout principe, perdue et condamnée d'avance.

Le choc des deux interprétations est intéressant et les approches, opposées. Enfin presque. «J'ai fait énormément d'arts martiaux dans ma vie et un rôle dans un film d'action me permettant d'y avoir recours me tentait énormément, dit l'actrice au physique filiforme mais témoignant néanmoins de tonus musculaire. Ça faisait vraiment partie de mes fantasmes d'actrice d'autant plus que ce genre de films d'action, il ne s'en fait pas au Québec. Quand j'ai croisé Alain DesRochers, je lui ai dit que s'il y avait une suite à Nitro et qu'il avait besoin d'un personnage féminin fort, je serais son homme!»

«C'est tout aussi intéressant pour l'actrice que je suis parce que ça me sort de ma zone de confort, c'est un rôle de composition dans un genre différent. Le niveau de jeu est différent aussi. Je suis toujours appelée à jouer des choses très naturalistes alors qu'ici, on est dans un autre genre où les acteurs sont constamment appelés à jouer sous tension pour soutenir des situations improbables. C'est un niveau de jeu qu'on ne visite pas souvent. Aussi, mon personnage évolue dans une sensualité constante que je n'ai pas eu à travailler moi jusqu'ici dans ma carrière. C'était un beau travail d'interprète.»

«Jouer la vamp au cinéma, je n'avais jamais eu à le jouer et je l'ai appris en le faisant avec l'aide de toute l'équipe. Reprendre des choses qu'on a faites dans le passé où il nous suffit de peser sur un piton qui nous est familier, ça ne nous fait pas évoluer en tant qu'interprète. Les choses nouvelles nous amènent ailleurs et c'est essentiel.»

Avec sa Daphnée, Madeleine Péloquin a senti le besoin d'explorer un côté multidimensionnel. «Elle est un personnage très renfermé, on ne sait jamais ce qu'elle pense. Oui, c'est la vilaine, mais je ne voulais pas qu'elle ne soit que celle qu'on déteste et qu'on veut voir mourir à la fin du film. Ce qui la rendait intéressante, ce sont ses failles que je devais identifier. Sa force apparente et sa constante soif de pouvoir traduisent des blessures qu'elle a subies et une méfiance qui l'habite et qui expliquent comment elle est devenue ce qu'elle est. Nous, les interprètes, c'est la matière avec laquelle on joue et ce qu'on doit apporter au delà des mot des dialogues.»

Cette comédienne dont la carrière a pris un tournant particulièrement favorable ces dernières années avec la multiplications de rôles variés tant au cinéma qu'à la télévision, assume dans Nitro Rush une féminité qu'elle avait assez peu exploité dans le passé surtout au grand écran. «Mon corps, c'est mon outil de travail en tant que comédienne, explique-t-elle. C'est personnel à chaque interprète mais moi, j'ai très peu de pudeur. Ici, les attributs physiques de Daphnée, créés avec toute une équipe aux maquillages, aux costumes, etc, sont des révélateurs essentiels de sa personnalité. Pour moi, il y a un espace entre ma personne et mon personnage.»

Une scène du film, particulièrement sexy va sans aucun doute susciter de nombreux commentaires. Le personnage de Daphnée y apparaît dans une nudité tout juste voilée par un vêtement transparent. «Dans le scénario, la scène était complètement différente. Daphnée y faisait une entrée plus soudaine. C'est moi qui ai insisté, en voyant le décor, pour qu'elle fasse une entée plus remarquable. J'estimais qu'il fallait que la scène soit plus sensuelle et érotique au point d'être dérangeante pour le spectateur. Tant qu'à faire une scène de séduction, il fallait la pousser jusqu'au bout et l'assumer. Je trouvais qu'on devait exploiter la transparence au maximum. L'idée, c'est qu'on comprenne que cette femme-là n'a aucune limite. C'est elle qui lead, elle qui call les shots et je trouve ça très intéressant à travailler. Par ailleurs, je lui prête mon corps et ça aussi, il me faut l'assumer et je n'ai pas de problème avec ça: je trouve que la scène est très réussie.»

Dès l'automne, la carrière de Madeleine Péloquin va de nouveau témoigner de son succès avec des apparitions de la comédienne dans la suite des Belles histoires des pays d'en haut.

«Les derniers deux ans ont été un rêve dans ma carrière. C'est un métier magnifique quand on a la chance de le pratiquer et ce n'est pas toujours le cas. En plus, j'ai eu le luxe non seulement de jouer régulièrement mais aussi de jouer des rôles différents les uns des autres. Récemment, j'ai joué au théâtre dans une tournée européenne d'Albertine en cinq temps, j'ai joué aussi dans la nouvelle saison de Mirador. Je vais tourner dans deux épisodes de Web thérapie et aussi une série jeunesse à VRAK TV qui s'intitule Lourd qui va aller en ondes en octobre.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer