Les ambitions d'un événement majeur

Le directeur général du FestiVoix, Thomas Grégoire.... (Stéphane Lessard)

Agrandir

Le directeur général du FestiVoix, Thomas Grégoire.

Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si le sort du FestiVoix a fait l'objet de beaucoup de discussions avec l'arrivée de Thomas Grégoire à sa tête et surtout, l'apparition dans le paysage de l'amphithéâtre Cogeco, il apparaît de plus en plus incontestable que l'événement est là pour demeurer sous sa forme actuelle au moins pour quelques années.

La direction peut donc se concentrer sur son développement avec un succès qu'il est difficile de nier. En 2015, le FestiVoix a établi un record de ventes de passeports et la prévente de 2016 indique qu'on a écoulé plus de passeports qu'à pareille date l'an dernier. Le directeur général est donc en droit de rêver à une vente record de passeports quand l'événement se mettra en branle le 24 juin prochain.

«Même si l'événement est bien rodé, ça reste un nouveau défi à chaque édition, nuance-t-il. Le plus grand danger qui nous guette, c'est de sous-estimer ce défi et de s'asseoir sur nos lauriers. Nous vivons une dynamique de croissance qui nous oblige à nous renouveler constamment et à nous distinguer pour augmenter notre notoriété dans la région mais aussi et surtout à l'extérieur.»

Les clés? «Une direction artistique ambitieuse, des scènes différentes et bien identifiées mais aussi le caractère unique que lui confèrent ses lieux. La façon que nous avons d'habiter le Vieux Trois-Rivières et sa richesse patrimoniale en ayant toujours une fenêtre sur le fleuve est unique et c'est un attrait majeur pour les touristes. On travaille chaque année à améliorer le confort des différents sites tout en demeurant fidèle à notre principe d'accessibilité: ça fait quatre ans que nous n'avons pas augmenté le prix de nos passeports qui demeure à 49 $.»

Grégoire a une vision pour le développement du FestiVoix et il voit de plus en plus un événement servant de plate-forme à différentes disciplines artistiques. «On va déjà voir cette année une installation visuelle dans le tunnel sous le parc portuaire. On veut que le public vive une expérience de plus en plus complète. On a le souci d'intéresser notre public à d'autres formes d'art en complément de notre mission première. Trois-Rivières regorge de richesses architecturales et artistiques qu'on veut mettre en valeur.»

En terme d'aménagements et dans une volonté de donner une personnalité bien marquée et forte à chaque site, la scène du Manoir de Niverville sera revampée dès cette année et son identité mieux affirmée. Une nouvelle scène apparaît avec l'utilisation du hangar no. 1 du port trifluvien pour y accueillir des chorales alors que de l'autre côté de la grande scène, un site gratuit sera de nouveau aménagé au parc portuaire, au bout de la rue des Forges, pour des spectacles familiaux. Sur la rue des Forges même, la scène des Voix publiques viendra divertir les passants. La scène de la cour du Monastère des Ursulines engorgée par sa popularité sans cesse grandissante au cours des dernières années pourra accueillir 800 personnes de plus que l'an dernier. On va créer de l'espace en reculant la scène. «Nous allons intégrer le Regroupement des Événements Majeurs Internationaux et il est clair dans notre esprit que nous voulons faire partie des grands événements dans la province, clame Thomas Grégoire. Nous travaillons fort à améliorer notre notoriété et notre image de marque. Nous nous sommes professionnalisés au fil des années. Moi, depuis huit ans que j'y suis, j'ai vu une grande différence. Nous avons conservé la volonté d'innover et d'être créatifs mais avec une constante rigueur dans l'organisation. Il ne faut pas oublier que 80 % de notre financement est privé. Le soutien de la Ville de Trois-Rivières est un levier très apprécié et essentiel pour nous permettre d'aller chercher de l'argent de partenaires de la région comme de l'extérieur. C'est de l'argent qu'on amène dans la région et qu'on dépense ici. C'est important.»

Partager

À lire aussi

  • Le FestiVoix en cinq moments

    Week-end

    Le FestiVoix en cinq moments

    Nous avons demandé à Thomas Grégoire de nous identifier cinq moments forts de l'édition 2016 du FestiVoix. Avec plus de 100 spectacles sur 13 scènes... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer