Véronic Dicaire multiplie les imitations et les destinations

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Véronic Dicaire

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Linda Corbo
Linda Corbo
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Avec la panoplie de voix qu'elle emprunte depuis quelques années, Véronic DiCaire ne multiplie pas que les registres vocaux. Plus le temps avance et plus elle cumule aussi les destinations où elle foule les scènes. Son calendrier 2015 lui trace d'ailleurs un itinéraire sur deux continents et plusieurs pays.

Ces jours-ci, elle renoue avec le Québec en tournée après avoir passé la dernière année davantage sur les planches du Jubilee Theatre du Bally's Hôtel, à Las Vegas. Du 14 février au 27 mars 2015, elle a rendez-vous avec la France, la Suisse et la Belgique et déjà, elle prévoit un retour à Las Vegas entre avril et novembre, tout en souhaitant une deuxième visite en Europe en novembre et décembre 2015.

Au moment de cette entrevue téléphonique, Véronic DiCaire aurait dû en principe être en tournée en Asie, en première partie des spectacles de Céline Dion. La maladie de René Angélil a changé les plans, mais ce n'est que partie remise, lance-t-elle, appréciant le fait qu'avec ce calendrier qui s'est dégagé soudainement, elle peut renouer ces jours-ci avec le Québec et ses régions, à commencer par Trois-Rivières dimanche et lundi soirs.

Pour elle, la salle J.-Antonio-Thompson représente d'ailleurs un heureux retour des choses. «Après le rodage de mon tout premier spectacle comme imitatrice, c'est à Trois-Rivières que j'avais fait mon premier spectacle devant le public. C'était très stressant pour moi, mais j'en garde de très beaux souvenirs.»

Depuis cette date, elle n'a jamais cessé de peaufiner son art de l'imitation, jusqu'à se tailler une place sur l'une des belles scènes de Las Vegas. Cet été, elle s'y produisait à raison de trois soirs par semaine. Elle aspire ajouter une quatrième soirée pour sa prochaine série de spectacles là-bas, mais rien n'est jamais gagné sur la Strip, fait-elle valoir.

«Ça va très bien pour moi à Las Vegas, mais c'est un travail constant et c'est juste un peu plus long. On se retrouve devant un public de passage, on y est toujours à la conquête de quelque chose et on doit faire beaucoup de promotion pour parvenir à se démarquer.»

Car il y en a des productions, autour. Dans la même catégorie qu'elle, Véronic DiCaire cite des spectacles comme la comédie musicale les Jersey Boys, le cirque Absinthe, ou un spectacle de type motown proposé par un quatuor australien, entre autres. «Nous sommes plusieurs artistes dans cette catégorie et ce n'est pas évident, mais on offre tous quelque chose de différent et il n'y a pas d'animosité entre nous. On se retrouve d'ailleurs souvent à faire des spectacles-bénéfices tous ensemble.»

En revanche, elle apprécie le fait de ne pas se retrouver constamment dans ses valises. Avec son gérant et conjoint Rémon Boulerice, elle loue une maison qui lui permet de revenir chez elle chaque soir. «Étrangement, je me repose à Las Vegas», sourit-elle.

Les voyages seront toutefois plus nombreux en 2015. Or, partout où elle se produit, l'imitatrice fait face à des publics très différents, observe-t-elle. «En France, c'est un public très appréciatif qui ne réagit pas beaucoup alors qu'au Québec, on est plus dans la chaleur et la spontanéité. Quand on aime quelque chose, on le fait savoir et on est plus facile sur les ovations.» Quant à Las Vegas, elle s'y sent un peu comme Forrest Gump devant sa boîte de chocolats. «Chaque soir, tu ne sais jamais sur quel public tu vas tomber», sourit-elle.

Partout, elle jongle avec les voix sur un terrain de jeu qui la passionne. «Jusqu'aux imitations, j'avais touché aux comédies musicales, à la danse, à la chanson et au théâtre. Avec mon show actuel, j'ai l'impression de faire tout cela tout en faisant rire les gens, et en les touchant. Je me sens complète.»

Et elle a encore beaucoup de publics à découvrir, souligne-t-elle. L'artiste aimerait notamment offrir son spectacle ailleurs aux États-Unis et au Canada anglais. «Rémon s'amuse à parler d'un world tour. Je n'en demande pas autant, mais j'aimerais ça explorer encore.» Pour le moment, elle préfère toutefois ne pas se créer trop d'attentes. «C'est sûr qu'on espère tout le temps, mais dans le fond, se faire des attentes, c'est un peu aussi gaspiller les surprises qui nous attendent.»

Au Québec comme aux États-Unis et en Europe,... - image 2.0

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Au Québec comme aux États-Unis et en Europe, Véronic DiCaire fait appel à Josée Fortier pour signer les mises en scène de ses différents spectacles.

Les voix d'ici s'invitent au spectacle

Dès dimanche et lundi, Véronic DiCaire foulera les planches de la salle J.-Antonio-Thompson pour deux soirées consécutives avec La Voix des autres, un spectacle complètement différent de Voices, présenté ces derniers temps à Las Vegas.

Au Québec, la chanteuse-imitatrice en profite pour s'amuser avec des voix qui sont familières, passant du registre des Diane Dufresne, Ginette Reno et Céline Dion jusqu'à ceux des Brigitte Boisjoli, Mitsou, Lisa Leblanc et Valérie Carpentier alors que du côté américain, elle emprunte les voix des Lady Gaga, Patsy Cline, Pink et Madonna, entre autres.

En Europe, elle joue sur les deux tableaux, mariant les succès des deux langues tout en introduisant quelques Québécoises qui rayonnent là-bas, que l'on pense aux Lynda Lemay et Isabelle Boulay.

Avec les années, son répertoire s'élargit, son travail se raffine et son plaisir se dédouble. «Je trouve ça passionnant. Avec le temps, je remarque que plusieurs artistes sont dans la même banque de voix. Parfois, en mélangeant la voix de l'une avec celle de l'autre, on se retrouve avec une troisième», explique-t-elle.

«Souvent, tu ne sais pas du tout où tu t'en vas au départ et, à un moment donné, tu trouves la voix. Ça peut prendre des jours, des semaines et même parfois des mois, mais c'est fascinant.»

Cela dit, l'imitatrice dit avoir encore des défis à relever. «J'ai eu de la misère avec Barbra Streisand, Tina Turner et Pink», avoue-t-elle. En revanche, certaines autres sont joyeusement accessibles. «Aux États-Unis, la chanteuse country Faith Hill a une voix qui est très proche de la mienne. Les gens ne le savent pas, mais j'ai l'impression que c'est moi qui chante et ça me fait un petit velours.»

Reste que sa véritable voix, elle la protège précieusement par le biais de cours de chant réguliers, notamment. «C'est très important de chanter en soi-même parce que c'est la voix qui mène toutes les autres. Quand je suis chez moi, je chante en Véronic DiCaire en passant la balayeuse», sourit-elle. «Je reviendrai peut-être un jour à la chanson, mais pour l'instant, les imitations me comblent tout à fait.»

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