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Claire Mayer est derrière le Festival international de... (Sylvain Mayer)

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Claire Mayer est derrière le Festival international de Danse Encore.

Sylvain Mayer

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Année après année, Claire Mayer se donne le défi de maintenir le niveau qualitatif du Festival international de Danse Encore et le succès de l'événement indique qu'elle y arrive malgré les contraintes budgétaires et les subventions qui diminuent.

Un des trucs derrière ce grand tour de magie, c'est que le talent attire le talent. «Les compagnies de haut niveau qui viennent ici aiment l'événement et ils nous pistonnent vers d'autres troupes dont ils savent qu'ils aimeraient prendre part au FIDE.»

Et qu'aiment-ils donc tant? «Il y a l'accueil qui y est pour beaucoup. On a un festival de haut niveau dans une petite ville où tout est concentré sur un petit territoire: les scènes, les restos, les hôtels, les salles de cours, etc. Bien sûr, il y a l'atmosphère générale, le public qui est tellement plus enthousiaste que dans de nombreux autres événements. Ici, les gens aiment la danse et ne se gênent pas pour l'exprimer; les danseurs adorent ça.»

«Un autre point, c'est qu'on est une occasion privilégiée pour des danseurs extraordinaires de côtoyer d'autres danseurs extraordinaires. Lors du premier gala, on les voit habituellement séparés en petits groupes. Dès le lendemain soir, tout le monde est dans un même groupe et ils se réunissent pour admirer et acclamer le travail les uns des autres. Et puis, avec la variété qu'on présente, ils ont l'occasion d'être en contact avec des artistes qu'ils ne fréquentent pas normalement. Dans tout ça, il y a une chimie qu'on voit rarement dans le milieu de la danse.»

Il n'y a pas que les danseurs qui vivent de grandes émotions au FIDE. Claire Mayer et sa petit troupe de travailleurs tiennent le Festival à force de labeur acharné; leur récompense, ce sont les réactions du public mais aussi ces moments de grâce qu'ils vivent eux aussi comme spectateurs lors des représentations. «Je pleure souvent lors des spectacles parce que c'est ma grande récompense, dit la grande patronne. On travaille tellement fort et on vit tellement de frustration au cours de l'année avec les subventions qui diminuent, les coupures à effectuer, les imprévus, les embûches, etc. Mais quand des artistes fabuleux nous offrent des performances d'un si haut niveau, c'est notre récompense. Quand, en plus, ils nous disent en partant à quel point ils aiment notre festival et qu'ils veulent absolument revenir, on ne peut faire autrement que d'être émus.»

Après plusieurs années à gérer les coupures et la décroissance, la directrice générale affirme qu'à partir de l'édition de cette année, elle va entreprendre une ère de croissance du FIDE. «On a coupé ce qu'on pouvait couper, on n'a plus de dettes et on a établi une base solide. On va pouvoir gérer la croissance de l'événement pour les années qui viennent. Ça fait du bien!»

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