Cap sur une carrière internationale pour David Thibault

David Thibault se produira mercredi au Festival western... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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David Thibault se produira mercredi au Festival western de Saint-Tite et le 10 octobre au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières.

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Linda Corbo
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Tout a commencé il y a un an et demi par une vidéo virale. Blue Christmas, dans la voix de David Thibault, allait créer un petit effet choc, une onde qui gagnera rapidement 11 millions de visionnements et qui frappera l'imaginaire, faisant chavirer au passage le destin d'un jeune homme de 16 ans qui était loin de se douter de la suite.

À Saint-Raymond de Portneuf, David Thibault a vu sa vidéo prendre cette trajectoire surprenante et a apprécié l'aventure, sans penser qu'un an plus tard, son histoire allait le mener dans les studios d'Ellen Degeneres, en Californie, dans ceux du Today Show à New York, puis sur le plateau de l'émission The Voice en France en compagnie des «coachs» Mika et Florent Pagny. Il était loin d'imaginer qu'il se retrouverait cet été sur les planches du Zénith à Paris, et encore moins qu'il prendrait part à la première partie du spectacle de Johnny Hallyday lui-même, son idole. 

Accoudé au comptoir du Café Morgane de Trois-Rivières, le jeune homme relate cette tournée de deux mois en France où, avec les sept autres finalistes et demi-finalistes de The Voice, il s'est produit dans 19 villes et devant des auditoires de 3500 à 6500 places. «J'ai pris beaucoup d'expérience de scène avec cette tournée-là.» Selon lui, le meilleur public se situe toutefois à Beyrouth, au Liban. C'est à cet endroit qu'il a vu devant lui sa toute première fan en pleurs. «Elle criait mon nom et tout... C'était la première fois que ça m'arrivait. C'était comique», sourit-il.  

Pour David Thibault, le verdict est clair. Il y aura eu un avant et un après The Voice. «En disant oui à cette émission, je voulais montrer que je pouvais faire autre chose que du Elvis.» Ce qu'il a fait en interprétant des chansons de Avicii (Wake me Up), Michael Jackson et même Beyonce. Autant Florent Pagny lui a apporté l'élan du début, autant Mika lui a permis d'essayer autre chose que le ton Elvis, dit-il. «Je crois que c'est mission accomplie. Avec Mika, j'ai pu faire entendre ma propre voix, présenter mon propre style, tout en étant plus moderne pour aller chercher le maximum de personnes.»  

C'est l'équipe de l'émission française qui l'a approché, après avoir visionné sa vidéo virale. Or, au départ, il y a eu petite confusion, raconte le jeune homme. «Au début, ils pensaient que j'avais 13 ans et ils me contactaient pour participer à The Voice Kids....»

Quand ils ont rectifié l'erreur et l'ont invité sur l'émission pour adultes, il a d'abord eu la frousse, avant de prendre le parti d'y aller sans attente. «J'ai procédé étape par étape et, à chaque fois, je passais... Mon but, c'était surtout d'être demi-finaliste pour faire la tournée.» 

C'est au fil de ces étapes qu'il a réalisé qu'il voulait désormais chanter toute sa vie. N'empêche qu'au départ, son aventure a connu quelques moments de grande solitude. «C'était un choc. C'est la première fois que je partais tout seul comme ça...» Il est arrivé à Paris le 20 mai, la veille de ses 18 ans, qu'il a donc célébrés là-bas. «Je vais toujours me souvenir de ce 18e anniversaire...», sourit-il.  

Autrement, l'aventure française s'est avérée parfaite jusqu'au jour de son retour, où il a joué de malchance cette fois. À l'aéroport de Paris, Thibault a malencontreusement manqué une marche dans les escaliers, entraîné par une valise assez lourde. «Au début, je pensais pouvoir me rattraper... C'est comme si je flottais par-dessus les marches, mais rendu au bout, je suis tombé directement sur le genou.» Ce qui lui a valu trois fractures à la rotule et des béquilles.    

Il faut dire qu'actuellement, les choses vont vite pour lui. «J'ai toujours rêvé de faire ça, mais il est certain que parfois, dans le tourbillon, je peux être perdu de temps en temps. Puis je me replace. Je suis très bien entouré alors je n'ai rien à craindre. Je suis confiant pour l'avenir et très content de ce qui m'arrive. Mon but, c'est de faire des spectacles et de toucher les gens qui viennent m'entendre. Je fais ça pour ça, en fait.»

Cet automne, il se concentrera sur le Québec et se produira à deux reprises en Mauricie, dont un rendez-vous au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières, le 10 octobre. Mais tout d'abord, il sera à Saint-Tite mercredi, où il offrira son show d'Elvis. Il travaille toutefois sur un nouveau spectacle qui comportera une partie Elvis, et une autre qui couvrira les chansons qu'il a interprétées à The Voice.

Avec la découverte d'Elvis, David Thibault a poursuivi... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 2.0

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Avec la découverte d'Elvis, David Thibault a poursuivi sa culture musicale sur les traces des Ray Charles, Jerry Lee Lewis et compagnie. 

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Un premier album en route

Quelques semaines à peine s'étaient passées après The Voice quand David Thibault a  commencé son travail pour concocter son tout premier album, qu'il enregistrera en France avec Universal Music, qui sera majoritairement francophone et doté entièrement de chansons originales. On pense à une sortie cet automne, mais aucune date officielle n'est encore avancée. L'artiste souhaite prendre le temps qui se doit.

«Tant que je ne serai pas satisfait, je ne veux rien sortir, sinon je vais le regretter le restant de ma vie. C'est moi qui vais défendre les chansons par la suite alors je veux être sûr de mon coup.»

Actuellement, ils en sont au choix des chansons, qui devrait inclure trois ou quatre de ses propres textes, souhaite le jeune homme. «Il est important d'avoir ma trace sur cet album-là», dit-il, soulignant qu'il a toujours aimé écrire des poèmes et qu'il utilise aujourd'hui la même méthode en chansons sur ce qui l'inspire, notamment les thèmes reliés à l'amour et au tourbillon qu'il vit présentement.

Côté musique, il entend visiter un genre assez moderne tout en gardant le côté «vintage» qui relève de ses influences premières, les années 1950 et 60, celles qu'il préfère, explique-t-il. «Dans ce temps-là, on pouvait faire un hit mondial avec seulement trois ou quatre instruments. J'aime la rythmique et la simplicité de ces années-là.  Aujourd'hui, je trouve qu'il y a beaucoup d'électronique, beaucoup trop de choses pour rien», dit-il. «J'aimerais trouver le parfait mélange entre le moderne et l'ancien.» 

Elvis

C'est lors de la maladie de son grand-père, en 2008, qu'il a découvert Elvis. David Thibault n'avait alors que 11 ans. «Quand nous allions le voir à l'hôpital, ma mère mettait souvent un album d'Elvis dans sa chambre et après sa mort, je me suis mis à écouter le même album. C'était la première fois que j'écoutais vraiment les paroles et ça a été un coup de foudre.» Ses découvertes ultérieures sur le profil du King n'ont fait que confirmer cette affection. «J'aime sa personnalité, son sens de l'humour, son charisme et sa voix, bien sûr.» 

À cet âge, il ne savait pas encore qu'il ressemblait physiquement à son idole, mais déjà, il grattait la guitare. C'est d'ailleurs par mimétisme qu'il a débuté. «Ma mère m'avait acheté le DVD d'un de ses spectacles. Je regardais comment Elvis plaçait ses mains sur sa guitare et je l'imitais», note-t-il, sourire en coin.

«Au début, quand je donnais des mini-shows dans le sous-sol chez moi avec ma mère et ma grand-mère, je faisais du lipsync. Mais elles trouvaient que j'avais une voix quand même assez basse pour mon âge, alors j'ai essayé. Je n'avais jamais suivi de cours de chant et ce n'était pas beau comme aujourd'hui, mais je chantais pas mal tous les jours dans ma chambre et j'ai commencé à aimer ça.» 

La suite a été provoquée au moment de cette invitation en provenance de Paris pour honorer The Voice. Aujourd'hui, dans la lancée de cette émission, David Thibault vise l'Europe, mais le jeune homme ne s'en cache pas, il rêve aussi de gagner un jour les États-Unis.

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