La récompense du travail acharné pour Phlippe Bond

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Porté par ses succès aussi bien à la radio qu'à la télévision, Philippe Bond offre un nouveau spectacle qui suscite un engouement considérable auprès du public. Il le présentera le 14 mars, à Shawinigan et le 24 octobre, à Trois-Rivières.

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Beaucoup de gens dénigrent le statut particulier qu'ont les humoristes dans le coeur du grand public. Leur succès dérange quand on voit combien difficile est devenu le parcours des musiciens: ceux-ci peinent souvent à vendre la moitié des sièges de salles que des humoristes peuvent remplir deux ou trois soirs consécutifs. Or, s'il est une chose qu'il faut accorder à ces derniers, c'est que ceux qui ont du succès travaillent très fort.

Prenez Philippe Bond, une des plus récentes étoiles à s'installer dans le firmament de l'humour québécois. Le jeune homme poursuit présentement une intense tournée de son deuxième spectacle solo en même temps qu'il prend sa place au micro de la radio à 5 h 30 tous les matins à l'émission montréalaise de NRJ. En plus, il trouve le moyen d'insérer dans ses journées le tournage des émissions d'une nouvelle série d'humour qui prendra l'antenne de TVA à l'automne.

«C'est un rythme de vie; on s'y fait, offre-t-il comme timide défense. Je peux dormir quatre ou cinq heures dans la nuit en autant que je fais une sieste en après-midi. Si j'ai un spectacle la veille dans la région de Montréal, j'entre en studio le matin. Si ça se passe en région, là, je me fais remplacer. Mais jusqu'ici, ça va bien, mon corps s'est habitué.»

Heureusement pour ce corps de 35 ans, les enregistrements pour la télé cesseront dans quelques semaines et Bond arrive au terme de son parcours radiophonique avec son contrat qui se termine en mai. «Ça fait cinq ans que je fais de la radio. J'adore ça. Ça m'a fait connaître auprès du public et je suis particulièrement reconnaissant pour la discipline que la radio m'a apprise, mais je pense que c'est le bon moment pour arrêter. Pour la vie sociale et familiale, disons que c'est assez exigeant. En mai, il n'y aura que le spectacle de scène dont j'aurai à me préoccuper: je vais vivre!»

Le succès

Le premier spectacle de Philippe Bond a très bien marché avec 160 000 billets vendus en quelque 275 représentations. Il a, jusqu'ici, écoulé  80 000 places pour le second alors qu'il n'est officiellement à l'affiche que depuis le 23 octobre, soir de sa première médiatique montréalaise. «J'ai fait 70 représentations en rodage préalablement, de sorte que le spectacle existe plus ou moins depuis un an. Depuis le 23 octobre, cependant, il a pris sa forme définitive: on n'y retouche plus. Mon scripteur Sylvain Larocque et moi, on est pleinement satisfaits des textes.»

«C'est lors des rappels que j'improvise et que je crée du nouveau matériel. Ça peut parfois durer jusqu'à 20 ou 25 minutes à la fin d'une représentation.» Il reste que l'humoriste travaille constamment ses intonations, sa façon de rendre une blague, sa posture physique sur la scène aussi. «Les gens ont souvent l'impression que je raconte des anecdotes plus ou moins improvisées mais ils ne se doutent pas que je suis fidèle à un texte à la virgule près. J'ai énormément travaillé là-dessus.»

En termes de contenu, cela donne quoi? «Dans le premier spectacle, je me présentais au public. Je parlais beaucoup de ma famille parce que je suis un gars de famille. Dans le deuxième, j'avance dans la chronologie de ma vie en parlant de ma première job, de mes débuts dans le métier avec les spectacles dans les bars, par exemple. C'est toujours une excellente source d'anecdotes. Je raconte aussi la fois où j'ai fait un spectacle dans une prison; c'était quelque chose! Je parle également de mes amis dont mon meilleur chum que je connais depuis que j'ai 11 ou 12 ans. J'ai l'impression d'être plus intime, de me révéler davantage.»

Techniquement, il a amélioré la fluidité de son discours, histoire de bien asseoir son style. «Quand j'ai fait la première médiatique du premier spectacle, j'étais excessivement nerveux et le texte passait difficilement parce que je me concentrais à éviter les trous de mémoire. Cette fois, j'ai changé d'approche et complètement éliminé cette idée-là. J'ai présenté le spectacle comme si j'étais assis dans mon salon en me disant qu'il arrivera ce qu'il arrivera; ça a super bien passé.»

Le succès enregistré n'est certes pas le fruit du hasard. «La télé m'offre une extraordinaire vitrine, la radio aussi. Pour l'instant, je n'ai pas d'objectifs précis pour ce qui est de la vente de billets. Je souhaite simplement faire mieux que pour mon spectacle précédent en offrant plus de 300 représentations et en vendant plus de 200 000 billets. Je pense que c'est possible. Mon rêve, ce serait de ne faire que de la scène parce qu'il n'y a pas de doute que c'est ce que j'aime le plus dans ce métier.»

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Grâce notamment à la visibilité que lui ont donnée ses émissions de télévision ainsi que son travail à la radio, Philippe Bond peut maintenant jouir d'un gros succès sur scène. 

L'émission dont il rêvait à TVA

C'est à V que Philippe Bond a découvert la télé et vice-versa. La version française de The Price is Right et, plus récemment, Allume-moi! ont consacré son talent et son aisance devant les caméras. Son départ de V vers TVA a provoqué une certain controverse mais l'humoriste a trouvé chez le plus gros réseau au Québec, la proposition dont il rêvait.

«Ce sont les gens de TVA qui sont arrivés avec le concept. Je ne peux pas en dévoiler beaucoup parce que les promotions ne sont pas encore diffusées, mais je peux dire que ce sera une émission d'humour qui me ressemble beaucoup. On travaille là-dessus depuis octobre dernier et j'adore ça. En fait, ça ressemble à une idée d'émission que j'avais moi-même déjà eue dans le passé et qui m'allait bien.»

Quand Philippe Bond vient présenter son spectacle dans une ville, comme il le fera à Shawinigan le 14 mars, il prend de multiples notes qui servent notamment à inclure de nouvelles blagues locales dans son spectacle. Il dit adorer Trois-Rivières pour la salle Thompson, une des plus belles en province, mais aussi parce que le centre-ville offre un bel aménagement urbain.

«C'est un des seuls endroits où il m'arrive de donner rendez-vous à des gens pour prendre une bière après le spectacle parce que le centre- ville regorge de bars vraiment trippants où je peux me rendre à pied depuis la salle.»

S'il n'a pas pu suivre de près la controverse qui a suivi les blagues de Sugar Sammy sur Shawinigan, il sait que ça a fait couler pas mal d'encre dans la région. Ça ne l'inquiète pas.

«D'abord, mon humour n'est jamais méchant et les gens le savent. L'autre chose, c'est que moi, je viens de Fabreville; je ne me sens certainement pas bien placé pour faire de mauvaises blagues sur une petite ville. Je suis fier de venir de mon patelin comme les gens de Shawinigan sont fiers de leur ville. Je les comprends.»

«J'ai joué à un bon niveau au hockey et j'avoue que j'aurais beaucoup aimé jouer junior pour les Cataractes à Shawinigan parce que je trouve que c'est une belle grosseur de ville pour une équipe de hockey junior majeur.

Un endroit où les joueurs peuvent bien s'intégrer à la communauté. C'est Chicoutimi qui m'a repêché et j'étais content d'y aller mais j'aurais joué à Shawinigan avec plaisir.»

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