Francine Brunet lance son deuxième roman Le géant

Francine Brunet habite en Haute-Mauricie depuis quelques années.... (Audrey Tremblay)

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Francine Brunet habite en Haute-Mauricie depuis quelques années.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) L'auteure originaire du Cap-de-la-Madeleine, Francine Brunet, a choisi de s'installer en Haute-Mauricie il y a déjà quelques années. Comme dans son premier roman, les références physiques et culturelles à cette terre d'accueil sont nombreuses dans son plus récent roman Le géant.

Le géant c'est Victor Scarpa, le personnage principal. Un trucker de 6 pieds et 7 pouces qui porte bien son titre. Un drame familial touchera ce féru de littérature, sa compagne Franie, herboriste d'origine atikamekw, leur fille Babal et la fille de Victor issue d'une autre union, calculatrice prodigue et ado en déséquilibre, Rosie.

Il est question dans Le géant de truck-stop, de filiation, de clubs de lecture et de culture.

Dans l'histoire qu'elle raconte, l'auteure aborde la culture atikamekw qu'elle admire notamment pour sa langue. «Je suis un peu pro pour eux autres! Je trouve qu'ils en ont assez bavé. C'est le fun qu'on en parle et c'est quelque chose qui m'intéresse», explique Francine Brunet.

Évidemment à travers le club de lecture, on fait référence à plusieurs livres de sphère très différentes. Un éloge à la littérature.

«Je veux que les gens lisent alors si ça peut susciter le goût de la lecture à quelqu'un! J'ai lu des livres populaires, j'ai lu des livres plus compliqués, j'ai lu des livres qu'on ne comprend rien, mais qu'on finit pareil... C'est évident que j'aime la lecture», soutient Francine Brunet.

«J'avoue que j'ai essayé de me diriger vers des lectures masculines que j'avais. J'ai consulté mes amis de gars pour savoir ce qu'ils aimaient le plus», ajoute-t-elle.

Parce que, faut-il le mentionner, le club de lecture est formé de truckers. Ce club a été inspiré d'ailleurs par une tranche de vie de l'auteure. «Avec mon chum, on a fait beaucoup d'expositions. C'est un artisan-verrier. On allait à New York, à Philadelphie... Quand on s'arrêtait sur la route, on arrêtait dans des trucks-stops pour manger. C'est un peu la seule place où ils voient du monde, ils sont souvent seuls. Ça me captivait la vie de trucker», raconte-t-elle.

«À un certain moment, j'ai vu un étalage avec des cassettes et là, on m'a dit que c'était des livres qui étaient enregistrés». C'est là qu'elle a commencé à s'intéresser au phénomène et que l'idée du club de lecture a germé. «Ça ne se pouvait tellement pas, que ça m'a séduite», lance l'auteure.

Ceux qui ont lu le premier roman Le nain seront sûrement contents de retrouver certains personnages, même s'il ne s'agit pas d'une suite. «Il y a des personnages qui viennent faire une petite trempette. Par contre, si les gens n'ont pas lu Le nain, ce n'est pas grave. Ils vont se retrouver quand même. S'ils ont lu Le nain, ils vont probablement faire des liens que d'autres ne feront pas. C'est comme si on croisait une connaissance»

Au final, le géant représente beaucoup pour l'auteur qui soutient être de plus en plus en confiance.

«Au niveau littéraire, c'est plus fluide. Je me suis moins censurée. Je l'ai arrangé comme je pensais et ç'a marché. Ça m'a donné confiance. Chaque fois que le je vois, je n'en reviens pas, c'est mon géant. Quand tu rêves de ça depuis que tu es jeune, c'est quelque chose», avoue Francine Brunet.

L'auteure planche déjà sur ton troisième roman et probablement pas le dernier puisqu'elle affirme qu'elle a encore «la tête pleine d'idées».

Abolition du poste de bibliothécaire

Le Nouvelliste a profité de son entretien avec l'auteure pour la questionner sur l'abolition du poste de bibliothécaire par les autorités municipales. «Je trouve ça inconcevable», lance-t-elle sans hésiter.

«Quand je l'ai rencontré, je lui ai parlé de mon livre qui se passait à La Tuque (Le nain). [...] Il était tellement gentil. Il se fendait en quatre, tellement que j'avais l'impression d'être une impératrice»

Elle s'explique encore mal comment la Municipalité peut se permettre de perdre un homme comme ça.

«Plus j'apprenais à le connaître plus je trouvais qu'il avait beaucoup d'érudition. Je suis tombée en bas de ma chaise quand j'ai appris la nouvelle. [...] Ils vont séparer ses tâches avec les gens qui travaillent là. Je n'ai absolument rien contre eux, mais ils n'ont pas la compétence et le profil de ce gars-là. Il était vraiment dédié», a conclu Francine Brunet.

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