Prendre racine pour mieux essaimer

Le monde des livres n'a rien perdu de... (François Gervais)

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Le monde des livres n'a rien perdu de sa magie pour la directrice générale du Salon du livre de Trois-Rivières Julie Brosseau, à gauche, et la coordonnatrice de la programmation Éveline Charland.

François Gervais

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est sous le thème des racines que se déploiera le 28e Salon du livre de Trois-Rivières à partir du mercredi 16 mars jusqu'au dimanche 20. Le thème n'est pas anecdotique pour la directrice générale Julie Brosseau qui a pour mandat d'arriver à renouveler, année après année, un événement profondément implanté dans le paysage culturel trifluvien ce qui augmente toujours le risque de sclérose.

Or, certains s'en étonneront, la tâche n'est pas si ardue. «C'est que le monde de la littérature lui-même se renouvelle constamment en fonction de tendances, de l'actualité et de l'industrie même de l'édition. Les publications récentes fournissent beaucoup de matière et comme les auteurs invités ne sont jamais les mêmes d'une année à l'autre, l'événement est à chaque année différent des précédents. Également, le seul choix de la thématique a un gros effet sur l'orientation du Salon parce qu'il influence la nature de nos activités.»

«Cette année, je trouve que le Salon se caractérise par de beaux et profonds sujets de réflexion qui trahissent peut-être les débats de société qui nous préoccupent tous mais comme toujours, nous faisons un effort particulier pour faire du Salon une véritable fête.»

Depuis plusieurs années, les organisateurs du Salon du livre ont cherché à sortir des ornières traditionnelles pour que l'événement offre à ses visiteurs une véritable expérience. Ça explique notamment la multiplication des activités hors les murs et dans des contextes étonnants à l'occasion. Comme quoi la littérature est partout chez elle.

«Un Salon, explique Éveline Charland, coordonnatrice à la programmation, ce sont des rencontres, des échanges d'idées, du plaisir. C'est l'occasion de partager avec les auteurs non seulement leurs mots mais aussi leurs émotions parce que les rencontres nous amènent souvent là. Un Salon, c'est le contraire de la dépersonnalisation. En cette ère numérique, les rencontres humaines ont encore leur place et c'est dans cet esprit qu'on l'organise.»

Ni la directrice générale, ni la responsable de la programmation ne croit à une forme d'affaiblissement de la littérature, faute de lecteurs trop absorbés par les sollicitations pressantes de notre monde dominé par les images et le son. «Les gens lisent encore énormément et le livre est bien vivant, commente Julie Brosseau. Le plus encourageant, c'est l'avenir: on reçoit énormément de jeunes au Salon, année après année. Ce n'est pas pour rien qu'on a des activités réservées aux écoliers: c'est là, chez les plus jeunes, que ça doit commencer et ils sont très intéressés. Ce qu'on constate, c'est qu'il y a une période, entre 16 et 25 ans, disons, où la lecture perd du terrain. C'est pour ça qu'on va à la rencontre de cette clientèle et quand on présente des activités à l'UQTR, par exemple, eh bien, c'est plein à chaque fois.»

Ce côté bicéphale du Salon est devenu une image de marque. Jamais plus le Salon ne se limitera à un seul et unique lieu, mais il y aura toujours un point central de rendez-vous. Comme l'événement appartient à toutes les catégories de la population, il appartient également à toutes sortes d'intervenants: les auteurs, bien sûr, mais également les éditeurs, les librairies. «Ce sont des partenaires essentiels, poursuit la directrice générale. C'est important pour eux de présenter leurs livres au public et d'en vendre. Or, il s'en vend encore et toujours beaucoup à travers le Salon.»

«Bien sûr, on veut essaimer, aller un peu partout à la rencontre des publics et même à certains endroits où on ne s'attend pas nécessairement à nous trouver. Mais en même temps, on veut que le public vienne au Salon rencontrer les auteurs, voir ce qui se publie, en discuter, partager leurs plaisirs de lecture.»

«Ce qu'on veut et je sais qu'on y arrive, c'est qu'à un moment déterminé dans l'année, le livre soit la vedette à Trois-Rivières. Que ce soit le centre d'intérêt, le gros sujet de conversation. On veut que tout le monde, autant les lecteurs que ceux qui produisent des livres, nous quittent en se sentant comblés d'y avoir simplement participé.»

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