23e FestiVoix: «Épique et magique»

Une finale toute en émotions et en poésie... (Andréanne Lemire)

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Une finale toute en émotions et en poésie dimanche avec Jean-Pierre Ferland qui a offert ses plus grands succès.

Andréanne Lemire

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le rideau est tombé dimanche soir sur la 23e édition du FestiVoix de Trois-Rivières. L'organisation peut dire mission accomplie alors que la plupart des spectacles ont attiré des foules satisfaisantes.

Thomas Grégoire, directeur général du FestiVoix, est heureux de voir que les festivaliers se sont laissés guider au rythme des nouveautés proposées tout au long de cette édition. Il y avait toutefois plusieurs valeurs sûres dans la programmation qui allaient sans aucun doute attirer des foules très denses. Ça a été le cas notamment pour Hedley qui était sur la grande scène samedi.

«Une soirée explosive, une foule déchaînée, on a rarement vu une ambiance comme ça au festival», lance d'entrée de jeu Thomas Grégoire. «Ils ont donné tout un spectacle. Ce sont de grands professionnels. Ils tiennent la foule dans leurs mains et ils savent jouer avec. Je pense que tous les gens ont passé une soirée incroyable. Ils sont repartis avec des étoiles dans les yeux.»

Il avoue avoir été surpris de savoir que des fans ont passé la nuit dans le tunnel du port pour s'assurer des places enviables pour le spectacle du groupe canadien. «On ne s'attendait pas spécialement à ce que les gens dorment dans le tunnel, ce n'est pas vraiment l'endroit le plus agréable pour passer une nuit», reconnaît-il, sourire en coin. «Mais on est content, il y a de vrais fans. Il y a eu beaucoup, beaucoup de gens de l'extérieur qui se sont joints aux gens de la région. Ça a donné une soirée très positive, très dynamique.»

Le chanteur d'Hedley, Jacob Hoggard, a offert une... (Andréanne Lemire) - image 2.0

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Le chanteur d'Hedley, Jacob Hoggard, a offert une prestation enlevante devant le parterre du port rempli à craquer samedi soir.

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On a d'ailleurs comparé la foule à celle des Cowboys Fringants qui ont attiré plus de 15 000 personnes la semaine dernière. On ne peut dire combien de bracelets journaliers ont été vendus pour ce spectacle, mais on les estime à «plusieurs milliers». Il y avait tout de même une part de soulagement au terme de cette performance «parce qu'on a travaillé très fort pour avoir un groupe comme ça», avoue M. Grégoire.

C'est Jean-Pierre Ferland qui s'est assuré de clore l'évènement dimanche dans un spectacle tout en intimité malgré les milliers de personnes réunies au port. L'âge ne semble avoir aucun effet sur l'auteur-compositeur-interprète qui se nourrit encore des applaudissements et qui a choyé les spectateurs en présentant ses plus grands succès.

«C'est une icône de la chanson québécoise. C'est parfait pour terminer le festival en toute sérénité. Un peu de poésie au bord du Saint-Laurent, on ne peut pas demander mieux», constate le directeur général.

Le FestiVoix, comme tout festival, est tributaire des conditions météorologiques. La pluie est d'ailleurs venue gâcher quelques soirées, mais rien pour décourager l'organisation. «La météo cette année a été clémente avec nous. Oui, on a eu de la pluie, oui, on a eu de l'orage, mais c'est comme ça. On ne peut pas garantir neuf jours de beau temps. On est habitué et les festivaliers aussi. Ils arrivent avec leur équipement. On est passé entre les gouttes et on s'en est sorti. Au bout du compte, ça fera une édition épique et magique.»

En misant sur la nouveauté et la variété, il semble que le FestiVoix ait visé juste. «On a eu beaucoup de scènes pleines cette année. Les gens nous suivent et nous font confiance. Toutes nos scènes sont importantes.» Certaines initiatives ont particulièrement attiré l'attention du public, en particulier l'éclairage du tunnel situé sous la terrasse Turcotte où des dessins étaient projetés sur les murs. «Les gens m'en ont beaucoup parlé», admet M. Grégoire.

Pour lui, l'un des coups de coeur de cette édition reste la présence des Voix chorales au hangar no 1, ouvert pour la toute première fois au grand public. «On a craqué. Et quand on craque une fois, on craque pour toujours. Les Voix chorales sont vouées à rester au FestiVoix, au hangar no 1 ou ailleurs.» Mais ne lui demandez pas s'il a d'autres projets en tête pour optimiser l'utilisation du hangar no 1 l'an prochain: il reste muet. «Vous nous connaissez. Notre boîte à idées est déjà remplie pour l'année prochaine.»

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