Un rêve de jeunesse

L'acrobate originaire la région, Josianne Levasseur, revient au... (Andréanne Lemire)

Agrandir

L'acrobate originaire la région, Josianne Levasseur, revient au bercail pour faire partie du spectacle hommage à Robert Charlebois «Tout écartillé» du Cirque du Soleil.

Andréanne Lemire

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Amélie Houle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que la possibilité de faire partie du spectacle hommage à Robert Charlebois Tout écartillé du Cirque du Soleil semblait impossible et inaccessible, la Trifluvienne Josianne Levasseur, ancienne gymnaste, a reçu l'appel tant attendu, en mai dernier. L'acrobate de 38 ans, qui est dans le domaine du cirque depuis plus de 15 ans, pratiquera plusieurs disciplines lors des 20 représentations dont un numéro de tissus et un numéro de mât chinois.

Contactée par l'adjointe du directeur artistique, alors que toute l'équipe était préalablement choisie, Josianne avoue avoir été étonnée de recevoir cet appel. Un défi très facile à accepter et impossible à décliner, estime la principale intéressée. «Ma colocataire avait déjà une place au sein du spectacle et je me disais que moi aussi j'aimerais en faire partie, mais je savais que tout était déjà décidé, donc je n'avais pas espoir d'y participer», précise Josianne Levasseur.

Dès la réception de l'appel, l'ancienne gymnaste de 38 ans s'est mise à l'entraînement trois fois par semaine pour le mois de mai. La période des répétitions a suivi au mois de juin, exigeant des entraînement à tous les jours d'une durée minimum de deux heures. «J'ai commencé à m'entraîner par moi-même sans savoir les numéros, car le délai était très court, mais aussi pour mettre à jour mes mouvements et me mettre à jour physiquement», mentionne-t-elle. 

Lors du spectacle, l'acrobate d'expérience fera partie d'un numéro de tissus, mais aussi d'un numéro de mât chinois et comme rôle secondaire, des numéros de corde à sauter. «Lors des répétitions, j'ai un numéro complet qui a été coupé, mais puisque je participe déjà à plusieurs autres numéros, ça me crève moins le coeur», avoue l'acrobate.

Un spectacle à la maison

À quelques jours de la première représentation, la fébrilité était dans l'air pour l'athlète, mais avec une certaine sérénité de faire un spectacle à la maison. «Oui c'est un peu de pression de faire le spectacle dans ma région, mais j'ai l'habitude de faire des spectacles devant mes amis et ma famille. Je dirais que c'est plus de la fierté qu'un stress de m'exécuter devant les miens», soutient l'athlète. 

Certains éléments peuvent toutefois être plus difficile dans ce spectacle, avoue Josianne Levasseur. Elle trouve qu'il peut être ardu pour la mémoire de faire des changements de dernière minute dans les routines, puisque perfectionniste à ses heures, elle doit parfois se référer à son bagage acrobatique pour réussir à accomplir certaines prouesses.

Un rêve de jeunesse

Si le cirque fait partie de sa vie depuis plusieurs années, Josianne Levasseur sait depuis qu'elle est très jeune que c'est un métier qui la passionne. «J'ai toujours rêvé de faire du cirque après ma carrière d'athlète en tant que gymnaste. Je regardais à la télévision des spectacles du Cirque du Soleil et je me disais que c'était quelque chose que je pourrais faire plus tard», confie-t-elle. 

Gymnaste pendant plus de 10 ans, elle a fait ses débuts avec le Cirque du Soleil à 19 ans, dans le spectacle Ô, à Las Vegas.

Une période de réflexions sur son avenir a toutefois été nécessaire après quelques années dans le domaine. «J'ai eu une période de remise en question après quelques années, mais finalement j'ai continué avec des spectacles acrobatiques en plongeon, qui m'ont fait connaître plusieurs personnes du milieu du cirque», mentionne Mme Levasseur. 

Même si elle a toujours gardé contact avec le Cirque du Soleil et continué à faire quelques contrats avec eux, elle a fait le saut avec le Cirque Éloize pendant plus de 14 ans. 

Depuis deux ans, Josianne Levasseur a fait le choix de rester au Québec et de quitter le Cirque Éloize. 

En plus d'effectuer les 20 représentations avec le Cirque du Soleil à l'Amphithéâtre Cogeco cet été, l'acrobate de 38 ans fait partie d'un collectif à Montréal dans le domaine du cirque. «Ce travail c'est ma vie, je n'ai jamais connu quelques chose de différent, donc c'est normal pour moi d'avoir une vie mouvementée», conclut-elle.

Un métier qui comprend son lot de sacrifices

Si le métier d'acrobate est un rêve souhaité par plusieurs lorsqu'ils sont enfants, c'est un métier où il faut certainement faire quelques sacrifices, confie l'athlète Josianne Levasseur. 

Cete dernière vit tout de même bien avec cette facette de son travail. «Dans la vie en général, oui il y a des sacrifices à faire avec ce métier ,mais j'ai toujours vécu de cette manière, donc ce n'est pas un gros sacrifice pour moi. Dans mon cas, ce qui est le plus difficile, c'est pour les relations amoureuses où il y a le plus d'adaptation à faire avec ce style de vie», avoue l'acrobate.

Si la vie d'acrobate peut parfois être instable, difficile de dire pour le moment ce qui attend Josianne Levasseur dans les prochaines années. «Je ne sais pas, mais je vais sûrement faire quelque chose de totalement différent, peut-être même un retour à l'école», mentionne-t-elle.

Une chose est sûre pour Josianne Levasseur, pas question de faire un métier en lien avec le cirque si elle n'est pas sur scène. «Je ne vois pas encore ma place artistiquement parlant au cirque si je ne suis pas sur scène, puisque j'aime trop être sur la scène», souligne l'artiste. Elle souhaite tout de même demeurer dans le domaine le plus longtemps possible. «Si j'arrive à faire quelque chose à l'avant-scène dans le domaine, mais moins exigeant, comme être clown par exemple, on verra», sourit l'athlète.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer