Britishow: un réjouissant feu roulant

Tant qu'à faire revivre les années 70 avec... (Olivier Croteau)

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Tant qu'à faire revivre les années 70 avec quelques chansons, les producteurs ont mis le paquet pour créer des décors spectaculaires pour enrober Britishow: le roadtrip musical dont la première de huit représentations avait lieu vendredi à la salle Thompson.

Olivier Croteau

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'été britannique à Trois-Rivières a pris son deuxième souffle vendredi soir avec la première de huit représentations du Britishow: le roadtrip musical devant près de 800 personnes à la salle Thompson.

Cette revue musicale exclusivement britannique est un feu roulant de succès qui se succèdent, se télescopent, se relancent les uns les autres pendant plus de deux heures pour le plus grand plaisir des spectateurs qui ont semblé absolument ravis de ce spectacle haut en couleur. 

On ne cherche pas à minimiser le mérite des concepteurs mais force est de constater qu'ils avaient un sujet en or entre les mains en proposant pareil tour d'horizon d'une musique populaire extrêmement riche et variée. Le spectacle est constellé de chansons marquantes qui ne rappellent pas simplement un artiste ou une interprétation mais aussi des époques dans lesquelles chacun des spectateurs se replonge. Ce sont autant de souvenirs personnels et intimes que musicaux que le Britishow évoque. 

Et bon nombre de ces souvenirs se dansent si on en juge par le public installé au balcon de la salle vendredi soir qui était nettement moins timide que celui du parterre pour crier, danser, lever les bras en l'air ou taper dans les mains. Ceux-là ont parfaitement saisi la nature de ce divertissement fort bien mené.

On redonne vie à plus de 100 chansons pendant la soirée. Tout ça sans le recours à des bandes préenregistrées. C'est dire comment les quatre musiciens sur scène et les quatre interprètes aux micros se démènent. Cela dit, oui, on utilise des bandes mais simplement pour quelques courts commentaires de narration.

Forcément, dans pareille formule, il faut faire abstraction des interprétations originales. Dans certains cas, pour nos artistes préférés, on regrette leur timbre ou leurs inflexions de voix mais force est d'admettre que Renee Wilkin, Phillippe Berghella, Yvan Pedneault et Pascal Dufour font un excellent travail. Ils demeurent soucieux de redonner quelque chose de l'artiste original tout en demeurant fidèles à leur propre voix. Renee Wilkin est particulièrement impressionnante surtout dans le haut de son registre mais chacun trouve à se mettre en valeur dans l'une ou l'autre des chansons au programme. 

Pour ce qui est des arrangements, on ne peut rien reprocher au directeur musical Philippe Turcotte. Là encore, il a été contraint de travailler avec les ressources disponibles dont l'indéniable talent de ses musiciens, pour rendre des succès bien gravés dans la tête de tous. Ce n'est évidemment pas exactement le même son que les originaux, mais l'esprit est assurément là. Les réactions du public l'ont bien démontré lors de la première puisqu'à maintes reprises, on a entendu les gens siffler ou applaudir aux toutes premières notes d'une chanson.

L'enrobage du spectacle est très réussi. Les éclairages sont spectaculaires à souhait et les projections sur non pas un mais bien cinq écrans géants disposés côte à côte en fond de scène sont très bien dosées. Très souvent, elles ne servent que de vague décor de fond alors que de temps en temps, des notes viennent ajouter un élément d'information sur telle ou telle chanson. 

La trouvaille, c'est que chacune des chansons est identifiée avec son interprète original et son année de sortie par l'image d'un disque 45 tours qui tourne dans le haut de l'écran du milieu dévoilant, dans la portion centrale du disque, les informations comme elles apparaissaient sur ces disques. Sympathique.

Le spectacle est constitué de pots-pourris sur différents thèmes qui sont parfois géographiques - on présente villes d'Angleterre ou régions du Royaume-Uni avec les artistes qui en sont issus - ou d'un autre ordre: les musiques des films de James Bond ou les studios Abbey Road, par exemple.

On regrette toujours l'absence de certaines chansons mais on est toujours heureux d'en retrouver d'autres: c'est la caractéristique des revues musicales. Pas de doute qu'on a fait un choix intéressant en évitant bien des clichés et des évidences mais il ne fait pas de doute que tout le monde va y trouver son compte.

C'est un divertissement estival qui va plaire à coup sûr si tant est qu'on apprécie ce genre de formule. Le spectacle sera présenté les vendredis et samedis jusqu'au 9 septembre.




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