Jonas clôt le Festival de l'Assomption

Le pari de confier à Jonas le soin... (Olivier Croteau)

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Le pari de confier à Jonas le soin de clore le Festival de l'Assomption semble avoir été gagné par les organisateurs si on en juge par la foule nombreuse et sa réaction enthousiaste à la musique du chanteur.

Olivier Croteau

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Festival de l'Assomption a pris fin mardi soir au son de la voix rauque et folk de Jonas, le rocker assagi pour la circonstance mais étonnant de pertinence.

Le chanteur est apparu quelques minutes en retard sur l'horaire qui avait fixé son entrée en scène pour 21 h 30. Le chanteur et son guitariste Corey Diabo ont gracieusement laissé aux très nombreux pèlerins le temps de quitter les jardins au rythme lent et méditatif de la traditionnelle procession au flambeau dans les jardins adjacents à l'espace réservé à la scène.

Les organisateurs du Festival de l'Assomption avaient bien spécifié au cours de la semaine dernière que leur événement connaîtrait une progression quotidienne culminant avec la fête de l'Assomption proprement dite, le 15 août. Ils avaient raison. La très impressionnante et, avouons-le, émouvante procession a réuni une foule très imposante dans une marche qui s'est longuement étirée dans les allées des jardins du Sanctuaire jusqu'à son point d'arrivée autour du lac et du grand feu qui y flambait. 

La cérémonie serait grandiose par le seul spectacle de ces milliers de flambeaux sillonnant les allées du parc mais elle est rendue plus impressionnante encore par la ferveur des prières des participants dans une atmosphère pourtant marquée par le recueillement. 

On aurait très bien pu imaginer Jonas intimidé par l'insolite responsabilité de succéder à pareille cérémonie. Pas du tout. Le chanteur est apparu, il est vrai, plus sage qu'on ne l'a déjà vu. Il portait un veston, déjà. Mais lui, un habitué des scènes rock les plus fiévreuses, est apparu parfaitement à son aise dans un registre presque aux antipodes. Du moins en apparence. 

Artiste de scène chevronné, il a su instiller une flamme à sa douce musique folk rock tout juste un peu rugueuse du fait de sa voix judicieusement granuleuse. On l'a senti respectueux de l'ambiance générale marquée par des restes de contemplation. Il a simplement et délicatement infusé à la soirée un certain air de fête de façon à ce que chacun quitte le festival en regrettant qu'il se termine.

«Très franchement, je n'ai jamais eu de doutes quant au choix de Jonas pour clore notre festival; je pense que les médias en ont eu plus que nous, de rigoler Jonathan Houle, coordonnateur de la culture et des événements au Sanctuaire. Je connaissais sa musique et je l'avais entendu dans cette formule à deux guitares acoustiques. On a même dû le convaincre de venir faire le spectacle ici en plein air parce qu'il ne le présente que dans de petits endroits fermés, habituellement. Finalement, on s'aperçoit que ça fonctionne très bien et que c'est parfaitement dans l'esprit qu'on voulait créer. C'est beau et les gens apprécient beaucoup.»

Le coordonnateur a refusé de s'aventurer à estimer la foule mais il n'avait pas de doute que c'était la plus grosse foule de l'édition 2017 de l'événement. «Avec la température qui a été incertaine mais qui a encore collaboré, c'est une réussite et même au-delà de mes attentes. Il y a aussi une mixité dans l'âge des spectateurs qui est réjouissante: on voit des jeunes aussi bien que des gens plus âgés ensemble pour célébrer l'assomption de Marie.»

Par ses propos, il faisait écho au recteur du Sanctuaire, Pierre-Olivier Tremblay, dont le visage souriant témoignait de sa satisfaction. «C'est une soirée extraordinaire. On a eu un exemple de ce que nous cherchons à faire ici: un lieu qui nous inspire, qui nous fait du bien, qui nous rassemble de tous les horizons. On porte une lumière, on avance et ça fait du bien. On est vraiment dans une progression et depuis un an et demi que je suis ici, on apprend sur plein de choses comme la sécurité, les communications, etc. La dimension spirituelle a été bien appréciée. Je trouve qu'on est tout à fait cohérent avec notre signature, ce qu'on veut être et en même temps, on se permet des petits coups plus audacieux comme le spectacle de Jonas et c'est magnifique.»




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