Ginette Reno à l'Amphithéâtre Cogeco: «Ça va être tellement beau»

Ginette Reno montera sur les planches de l'Amphithéâtre... (Photo: La Presse)

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Ginette Reno montera sur les planches de l'Amphithéâtre Cogeco le weed-end prochain à l'occasion du spectacle 100, Avenue des Draveurs.

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Samedi et dimanche prochains, Ginette Reno montera sur les planches de l'Amphithéâtre Cogeco pour l'une de ses rares apparitions cette année. À part ce rendez-vous à Trois-Rivières où elle honorera le spectacle 100, Avenue des Draveurs, elle ne chantera qu'à une autre occasion, pour aider les jeunes défavorisés dans le cadre d'un spectacle qui se déroulera au sein d'une église, en décembre. Pour elle, Trois-Rivières constituait toutefois une destination incontournable cette année, elle qui se promet de savourer chaque minute de musique que lui offrira l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières qui, à son grand bonheur, l'accompagnera lors de ces deux soirées.

«Ça va tellement être beau!», s'exclamait-elle la semaine dernière au bout du fil. «Quand je chante avec un orchestre symphonique, j'en ai toujours pour un petit bout de temps à m'en remettre... Je ressasse tout ça dans mon esprit, j'entends encore l'orchestre et les violons dans ma tête, et ça me fait tellement de bien. Je m'émerveille à chaque fois», souffle-t-elle.

À 69 ans et avec plus de 55 ans de métier, Ginette Reno affirme que les planches lui font encore le même effet, tout comme sa ferveur pour la musique ne s'est jamais estompée. «Quand je monte sur la scène, c'est toujours comme la première fois. Toujours», affirme-t-elle. «J'ai demandé un jour à Dieu si je serais capable de m'en passer et il m'a quasi répondu non. Ça va être de même tout le temps», observe-t-elle. «J'ai essayé de comprendre pourquoi c'était comme ça, j'ai même écrit là-dessus, et j'ai arrêté. Je n'essaye plus de comprendre.»

Les sensations reliées à la musique demeurent, mais ses préférences diffèrent. «Avant, j'aimais beaucoup mes montées d'adrénaline, je trouvais ça l'fun, c'était comme un buzz, mais maintenant j'aime moins ça... Je préfère mes baisses» remarque-t-elle. Après un spectacle, elle savoure le retour au calme après les grands frissons et elle attribue cette préférence à la maturité qui vient avec l'âge. «C'est un bien-être qui ne s'explique pas. C'est juste bon, comme après avoir fait l'amour. T'es bien et c'est tout», rigole-t-elle.

À Trois-Rivières, Ginette Reno a choisi d'interpréter cinq chansons et non les moindres. Pour ce public trifluvien, ville qui a été témoin de ses débuts de carrière quand elle avait à peine 13 ans, elle veut offrir ses incontournables, que l'on pense à Je ne suis qu'une chanson, Un peu plus haut, Ceux qui s'en vont, Fais-moi la tendresse et L'essentiel. «Au fond, ce sont celles qui sont les plus importantes dans ma carrière», dit-elle. D'ailleurs, la dame n'est pas du genre à bouder ses classiques. Pour elle, interpréter la même chanson depuis tant d'années constitue un moment unique à chaque fois, dit-elle, selon l'humeur de la foule et du moment. «Et à Trois-Rivières, je vais tellement être heureuse, ça va tellement être du gros bonheur, que les chansons ne seront pas chantées de la même manière.»

Le rendez-vous peut constituer un baume sur l'année 2014, qui avait débuté par une crise cardiaque en février pour se terminer en décembre par un virus tenace, l'obligeant à annuler trois concerts de Noël au Capitole de Québec. Depuis janvier, 2015 est davantage une année de récupération, observe-t-elle, ajoutant qu'elle goûte aussi à une période de belles prises de conscience. «Cette année, j'ai des poussées de croissance énormes.»

Ginette Reno s'imite quand elle se parle à elle-même et qu'elle se fait la leçon. «Tu veux de l'amour, ma pitoune? Alors donnes-en!», répète-t-elle. «C'est comme si j'ai décidé de donner le plus d'amour possible et aujourd'hui, je regarde le monde autrement, je regarde les gens en sentant leur âme.» Et elle aime beaucoup, d'autant plus qu'elle réalise aujourd'hui à quel point même dans le tourbillon de sa célébrité, elle s'est isolée toute sa vie, par protection. «Là, il y a quelque chose qui se passe et c'est plus doux», se réjouit-elle. «C'est beaucoup plus doux...»

La chanteuse présente son profil d'auteure

Voilà un long moment déjà que Ginette Reno promet de publier son autobiographie, un bouquin sur lequel elle travaille depuis plusieurs années, pour lequel elle a repris le travail dernièrement, et qui sortira assurément, dit-elle, sans savoir quand. Pour le moment, un autre livre s'est glissé sous sa plume et a damé le pion à sa biographie, un livre qu'elle a traduit elle-même de l'anglais au français et qui sera publié en octobre aux Éditions Michel Lafon.  

En anglais, le livre s'intitule The Book of Light et est signé par l'auteure Alexandra Solnado alors qu'en français, il sera tout bonnement traduit Le livre de la lumière. Ginette Reno a découvert ce bouquin en Floride. «J'ai ma librairie préférée là-bas et je m'assois toujours à la même place dans la section des livres spirituels, psychologiques et thérapeutiques et je demande à Dieu: trouve-moi un livre», raconte-t-elle. «À un moment, il y a ce livre qui ressort de la tablette et en sous-titre, il était écrit: Demandez au ciel et le ciel vous répondra. Je me suis dit: pourquoi pas? J'ai une couple de questions pour lui, justement.»

Non seulement elle a aimé ce livre, mais elle a eu envie de le partager. «À date, j'en ai acheté deux caisses, j'en ai donné à tout le monde et il est devenu mon livre de chevet. J'ai eu du fun avec ça...» Si bien qu'un jour, elle a franchi une étape supplémentaire. Ginette Reno a écrit à Alexandra Solnado et lui a demandé l'autorisation de traduire son livre pour le vendre au Québec, proposition que l'auteure a adoptée, à condition qu'une maison d'édition de France embarque dans le projet.

La suite relève du plus grand des hasards, raconte Mme Reno. Trois jours plus tard, Michel Lafon téléphone chez elle. «Lui, il veut ma biographie. Il me l'avait demandée déjà il y a quatre ans et voulait savoir ce que ça me prenait pour venir en France... C'est drôle pareil, trois jours après! Alors je lui ai parlé du livre de la lumière et il a acheté les droits», s'exclame-t-elle. «Je sais pas trop où le Bon Dieu m'envoie avec tout ça, mais là, il y a quelque chose qui se passe...» Le livre sortira donc au Québec et outre-mer. «Après la sortie au Québec, je m'en vais dans les Europe! Je vais aller faire les nouvelles et tout», rigole-t-elle.

Voilà qui ne compromet en rien son désir de publier éventuellement son autobiographie. À ce jour, elle a cumulé 400 pages. «Il me reste à tout replacer ça ensemble.» Ce qu'elle fera en procédant par grands thèmes, histoire de raconter toutes ses histoires d'avocat en un chapitre, toutes ses histoires d'argent dans un autre, et ainsi de suite. Ses histoires de sexe y passeront. «Toutte», scande-t-elle. «Ça pourrait s'appeler Ginette de A à Z. Il y a bien des affaires que vous allez apprendre dans mon livre, des choses qui sont très dures et d'autres qui sont très drôles... Ça va être un livre dérangeant.»

Outre ces deux livres, elle compte aussi poursuivre le travail sur son prochain album, qui sera en anglais celui-là, comme elle l'a déjà annoncé. «Je vais y regrouper toutes les chansons que j'ai aimées quand j'étais jeune. Ce sont les plus belles chansons en anglais au monde», considère Ginette Reno, en citant notamment les pièces The Way We Were, Always On My Mind, Feeling et My Man, entre autres.

Mais encore, on la verra aussi un peu au petit écran cette année puisqu'on nous réserve sa présence dans le tout dernier épisode de la prochaine saison de la comédie La Théorie du chaos. Elle y incarnera Claude, l'ex-femme de Carol (Michel Côté), qui souhaite se remarier. Elle vient donc revoir son ex qui, lui, fera tout pour ne pas les signer, raconte-t-elle. «Vous allez voir que je suis méchante!!!» Mais elle a adoré l'expérience. «Je me suis dit que si on me fait passer à la fin, c'est peut-être que je vais revenir la saison suivante?...» À suivre.

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