Un rêve devenu réalité pour Bobby Bazini

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Bobby Bazini sera en spectacle à la salle J.-Antonio-Thompson samedi soir à 20 h.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En mars 2010, Bobby Bazini, à peine âgé de 20 ans, partait de son Mont-Laurier natal pour promouvoir la sortie de son premier album, Better in Time. Déjà, on s'étonnait devant sa voix suprenamment mature, qui berçait des sonorités d'un autre âge.

Quatre ans plus tard, il enregistrait son second opus à Los Angeles, avant de se produire devant 60 000 personnes au Festival international de jazz de Montréal l'été dernier et de parcourir les États-Unis avec la chanteuse Lily Kershaw plus tôt cet automne.

«Je réalise un rêve», confirme Bobby Bazini quand on révise son cheminement avec lui. Après la sortie de Better in Time, le chanteur a fait plusieurs allers-retours entre le Canada et l'Europe.

En première partie de Christophe Maé, il a entre autres joué deux soirs à l'Olympia de Paris. En solo, il a conquis les publics de salles de Zurich, de Bruxelles et de Paris (La Maroquinerie). La première partie du spectacle de James Blunt lui a aussi permis de sillonner le Canada.

«Puis après deux ans, j'ai pris un peu de recul, je me suis acheté un condo, un chien, et j'ai vécu une vie normale! J'en ai profité pour me concentrer sur mon deuxième album», raconte-t-il, avant de poursuivre: «En 2013, j'ai signé avec Universal et on s'est mis à la recherche d'un réalisateur».

Ce réalisateur allait être l'Américain Larry Klein, qui a été séduit par les quelques chansons que Bobby Bazini lui a chantées lors d'une visite à Montréal.

Le 1er septembre 2013, le jeune Québécois prenait la route avec sa blonde et conduisait jusqu'à Los Angeles pour enregistrer son album. «On est restés deux mois. On vivait à Santa Monica et je me rendais aux studios Village Recorder, à West L.A. Ça a été toute une expérience! Même dans mes rêves les plus fous, je n'aurais pas imaginé ça!», confie celui qui a enregistré aux mêmes studios que Bob Dylan, Marvin Gaye et Johnny Cash.

Le disque a été lancé le 27 mai 2014. Outre deux reprises (une de Bobby «Blue» Bland et une des Bee Gees), il regroupe des chansons écrites paroles et musique par Bobby Bazini. «J'écris constamment. J'écris beaucoup sur la route. Même une journée avant la fin de l'enregistrement, ma blonde et moi on a écrit Wish You Were Here. On l'a ajoutée à l'album.»

Distribué par Capitol, ce nouvel opus est définitivement plus soul que le premier. «On le ressentait sur le premier, mais ce n'était pas tout à fait défini. Là, c'est vraiment soul. Le soul, c'est libérateur! Ça me permet d'utiliser tout mon registre vocal, de libérer plus d'émotions», observe-t-il.

«Il y a beaucoup de ces chansons-là que j'avais jouées en spectacle avant de les enregistrer. Elles ont évolué depuis que je les ai composées. Les jouer en spectacle les fait vivre. Aussi, avec les musiciens avec qui j'ai travaillé, ça a aidé à définir le son», ajoute-t-il.

Bobby Bazini revient d'une tournée d'une vingtaine de dates aux États-Unis en compagnie de la chanteuse Lily Kershaw. Il s'est notamment produit dans des petites salles de la Californie, du Montana, de l'Arizona, du Taxas, de l'Utah et du Colorado, pour terminer le tout dans la ville de New York.

«C'est un peu comme recommencer à zéro pour me faire connaître, comme ici au Québec au début. Il y a encore beaucoup de travail à faire», commente-t-il en parlant du volet américain de sa carrière.

Bobby Bazini est à Trois-Rivières samedi soir, au début d'une tournée qui le mènera de Sorel à Alma en passant par Val-d'Or, Sherbrooke, Sainte-Marie de Beauce, Montréal et Québec, entre autres.

À la salle Thompson, il voguera sur ses deux albums en compagnie de sept musiciens. «On focusse beaucoup sur le soul comme ambiance. Il y aura aussi un moment plus acoustique, un feel Louisiane, intimiste, où j'en profite pour faire mes chansons plus folk, plus country. Sinon, ça groove!», ajoute-t-il

Parlons musique et spectacles avec Bobby Bazini

Quel est le premier disque que tu aies acheté ou reçu?

Je crois que c'était l'album L.A. Woman de The Doors. C'était un de mes amis qui m'avait fait découvrir le groupe. Je me souviens aussi d'avoir acheté le premier album de Damien Rice, O, dans un genre plus contemporain.

Qu'écoutes-tu ces temps-ci?

J'écoute beaucoup le nouvel album de Ben Howard, I Forgot Where We Were. Il a un son de guitare extraordinaire. C'est un album qui s'écoute bien sur la route. J'écoute aussi Damien Rice et ma blonde aime bien Ed Sheeran; c'est bien ce qu'il fait!

Une des belles salles où tu as joué?

Je dirais L'Olympia à Paris. Il y a tellement de monde qui est passé là! C'est mythique comme endroit. Récemment aussi j'ai joué au Théâtre Lionel-Groulx à Sainte-Thérèse, et j'ai trouvé que c'était une belle salle. On est chanceux, au Québec, on a beaucoup de belles salles, dont celle de Trois-Rivières (J.-Antonio-Thompson).

Un public particulièrement enthousiaste?

Définitivement au Festival de jazz de Montréal le 27 juin cet été. J'ai joué à 21 h et 23 h et il y avait autant de monde! Quelle foule! Parfois, dans des salles où les gens sont assis, c'est plus difficile d'aller chercher les spectateurs. Mais là, au Festival de jazz, c'étaient eux, les spectateurs, qui me donnaient de l'énergie!

Un commentaire sur ton travail qui t'a touché

Un de mes drummers préférés, Jay Bellerose, a joué sur mon album. Pendant l'enregistrement, les musiciens ne me parlaient pas beaucoup et lui, Jay, était assez réservé. On a fait deux, trois chansons et je l'ai entendu dire au réalisateur Larry Klein: «Il est bon, ce kid-là! D'où vient cette voix-là?!» Il ne me l'a pas dit à moi, mais ça m'a fait plaisir de l'entendre. Ces musiciens-là en voient et en entendent beaucoup, des chanteurs et lui, en plus, est un de mes drummers préférés!»

Avec qui aimerais-tu faire un duo?

John Mayer. Je ne pense pas qu'il fasse beaucoup de duos, mais j'aimerais en faire un avec lui.

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