Se renouveler par l'interprétation

Avec l'âge, Jean-Pierre Ferland se dit convaincu d'être... (Erick Labbé, Archives Le Soleil)

Agrandir

Avec l'âge, Jean-Pierre Ferland se dit convaincu d'être devenu un meilleur interprète. Les Trifluviens pourront le constater dimanche soir au FestiVoix.

Erick Labbé, Archives Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le 3 juillet, Jean-Pierre Ferland retrouvera un répertoire familier mais même à ce stade avancé de sa carrière, il cherche les façons de se renouveler. «J'arrive avec un tout nouveau groupe de musiciens, certains des jeunes et d'autres chevronnés. Le résultat, c'est que chaque chanson est différente. Je donne une nouvelle couleur à toutes ces chansons qui sont connues. Je ne sais pas comment la qualifier: je vais vous laisser juger.»

«En plus, je compte sur deux choristes vraiment exceptionnelles: Mélissa Bédard et Julie-Anne Saumur (la conjointe du chanteur). Les deux ensemble me font un tapis vocal assez surprenant. Une chanson, c'est l'amalgame d'un texte et d'une mélodie qui ne changent pas. Tout est dans la façon de les chanter. Si tu es triste, tu les chantes avec une pointe de tristesse que tu ne peux pas éviter. Une chanson, c'est très vivant. Ce n'est pas parce que tu les chantes mille fois qu'elles meurent: au contraire, plus tu les chantes, plus elles vivent.»

En prévision d'un spectacle offert à la salle Thompson en 2012, Ferland affirmait n'avoir jamais aussi bien chanté. Qu'en est-il aujourd'hui? «C'est encore vrai, surtout au niveau de l'interprétation. Mon phrasé change encore quotidiennement et il est plus vrai que jamais. Ma voix est encore très bonne, je suis totalement en harmonie avec elle. J'y fais attention.»

L'interprétation évolue avec l'homme mais l'amour, lui, reste le même au coeur de l'auteur. «C'est un sentiment qui est immuable. On n'évolue pas en amour. Je ne pense pas, en tout cas, à moins de vivre avec la même personne pendant des siècles. Pour moi, c'est encore primordial: je ne vis que pour ça, je n'écris que ça. C'est mon sujet favori. C'est aussi un sujet sans fin, inépuisable. En plus, si on a la chance de le renouveler et de ne pas laisser encrasser ses amours, c'est formidable.»

«Dimanche, je vais m'amuser avec mes chansons. Je trouve toujours des moyens de les moderniser et de leur donner un nouveau souffle. Je pense à Swinger votre compagnie: certains jeunes pensent qu'ils ont inventé le rap mais j'en faisais bien avant leur naissance. J'ai beaucoup de plaisir à la refaire: je vois le sourire sur les visages dans le public. C'est la preuve que j'évolue encore musicalement.»

Que personne ne s'inquiète, l'homme qui savait parler aux femmes reprendra plusieurs de ses classiques que le public ne supporterait pas de ne pas entendre: T'es belle ou Une chance qu'on s'a sont au programme. «Y'aura de vieilles affaires et des moins vieilles. C'est l'avantage d'avoir duré: ça me donne un répertoire intéressant.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer