Donner deux heures de plaisir au public

David Jalbert aime ce qu'il fait et ça... (Olivier Croteau)

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David Jalbert aime ce qu'il fait et ça paraît autant en entrevue que lors de ses spectacles.

Olivier Croteau

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) S'il faut qualifier David Jalbert en un mot, c'est généreux qui vient immédiatement à l'esprit. S'il est aussi prolixe en spectacle qu'en entrevue, ceux qui iront le voir à la Maison de la culture le 5 mars prochain en auront pour leur argent.

Au départ, il a l'avantage de pouvoir compter sur un répertoire déjà vaste pour élaborer une liste de chansons. Son parcours n'a pourtant pas été si long puisqu'il remonte à 2008, mais il est est jalonné par quatre albums dont les deux premiers ont atteint des ventes exceptionnelles de plus de 50 000 copies.

Ça s'explique probablement par le don que possède David Jalbert pour écrire des chansons qui s'impriment rapidement dans la tête. Et comme en plus, elles tournent pas mal à la radio, l'auteur, compositeur a sa légion de fans. Sans compter que ses textes reflètent avec justesse la réalité des gens ordinaires tout en manifestant l'habileté évidente de l'auteur à trouver des images éloquentes qui s'imposent à l'esprit.

Pourtant, il n'avait pas dès le départ tous les atouts dans la main. «Ce n'est pas évident de faire ta place quand tu n'as pas passé par des filières comme La voix ou Star Académie, explique-t-il. Et je n'avais pas un gros producteur pour me soutenir par de puissantes campagnes de marketing et me négocier des apparitions à la télévision ou ailleurs. J'ai travaillé au pic et à la pelle mais je n'ai aucune raison de me plaindre. J'ai été chanceux parce que quand je suis arrivé, le marché était moins saturé qu'aujourd'hui. Je me considère extrêmement privilégié de pouvoir faire vivre ma famille à travers ce que j'aime le plus: ma musique. J'adore la scène, j'adore chanter: c'est aussi simple que ça!»

David Jalbert est un produit de la vieille école, en quelque sorte. Pour lui, le succès est la résultante bien plus du travail que du talent. «J'ai trop vu d'auteurs, compositeurs et interprètes super talentueux en arracher parce qu'ils se fiaient que les choses viendraient par elles-même. À une certaine époque, je présentais plus de 150 spectacles par année dans toutes sortes de conditions. Ça marchait bien mais je courais après le bonheur. Pourtant, je me sentais aussi vide qu'au premier jour de ma carrière. Aujourd'hui, j'ai trois enfants et autant que possible, je vais les chercher chaque jour à l'école. Je me limite désormais à environ 80 spectacles à chaque année parce que je veux passer du temps en famille. Mais pour chaque spectacle, je me donne à fond.»

Même si ses mélodies se nichent dans un coin de notre tête, David Jalbert soutient qu'il se considère d'abord et avant tout comme un amoureux des mots. «C'est ce qui vient en premier pour moi. J'ai besoin des mots. Écrire des textes, c'est thérapeutique pour moi. Ma vie n'a pas toujours été facile et écrire m'a beaucoup aidé. Si, à chaque représentation, je peux rejoindre quelques personnes qui se reconnaissent intimement dans mes textes, ça me fait du bien.»

«Aujourd'hui que j'ai trouvé le bonheur, je considère qu'un spectacle est une occasion idéale pour donner du bonheur aux gens. Ma méthode est simple: je cherche à les amener à chanter avec moi. Je suis dynamique, je bouge beaucoup sur scène, j'occupe tout l'espace; pas question que les gens restent indifférents les bras croisés. Je vais chercher les plus gros succès de mes quatre albums et je donne aux gens ce qu'ils veulent entendre parce que j'aime encore toutes les chansons que j'ai enregistrées.»

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