Mariana Mazza: Fidèle à elle-même

Mariana Mazza offrira 12 représentations de son premier spectacle... (Archives, La Presse)

Agrandir

Mariana Mazza offrira 12 représentations de son premier spectacle Femme ta gueule à la salle Anaïs-Allard-Rousseau.

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Amélie Houle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Connue pour son franc-parler et son audace en humour, Mariana Mazza promet à ses fans de parler de choses intenses, mais de faire découvrir une nouvelle facette de sa personnalité, lors des 12 représentations de son premier spectacle Femme ta gueule cet été à la salle Anaïs-Allard-Rousseau, de Trois-Rivières.

Une chose est certaine, si l'humoriste a l'habitude de parler très vite, elle assure que son spectacle sera équilibré malgré tout. «On me dit que mes spectacles passent vite parce que c'est vrai que je parle vite, mais les gens de Trois-Rivières vont voir un côté de moi qu'ils n'ont pas toujours vu. Ils vont voir une Mariana Mazza plus émotive, avec un certain équilibre dans tout ça», avoue l'humoriste.  

Trois-Rivières est un endroit que l'humoriste apprécie particulièrement puisqu'elle n'en est pas à sa première visite. «C'est une ville que j'aime beaucoup, parce que c'est une ville avertie, avec une ambiance festive et beaucoup de cultures différentes», lance-t-elle.

Pour la série de représentations, la discipline sera au menu de l'humoriste, qui ne sera pas en vacances dans la région, assure-t-elle. «Soir après soir, spectacle après spectacle, je vais essayer de retravailler ce qui a moins bien fonctionné, donc à tous les spectacles, on va progresser.» 

Si plusieurs dates affichent maintenant complet pour ses spectacles à Trois-Rivières, ce n'est certainement pas une surprise pour la jeune humoriste. «Mes vrais fans ont déjà acheté leurs billets depuis l'annonce de la série de spectacles, mais je pense qu'en début de tournée, c'est normal d'avoir un tel engouement», précise Mariana.

Sans être un spectacle autobiographique, elle a puisé son inspiration de ce qui l'entoure et de certains passages obligés de la vie. 

«Avec les thèmes que j'aborde, toutes les femmes peuvent se reconnaître, mais les hommes vont aussi reconnaître leur blonde à travers mes anecdotes», souligne l'humoriste.

Un spectacle qui fait réfléchir

Un spectacle qui s'adresse aux 16 ans et plus et à un public averti en raison du langage utilisé. «Mon spectacle est classé 16 ans et plus, mais c'est quand même pour tout le monde qui est averti. C'est un spectacle qui s'écoute très bien, mais qui porte aussi à réflexion. Mais c'est vrai que ce n'est pas des sujets qui sont souvent abordés», explique-t-elle.

L'humoriste est consciente qu'elle a son public cible et que certaines personnes n'apprécient pas toujours son humour, mais elle avoue que ce n'est pas une préoccupation pour elle. «Plus les gens m'aiment, plus je leur en donne, mais je ne veux pas non plus que tout le monde m'aime. Je ne vais certainement pas adapter mes numéros pour eux»,

précise-t-elle.

Elle pousse même l'audace à les inviter à son spectacle. «Je les invite à venir voir un spectacle pour les faire réfléchir sur certains sujets et pour les faire évoluer», confie l'humoriste.

Plus d'ouverture en 2016?

Si la jeune femme a un style d'humour plus provocateur que certains de ses confrères et consoeurs, elle est d'avis qu'il y a quelques années, elle aurait pu faire la même chose, mais avec certaines réserves. «Avec ce genre d'humour il y a quelques années, j'aurais plus choqué les gens, mais Clémence Desrochers avait déjà ouvert les portes donc c'est moins pire. Par contre, je ne pense pas qu'il y a une ouverture plus grande chez les gens, on s'est juste habitué à ce genre d'humour. En 2016, ce n'est pas parce que ce genre d'humour est accepté que les gens sont plus ouverts», lance-t-elle.

Mariana Mazza sera en spectacle, pour 12 représentations de son spectacle Femme ta gueule, du jeudi au dimanche, du 28 juillet au 14 août, à la salle Anaïs-Allard-Rousseau.

Un métier difficile

Même si le métier d'humoriste est un domaine qui passionne la jeune humoriste Mariana Mazza, c'est une carrière qui est plus difficile que ce qu'elle en a l'air au départ, estime la principale intéressée.

«C'est un métier hyper difficile, il faut être casse-cou pour choisir cette profession, mais quand on est entouré par une bonne équipe et qu'on est passionné par ce que l'on fait, ça devient plus facile», avoue Mariana Mazza.

Un métier où il est difficile de prévoir l'issue de chaque spectacle soir après soir. «C'est difficile en tant que personne quand une soirée ne se passe pas comme on veut, c'est très difficile d'encaisser, car c'est très personnel», confie-t-elle.

Une chose est certaine, être humoriste est un métier qui est toujours présent dans la vie quotidienne de chaque humoriste. «En pratiquant ce métier, on finit par devenir passionné et l'humour fait partie de notre vie de tous les jours, c'est une partie de nous», explique-t-elle.

Si Mariana n'avait pas fait ce métier, difficile de dire vers quoi elle se serait tournée. «J'aurais sûrement fait quelque chose qui demande beaucoup d'intensité. J'aime être mon propre employeur et être maître de moi. Le fait d'avoir une réponse directe de mon travail, je trouve ça très motivant», conclut-elle.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer