Festivoix: une finale tout en douceur

Lors de la dernière soirée du Festivoix, dimanche,... (Photo: Émilie O'Connor)

Agrandir

Lors de la dernière soirée du Festivoix, dimanche, Patrick Watson a offert des chansons tirées de ses albums Close To Paradise, Adventures In Your Own Backyard et de son plus récent Love Songs For Robots lancé en mai dernier.

Photo: Émilie O'Connor

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Myriam Lortie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est dimanche soir, sous un ciel découvert, que la22e édition du FestiVoix prenait fin, avec une prestation envoûtante de Patrick Watson. Dans une formule folk tout en douceur, la dernière soirée du festival concluait l'événement de belle façon, en offrant un spectacle presque onirique en bordure du fleuve. Quelques surprises étaient au rendez-vous.

De leurs mélodies au voile nostalgique, The Franklin Electric et Emilie & Ogden étaient particulièrement bien choisis pour la première partie du chanteur de The Great Escape sur la scène des Voix populaires. Les spectateurs n'avaient plus qu'à se laisser transporter par l'univers planant d'un Watson qui est apparu au piano. L'artiste à la sensibilité palpable a ainsi offert des chansons tirées de ses albums Close To Paradise, Adventures In Your Own Backyard et de son plus récent Love Songs For Robots lancé en mai dernier. La rumeur voulait que le chanteur du groupe Half Moon Run allait se joindre à lui, mais l'incontournable heure de tombée ne permettait malheureusement pas d'assister à ce moment.

Juste avant, fort de sa présence de l'an dernier, le groupe The Franklin Electric s'est montré à la hauteur des attentes, devant un public déjà conquis. Dans un son alternatif-pop-folk, le groupe en a profité pour présenter quelques nouveaux morceaux, le tout orné de cuivres. Le «duo» Émilie & Ogden, composé d'Émilie Kahn et de sa harpe, a également mis la table à cette soirée enveloppante. De sa voix cristalline, l'auteure-compositrice-interprète a manié l'imposant instrument avec grâce pour offrir quelques-unes de ses douces mélodies.

Plus tôt en soirée, la flamboyante ex-Académicienne Brigitte Boisjoli s'est montrée fidèle à elle-même sur la scène des Voix multiples. Très à l'aise, elle a su mettre la foule dans l'ambiance dès les premières notes. Il n'en fallait pas plus pour que les spectateurs s'emballent lorsque la pétillante chanteuse a annoncé la présence surprise de QU4RTZ, à ses côtés pour quelques morceaux, dont son succès Sans regrets qu'elle a en grande partie chanté a cappella aux côtés du quatuor. Une fois de plus, l'enceinte des Voix multiples était pleine à craquer.

Il faut dire que la soirée avait bien commencé avec Christine Tassan et les Imposteures, qui avaient le mandat d'accompagner les spectateurs du Bistro SAQ au jardin des Ursulines. L'entraînant jazz manouche de ces quatre femmes était un choix digne d'un soir de clôture, dont davantage de spectateurs auraient dû profiter.

BILAN POSITIF

Au moment du test de son de Patrick Watson dimanche après-midi, Thomas Grégoire dressait un bilan très positif de cette première édition à titre de directeur général. «Je pense qu'on est passé à une autre étape au niveau de notre notoriété, surtout à l'extérieur de la région.»

Sans donner de chiffres exacts pour le moment, Thomas Grégoire estime que son équipe a atteint, voire dépassé beaucoup d'objectifs.

«Les gens ont compris ce qu'on voulait faire avec la programmation, ils ont acheté beaucoup de passeports et aussi beaucoup debracelets journaliers. On a eu quelques jours de pluie, mais globalement, ça ne nous a pas porté ombrage.»

Parmi les plus grandes foules, Les Cowboys Fringants auraient attiré environ 14 000 personnes. Cette soirée d'ouverture qui présentait également Valérie Carpentier, Fabiola Toupin et Les Frères Lemay représente un moment fort pour l'organisation. L'hommage à Michael Jackson, Pierre Lapointe et Bobby Bazini ont également connu un très haut taux d'achalandage. Éric Lapointe en aurait probablement fait de même si ça n'avait pas été de la pluie du 28 juin.

Le directeur général se dit fier des «parcours musicaux» que son équipe a créés, qui incitaient à la découverte de nouveaux artistes. Il souligne également le maintien du prix de vente du passeport fixé à 39 $ en prévente. «Diversité, qualité, accessibilité, c'est une ligne directrice pour nous.»

«Notre objectif c'est aussi d'animer le centre-ville, je pense qu'on l'a réussi.» La scène jazz avec le Bistro SAQ, les vélos-taxis, les rencontre d'artistes dans des salles plus intimes, les visites en centres d'hébergement ou les capsules vidéos insolites sont autant de «moments magiques» décrits par le directeur général du FestiVoix. Le concept des voix électroniques a également été testé avec succès cette année, en plus de l'ajout des Voix folk.

Le défi à venir selon Thomas Grégoire est «de ne pas s'asseoir sur ses lauriers. Il faut toujours se renouveler, améliorer encore l'expérience festival et continuer d'aller chercher une clientèle à l'extérieur». D'ailleurs, une collaboration avec l'amphithéâtre est loin d'être exclue. «On se parle régulièrement, on est en discussion effectivement pour réaliser quelque chose.» On prévoit déjà un festival à des dates similaires pour l'an prochain.

En prévision de la soirée de dimanche, Thomas Grégoire était visiblement heureux du choix de clôture. «Ça fait plusieurs années qu'on cherche à avoir Patrick Watson. C'est la plus belle conclusion pour une édition comme celle qu'on a connue.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer