Trois hommes et leur guitare

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Bon nombre de personnes ont profité de la chaleur de l'été pour assister aux spectacles du FestiVoix.

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Myriam Lortie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La soirée de vendredi marquait le début du deuxième et dernier week-end de l'édition 2015 du FestiVoix de Trois-Rivières. Le ciel et la température se sont montrés particulièrement cléments pour l'occasion, attirant bon nombre de festivaliers pour une soirée sous le signe de l'authenticité et de l'humilité, réunissant Patrice Michaud, Bernard Adamus et Zachary Richard.

Enchaîner les chanteurs de Brun (la couleur de l'amour) et de Jean Batailleur sur la même scène pouvait d'emblée sembler improbable pour certains, mais les festivaliers ont dû remarquer que les artistes se rejoignent dans leur son inspiré par le blues de la Louisiane, mettant la table pour un spectacle empreint de vérité.

C'est donc sur la scène Loto-Québec des Voix populaires que Zachary Richard s'arrêtait vendredi soir pour offrir ses plus récentes pièces tirées de son 21e album en carrière, J'aime la vie, lancé à l'automne 2013. Les classiques du répertoire de l'auteur-compositeur, chanteur, multi-instrumentiste et poète aux racines acadiennes, tels que Au bord du lac bijou et Travailler c'est trop dur, auront également trouvé écho dans le coeur des festivaliers. Malheureusement, l'heure de tombée ne permettait pas d'assister à ce moment. 

Juste avant, la foule s'est rapidement approchée de la scène en bordure du fleuve dès les premières notes de Bernard Adamus pour un spectacle qui aurait pu être complet en soi. Accompagné d'une trompette, d'un trombone et d'un tuba, l'artiste à la voix rocailleuse a offert de façon un peu ludique sa poésie urbaine. Tantôt folk, tantôt swing, tantôt bluegrass, les sonorités montréalo-parisiennes d'Adamus ont su faire bouger la dense foule. Jeans déchiré et t-shirt, un harmonica jamais bien loin, l'artiste d'origine polonaise a lancé à la foule un «vous allez sortir d'ici avec le bonheur dans votre coeur» qui en disait long. À sa sortie, les adeptes n'étaient pas rassasiés et redemandaient de ses compositions éclectiques. Ils ne seront pas restés sur leur faim très longtemps puisque l'artiste a laissé place à un charmant Zachary Richard en habit, après une pause de plusieurs minutes. 

En début de soirée, il fallait arriver tôt pour avoir sa place au soleil devant Patrice Michaud sur la scène Bell Fibe des Voix multiples. L'artiste à la guitare, visiblement heureux, s'est entretenu plusieurs fois avec humour avec la foule d'environ 4000 personnes, suscitant plusieurs éclats de rire. Si le public attentif était venu écouter Je cours après Marie et Mécaniques générales, il s'est peut-être rendu compte que les autres morceaux lui étaient moins familiers. Patrice Michaud en était peut-être conscient, lui qui a également présenté quelques reprises comme Mille après mille de Willie Lamothe ou Encore et encore de Francis Cabrel.

La comédienne, écrivaine et présentatrice télé Ranee Lee a agrémenté l'heure du souper des festivaliers de sa chaude voix, dans un jardin des Ursulines presque complet. Accompagnée notamment d'une contrebasse, elle s'est adressée plusieurs fois à la foule, en anglais et en français. Très élégante, la chanteuse jazz originaire de Brooklyn a eu droit à de petites ovations pour les morceaux particulièrement appréciés par les spectateurs de la scène du Bistro SAQ.

Au même moment, les festivaliers qui déambulaient dans les rues trifluviennes pouvaient s'arrêter devant Les talents de la jeune relève sur la scène des Voix libres ou encore pour entendre Samantha Louis-Jean sur la scène Voix lyriques, près de la Maison de la culture de Trois-Rivières.

Somme toute, la première soirée du dernier week-end du FestiVoix s'est avérée à l'image de ce qu'on attend d'un tel événement: festive, rassembleuse et familiale. Il faut dire que la chaleur d'une belle soirée d'été ne nuit jamais aux festivités.

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