FestiVoix: ça part fort!

C'est une grosse foule particulièrement dense qui attendait... (PHOTO: ÉMILIE O'CONNOR)

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C'est une grosse foule particulièrement dense qui attendait le début du spectacle des Cowboys Fringants au parc portuaire vendredi soir. Ces derniers n'ont pas déçu.

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Du beau temps, un premier soir de festival, les Cowboys Fringants, voilà une combinaison fatale à toute forme de circulation dans le contexte d'un festival d'été. C'était soirée de sensibilisation à l'agoraphobie, vendredi soir pour l'ouverture du FestiVoix.

Valérie Carpentier... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Valérie Carpentier

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

À 18 h, ça bouchonnait, déjà rue Hart, sur le chemin du stationnement. Je n'ai pas été témoin d'incidents déplorables ou de violence gratuite, mais il y a eu des klaxons qui frisaient l'exaspération. Une étincelle, un mauvais doigt mal replié dans la main aurait pu tout faire exploser. Dieu merci, le public a gardé son sang-froid et la soirée s'est bien déroulée. Au moment d'écrire ces lignes, le spectacle des Cowboys bat son plein et ce n'est qu'au moment où la foule se sera dispersée que les forces constabulaires pourront faire le constat du nombre de bébés piétinés.

En somme, il y avait beaucoup de monde. Vraiment beaucoup de monde. Circuler à bon rythme au sein de la foule exigeait, outre de solides épaules, d'être escorté par la ligne offensive des Alouettes, une des seules forces de l'équipe cette saison. Le site s'est transformé en un terrain idéal pour un championnat mondial de Où est Charlie? strictement réservé aux meilleurs joueurs professionnels de la planète.

Totalement irresponsables, les Cowboys sont arrivés sur la scène un peu trop fringants avec la ferme intention de créer une émeute. Crinqués, les jeunes. Malheureusement, pressé par l'heure de tombée du journal, je n'ai pu entendre que trois chansons. Je suis parti au moment où le guitariste, celui qui est tombé dans la marmite de Red Bull quand il était petit, était en train d'escalader la structure de la scène avec la manifeste intention de se jeter dans le fleuve à la première occasion. C'était laid.

Il faut dire que la faute n'en revient pas qu'aux Cowboys Fringants. Les Frères Lemay, qui les ont précédés sur la grande scène, n'étaient pas tellement moins fringants. Le groupe mauricien a offert sa musique à tendance trad sans ménagement, ce qui a eu pour effet d'allumer une foule déjà dense, qui n'attendait que ça.

Précédemment sur la scène du couvent des Ursulines, on a célébré en grand le retour de Valérie Carpentier au FestiVoix, deux ans après sa première visite, l'année de la sortie de son album L'été des orages. La jeune femme, encore un peu maladroite, avait 19 ans à l'époque. Elle doit en avoir autour de 35 aujourd'hui. Ce n'est tout simplement plus la même fille. Une professionnelle aguerrie, très à son aise sur la scène en total contrôle tant de son répertoire que de sa gestuelle. Vraiment très impressionnante.

Évidemment, le retour de l'enfant prodigue n'allait pas se faire dans l'anonymat. C'est là, dans la cour des Ursulines que les premiers problèmes dûs à l'affluence sont apparus. Les habitués, rusés, étaient arrivés très tôt si bien que quinze minutes avant le début de la représentation, il fallait se procurer des chaises au marché noir et les planter à des kilomètres de la scène. D'où j'étais assis, on entendait le spectacle mais avec un décalage de plusieurs minutes. Visuellement, j'ai eu le loisir de contempler à satiété de nombreux derrières de têtes tous plus séduisants les uns que les autres mais aucun qui puissent rivaliser avec la chanteuse qui apparaissait à l'occasion entre deux têtes simultanément penchées de côtés opposés. Ça laissait entrevoir l'interprète et sa séduisante robe d'un spectaculaire fuchsia.

Qu'importe le visuel: après tout, c'est La Voix qu'elle a gagné, et côté voix, elle se porte à merveille. Outre les chansons de son album, elle s'est permise des petites incartades fort sympathiques histoire de montrer l'étendue de ses possibilités, passant de Skyfall à Poupée de cire, avec une étonnante aisance. L'écart est pourtant considérable, vous en conviendrez comme moi. Tout ça pour dire que la rose a éclos et que la petite Péradienne est devenue une chanteuse.

Tout ça pour dire également que ça va se bousculer à la scène de la cour des Ursulines au cours de ce FestiVoix. Heureusement, on est au Québec et il fera assez mauvais assez souvent pour calmer les ardeurs des festivaliers mais il convient quand même de planifier. Il ne suffit plus d'arriver tôt. Pour Daniel Lavoie samedi soir, à moins que vous ne vous soyez procuré votre copie du journal directement à sa sortie des presses, il est probablement trop tard, au moment où vous lisez ces lignes, pour aller vous réserver une place. Pour dimanche et Marie-Michèle Desrosiers, peut-être, si vous couchez sur le site...

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