Le FestiVoix en sept rendez-vous

À sa première année à la direction générale... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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À sa première année à la direction générale du FestiVoix, Thomas Grégoire est choyé par la qualité et la densité de la programmation 2015. Pratiquement chacune des neuf soirées de l'événement se décline comme un parcours musical cohérent.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Lors d'une des nombreuses conférences de presse ayant servi à dévoiler, morceau par morceau, la programmation du FestiVoix 2015, le directeur général Thomas Grégoire a expliqué que cette année, les responsables de la programmation ont fait preuve d'audace et pris des risques malgré le climat d'incertitude qui planait sur les événements publics avec la baisse annoncée des subventions en provenance, notamment, des sociétés d'État.

Or, il semble que ces risques ont payé. Non seulement la programmation apparaît comme particulièrement étoffée avec la multiplication de spectacles d'artistes d'envergure, mais cette programmation semble avoir convaincu le public qui aurait, aux dires de Thomas Grégoire, acheté un nombre record de passeports en prévente.

«C'est sûr que le succès d'un festival, ça tient d'abord et avant tout à sa programmation, analyse le directeur général. On vend aux clientèles de l'extérieur l'expérience du FestiVoix avec la qualité des sites, leur proximité, la variété, mais le coeur de l'événement, Ça reste toujours les spectacles. Notre comité de programmation a fait un travail extraordinaire et on a été agressifs si bien que nos plans A ont presque tous fonctionné et à 90 %, je dirais, on a eu précisément les artistes qu'on souhaitait avoir avec nous.

Ça nous a permis de bâtir une programmation particulièrement dense avec des soirées thématiques dans lesquelles on a parfois plusieurs artistes qui auraient très bien pu se retrouver sur la grande scène tellement leur popularité est grande mais qu'on a réservés pour d'autres scènes pour créer des atmosphères différentes et plus intéressantes. Chaque soirée est devenue une sorte de casse-tête mais on les a conçues comme autant de parcours musicaux. Les gens vont être heureux.»

Patrick Watson... (Photo: Ulysse Lemerise, Collaboration spéciale) - image 2.0

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Patrick Watson

Photo: Ulysse Lemerise, Collaboration spéciale

Se dire au revoir

Il est étrange de parler d'abord de la soirée de clôture mais à certains égards, la construction de la programmation d'un festival obéit aux mêmes lois que celle d'un spectacle. Une veut qu'on finisse toujours avec un moment fort. «C'est un peu la façon qu'on a d'inviter les gens à revenir l'année suivante, commente Thomas Grégoire, et on fait toujours en sorte de terminer l'événement en force. La dernière soirée de cette année sera un peu magique avec Patrick Watson sur la grande scène qui succédera à The Franklin Electric. Après huit jours de festival, on a voulu une soirée plutôt sereine avec une note de poésie, une façon de nous séparer de nos festivaliers dans une belle émotion.»

 

Les Cowboys Fringants... (Photo: Le Quotidien) - image 3.0

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Les Cowboys Fringants

Photo: Le Quotidien

Partir en trombe

Il importe autant qu'un événement se termine sur une note forte qu'il débute avec vigueur. Qui mieux que Les Cowboys fringants pour donner un coup d'accélérateur au festival dès la soirée d'ouverture? «Les Cowboys, c'est un classique, commente le dg. Ils sont incroyables sur une scène. En plus, avec les années, ils ont développé un attrait intergénérationnel. Dans une famille, les enfants plus âgés ont parlé de leur spectacles aux plus jeunes qui les ont eux aussi adoptés. Des familles entières vont venir les voir avec un égal plaisir pour tous. Ça tombe particulièrement bien cette année parce qu'ils ne tournent pas beaucoup au Québec cet été et comme ils préparent un tout nouvel album, ils vont sûrement en faire découvrir quelques chansons en primeur.»

Bobby Bazini... (Photo: La Presse) - image 4.0

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Bobby Bazini

Photo: La Presse

Soirée des amoureux

Artiste singulier dont le succès ne se dément pas, Bobby Bazini est désormais mûr pour la grande scène. Il assumera même le premier samedi de l'événement. On ne rit plus.

«Bobby Bazini, c'est une valeur sûre, confirme Grégoire. Sa carrière est en pleine ascension. Dans notre tête, cette soirée du 27 juin est un peu la soirée des amoureux. En première partie sur la grande scène, le jeune Elliot Maginot sera une très belle découverte pour plusieurs.»

Daniel Lavoie... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 5.0

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Daniel Lavoie

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Lavoie, grâce à Rivard

Bazini et Maginot arriveront après le spectacle de Daniel Lavoie en trio du côté de la scène des Ursulines. «Lui, ça fait quelques années qu'on veut l'avoir mais on cherchait la formule appropriée. Comme il tourne encore en Europe, ce n'était pas évident. On a réussi à le convaincre avec l'argument du cachet très spécial de la scène chez les Ursulines.»

«Il est dans la même agence que Michel Rivard qui est venu l'an dernier et c'est lui qui lui a vanté l'atmosphère unique qu'on retrouve sur cette scène. Il n'y a pas de doute que notre public est ravi de trouver ce spectacle-là dans la programmation. Un artiste de grande renommée dans un décor magnifique avec une formule de spectacle intimiste, on a déniché la combinaison idéale.»

Fabiola Toupin... (Émilie O'Connor, Le Nouvelliste) - image 6.0

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Fabiola Toupin

Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

Jazz et vino

La scène jazz du Bistro SAQ a gagné en renommée au cours des dernières éditions et son succès lui permet aujourd'hui de clamer haut et fort son identité. «Cette année, on va faire plaisir aux amateurs de jazz purs et durs avec des musiciens de haut calibre. Je pense à Ariel Pocock, une jeune Américaine auteure, compositrice et interprète de grand talent malgré son très jeune âge. Michael Kaeshammer est un jazzman de type crooner qui a toute une réputation. Si on a pu aller le chercher, c'est qu'il sera au Festival de jazz de Montréal. C'est un gros morceau au même titre que Jacques Kuba Séguin ou Ranee Lee.

Franchement, on est très fiers de la programmation sur la scène du Bistro SAQ. Elle se positionne désormais comme accessible au grand public avec, par exemple, la présence de Fabiola Toupin qui chantera les chansons d'Henri Salvador, le 26 juin, mais aussi intéressante pour les connaisseurs de jazz. Le tout, dans une atmosphère extraordinaire sur le bord du fleuve. Quand on vante l'expérience unique d'assister au FestiVoix auprès des spectateurs, c'est notamment à ça qu'on fait référence.»

Adam Cohen... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 7.0

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Adam Cohen

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Adam chante la pomme

Il n'est désormais plus besoin de l'associer à son père pour présenter Adam Cohen. Encore moins à Trois-Rivières où son succès ne se dément pas et ce, depuis quelques années déjà.

Sa prestation aurait facilement pu se justifier sur la grande scène mais le FestiVoix avait le choix et estimait que la chaleureuse scène des Ursulines lui convenait mieux. On est d'accord.

«Ça démontre à quel point cette scène est un bijou, dit Thomas Grégoire. Quelle belle soirée ce sera avec Fanny Bloom et, après, Pierre Lapointe qui, eux, se retrouveront sur la grande scène. Toute la soirée se décline comme un parcours musical complet qui va notamment se terminer avec la présence de Philippe B au Zénob en fin de soirée. Une soirée pour les mélomanes.»

Zachary Richard... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 8.0

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Zachary Richard

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

La soirée franco

Le 3 juillet, dans la tête du directeur général, c'est la soirée franco de son édition 2015. Pas simplement parce que la chanson française dominera mais parce qu'on présentera différents visages de la chanson française. Celle de Louisiane avec Zachary Richard, celle du Québec urbain avec Bernard Adamus, celle de la Gaspésie avec Patrice Michaud jusqu'à celle de l'Abitibi avec Dany Placard en toute fin de soirée au Zénob.

«Pour moi, c'est le français dans toute sa splendeur. Nous sommes particulièrement contents du mélange qu'on a su concocter. Déjà, d'avoir Zachary Richard, c'est très spécial parce qu'il n'est jamais venu au FestiVoix, du moins pas depuis que l'événement porte ce nom. Je suis très impatient de l'entendre. D'ailleurs, tout le monde le sait: il sait véhiculer l'émotion comme personne d'autre.»

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